Company of one paul jarvis

Je suis le blog de Paul Jarvis depuis pas mal de temps. Il fait partie des auteurs et blogueurs que je regarde avec beaucoup d’attention.

Il gagne sa vie selon le modèle qui se rapproche le plus de la théorie des 1 000 vrais fans de Kevin Kelly, que j’évoque souvent. Au fil des années, il s’est construit une audience fidèle de lecteurs qui apprécient son travail. Dès qu’il sort un produit (ce livre par exemple), l’audience qu’il s’est constituée le soutient et l’achète sans hésiter. Cela lui permet de vivre de son travail, en totale indépendance.

Je fais partie de ce groupe de lecteurs fidèles ; lorsque j’ai vu qu’il sortait un livre, “Company of One“, je l’ai acheté sans hésiter.

Cela tombe bien, le thème du livre porte justement sur les créateurs et les entreprises qui font le choix de ne pas croître coûte que coûte.

En partant de son exemple personnel, il raconte ces entreprises qui questionnent la pensée populaire (notamment dans le milieu des startups) qui veut qu’une entreprise doit absolument croître très vite.

La croissance à outrance est justement le facteur numéro 1 qui précipite une entreprise à sa chute. Elle est synonyme de stress intense pour les fondateurs et les équipes, de décisions qui se prennent au détriment de l’intérêt des clients, d’une vision extrêmement court-termiste du business et d’infrastructures qui se complexifient sans fin.

Jarvis présente un autre modèle, dans lequel l’entreprise est rentable dès le premier jour, maîtrise sa croissance et s’arrête quand elle atteint la taille optimale. Il appelle ces entreprises des “Company of One”.

“For companies of one, the question is always what can I do to make my business better ?, instead of what can I do to make my business larger ?” – Paul Jarvis

Opérer comme une “Company of one” est non seulement une manière plus saine de considérer son activité, c’est également une voie beaucoup plus résiliente et durable. La flexibilité et la capacité d’adaptation y sont beaucoup plus importantes. Comme elles sont profitables dès le premier jour, elles ne dépendent de personne et n’ont aucun compte à rendre à des investisseurs externes.

Elles peuvent se permettre d’investir durablement sur le long terme, de prendre le temps de créer une identité de marque forte et de devenir excellentes dans leur niche de compétence. Là où les entreprises classiques résonnent en trimestres, les “Companies one One” résonnent en décennies. 

“I just focus on maximizing work in a way that works for me, which can sometimes mean doing less. Work can be done at a pace that suits my sanity rather than one that supports costly overhead, expenses, or salaries.” – Paul Jarvis

“Business success does not lie in growing something quickly and massively, but rather in building something that’s both remarkable and resilient over the long term” – Paul Jarvis

J’aime beaucoup l’approche qu’il défend. “Company of One” est un livre que je recommande fortement (même s’il aurait facilement pu faire 100 pages de moins).


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker
19- Turning Pro – Steven Pressfield