// Ceci est un article invité, proposé par Olivier Morel, auteur et fondateur de publiersonlivre.fr, site
dédié à l’auto-édition et à la promotion de livres. //

Je côtoie des dizaines d’auteurs au quotidien. Tous cherchent à promouvoir leur livre et avoir plus de lecteurs. J’essaye de les aider du mieux possible. Et par-dessus tout, j’aime que ceux qui réussissent et partagent leurs bonnes pratiques.

C’est ce qu’a fait Valentin dans cet interview.

A mon tour, je voudrais apporter ma pierre à l’édifice, ajouter des informations utiles à ceux qui souhaiteraient publier leur livre, et avoir des lecteurs, en nombre.

Le positionnement du livre et de l’auteur

Le premier pilier de l’auteur à succès, c’est le positionnement de son livre et de l’auteur lui-même.

Sur ce sujet, pas de tabous, un livre est un produit, qu’il s’agit de proposer à ceux qui ont le plus de chances possibles de devenirs des lecteurs. En la matière, il faut être efficace.

Le positionnement, c’est : pour qui j’écris ? Quelles sont les caractéristiques de mon livre ? Quel est le bénéfice à la lecture ?

Et cela est valable pour les livres de fiction autant que la non-fiction, pour laquelle cela semble plus évident.

A ce titre, le prix du livre de Valentin est particulièrement intéressant : 4 € en e-book et 11,5 € en format papier. On est bien loin des prix des éditeurs traditionnels, qui positionneraient le même livre à 8 € en e-book et 20 € en papier. C’est garanti.

L’auteur indépendant doit rester modeste, et accepter que le livre d’un auteur ayant moins de notoriété, soit positionné moins cher.

Je vois trop d’auteur se plaindre de leurs ventes, alors que le prix est de 18 ou 19 € …

Le positionnement doit aussi se retrouver dans la couverture. Le genre littéraire, l’atmosphère, les émotions (ou les bénéfices en non-fiction) doivent apparaître clairement et au premier coup d’œil.

 

La crédibilité de l’auteur

Le deuxième pilier de l’auteur à succès, c’est la crédibilité.

Être crédible, c’est rassurer, donner confiance.

Pourquoi les gens achèteraient-ils mon livre ? Pourquoi moi et pas un autre ? Suis-je rassurant ?

Valentin le dit lui-même : « J’ai rapidement compris qu’il fallait que j’ajoute de la crédibilité à mon ouvrage. »

La crédibilité passe par plusieurs points. De manière non-exhaustive :

  • Construire une communauté : tout comme chacun préfère aller dans les restaurants où il y a déjà du monde, les lecteurs préfèrent lire « ce dont on parle ».

    Cette influence sociale est réplicable par tout auteur qui s’en donne les moyens. La communauté, les « early-adopters », c’est le ciment de la promotion. C’est un socle dur, sur lequel s’appuyer. Chaque personne de la communauté peut être relais.

  • Pousser la co-promotion : rien de tel que d’être recommandé par un autre auteur, quelle que soit sa notoriété. La co-promotion, c’est lorsqu’un autre auteur parle de vous ou de votre livre, sur ses réseaux sociaux ou ses moyens de communication. Un auteur très connu : un boost de notoriété. Un auteur peu connu : une mise en relation avec une autre communauté, petite mais bien définie.
  • Augmenter son nombre de commentaires : « Ensuite, dès qu’une personne me contactait après la lecture de mon livre, je lui demandais de me laisser un commentaire » me dit Valentin. Bravo. Les commentaires sont un excellent argument de vente et il faut les solliciter. Bien sûr, on ne triche pas avec de faux commentaires sur de faux comptes. Amazon voit tout, et black-liste les comptes et parfois le livre.

 

Réussir avec les influenceurs et les blogueurs

Les influenceurs et les blogueurs critiques de livres sont un sujet délicat. Ils disposent de peu de temps et ont beaucoup de sollicitations.

Pour réussir et décrocher des articles ou des mentions dans les réseaux sociaux, il faut s’y prendre correctement :

  • On ne contacte pas un blogueur ou un influenceur de but en blanc, en lui demandant de parler de son livre.
  • A l’inverse, on lit les articles et on se renseigne sur chaque personne. On se renseigne en amont, idéalement avant la sortie de son livre. Puis on démarre une relation, en échangeant sur un sujet précis, cher à cet influenceur, on dialogue, de manière désintéressée.
  • Eventuellement, on s’appelle, on rend service, on se déplace à un évènement, à un salon pour rencontrer la personne (oui, oui).
  • Lorsque la relation est suffisamment bien ancrée, on peut amener son projet de livre, parler de la thématique.
  • Si la relation est bonne, la proposition de coup de pouce de la part du blogueur viendra d’elle-même.

A long terme, cette démarche a beaucoup plus de poids et de portée qu’une approche opportuniste et ponctuelle.

 

Valentin, si j’étais-toi 😄

> Je publierais un autre livre, sur une thématique connexe. Le meilleur moyen de vendre son premier livre, c’est d’entretenir en vendant un deuxième ! 
(Valentin : Cela tombe bien ! Je travaille justement sur mon deuxième)

> Je diffuserais mon livre sur les autres librairies en ligne, au moins au format ebook (fnac.com, Google Play, iBooks …). D’autres lecteurs se trouvent sur ces plateformes. Les auteurs que je côtoie augmentent leurs vente de 10 à 30 % sur ces plateformes.

> Je tirerais le concept sur d’autres formats : livre audio, conférences, webinars. La force d’un auteur non-fiction est d’avoir un contenu, un actif, qu’il peut valoriser sous d’autres formes. C’est vraiment une chance.

> J’ajouterais des bonus à mon livre, en proposant au lecteur de télécharger le bonus (un contenu premium, une vidéo …) en échange de son e-mail. Peut-être l’as-tu fait depuis, mais cela reste une bonne pratique. Collecter les e-mails de ces lecteurs permet de garder le contact, et d’envisager d’autres choses pour l’avenir.

 

 

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