📍 Je viens de sortir une version rééditée de mon livre, “Devenir Remarquable à l’ère du Numérique“. Au programme, des parties mises à jour, certains passages revus, une préface signée Alexandre Dana et une nouvelle couverture. 📍


 

L’un des avantages de faire une école de commerce, c’est de se confronter au monde de l’entreprise.

Je venais d’une classe Prépa et je n’avais fait aucun stage dans ma vie. Ma seule expérience en entreprise se résumait à un job d’été d’un mois, en tant que guichetier d’une banque.

En école de commerce, il faut faire un stage tous les ans. Avec en plus, une année de césure qui offre la possibilité de travailler en entreprise pendant une année complète. C’est ce que j’ai fait.

Je me suis retrouvé à faire un stage de 10 mois, dans une grande banque nationale.

Sur le papier, c’était assez confortable. Je n’avais pas tellement de pression.

Au début, je faisais de mon mieux pour m’intégrer. Je faisais ce qu’on me demandait en temps et en heure et je me conformais à ce qu’on attendait de moi.

Ce n’était pas déplaisant. J’avais un cadre de travail plaisant et des collègues sympathiques.

Je ne connaissais pas grand à la comptabilité et à la finance d’entreprise. Ce stage m’a permis d’apprendre beaucoup de choses dans ce domaine, rapidement.

Mais à mesure que les mois passaient, je sentais de plus en plus que je n’étais pas à ma place. J’avais l’impression de perdre toute passion dans ce que je faisais et de me ramollir. J’avais l’impression désagréable d’avoir peu d’énergie dans mes journées.

Je voyais que tous ceux qui travaillaient autour de moi, qui étaient là depuis plusieurs années, avaient également perdu toute forme de passion et de rêve.

Plus j’avançais et plus je me rendais compte que les gens étaient là par défaut. 

J’avais des collègues qui traînaient leur spleen et répétaient tous les jour vouloir partir.

Cette expérience m’a marquée

Moi, j’avais 22 / 23 ans et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie. J’avais pris ce stage par hasard, attiré par le “prestige” d’une grande entreprise.

Cette expérience m’a marquée. Encore une fois, ce n’était pas désagréable et j’ai appris des choses.

Mais j’avais l’impression d’éteindre une flamme qui était en moi.

Alors je me suis promis de ne pas subir ça toute ma vie. De ne jamais me retrouver dans la même situation que mes collègues de l’époque. De faire le moins de choix par défaut possible. 

Plus jeunes, nombreux s’étaient dit “je fais ce job seulement quelques années, avant de trouver quelque chose qui me plaît réellement. Cela va me faire une bonne expérience et un joli nom sur mon CV“.

15 ans plus tard, ils étaient toujours là. Comme s’ils avaient été pris au piège de la vie et des crédits à rembourser.

Tout va très vite et on s’engage rapidement. Plus on avance et plus le changement est difficile.

C’était sûrement naïf de ma part, mais j’avais peur de me faire piéger dans un tourbillon similaire, qui nous fait traverser l’expérience comme des fantômes et mener des existences sans saveur.

Ce stage a été un déclic.

Je ne sais rien faire de mes mains.

Même si je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, ce stage a agi comme un réveil pour moi. C’était une mise en garde.

Fais attention aux choix que tu fais.

J’ai pris conscience que l’on passe la majorité de notre vie au travail et que c’est essentiel de s’y épanouir.

Cela peut paraître bateau et cliché, mais à l’époque ça ne l’était pas pour moi.

Cette réflexion a été le point de départ d’une transformation que j’ai menée sur moi-même et de nombreux questionnements.

Mais j’ai également pris conscience d’autre chose, d’encore plus important.

J’avais beau être ambitieux et vouloir me construire la vie que je voulais, je n’avais aucun “avantage compétitif” sur lequel construire. Je n’avais pas grand chose pour légitimer cette ambition.

Malgré mon cursus en école de commerce, je n’avais pas l’impression de posséder de compétences concrètes, qui allaient me servir.

C’est bien de vouloir faire plein de choses, mais encore faut-il en avoir la capacité. Ce n’était pas mon cas.

Je me suis alors demandé : “quelle est la première chose que je peux faire maintenant, pour me construire un avantage ?”

À partir de ce moment, j’ai commencé à lire énormément et à me former en ligne sur plein de sujets.

Je rentrais chez moi le soir sur-motivé à l’idée de progresser et de devenir meilleur. Mes soirées étaient trop courtes, je voulais rester éveillé toute la nuit.

C’est à ce moment que j’ai commencé à écrire. 

D’abord pour retenir ce que je lisais. Je m’étais fixé un défi de lire un livre par semainemais au bout de deux semaines, j’avais déjà tout oublié.

À l’aventure !

Je suis entré dans une démarche d’exploration. Je n’avais pas de but ni d’objectif particulier. Je voulais simplement me découvrir moi-même et d’apprendre à mieux me connaître.

“Quelles sont mes aspirations ? Mes forces ? Mes faiblesses ? Les choses que j’aime faire ?”

Je me suis posé toutes ces questions que l’on ne se pose jamais.

Grâce à la lecture et à mes premiers apprentissages, j’ai commencé à poser les pierres de ma “transformation”.

J’ai rapidement pris goût à tout cela. J’ai pris conscience, que l’on pouvait tout faire.

Je voyais de plus en plus de personnes qui s’inventaient des modes de vies nouveaux, qui correspondent à qui ils sont, et qui n’auraient jamais été possibles il y a 15 ans. Grâce à Internet.

J’ai compris que les seules limites sont celles que l’on se fixe soi-même.

La contre-partie, c’est que tout ceci demande énormément de travail.

J’ai rapidement l’intuition qu’il faut que je me démarque des autres. Il faut que je dispose d’une valeur supplémentaire à apporter. 

Cette intuition me sert de carburant. Elle renforcé ma soif d’apprentissage et d’amélioration de moi-même.

Je suis alors parti faire un stage à l’étranger, dans un startup.

Cette fois, rien à voir avec mon expérience à la banque. J’ai apprécié et confirmé que je souhaitais évoluer dans cet univers. J’y ai retrouvé une soif d’apprendre et de progresser similaire à celle qui m’animait. J’y ai trouvé un environnement très ouvert, dans lequel tout va très vite.

Cela collait bien avec ce que je recherchais.

En parallèle de tout cela, j’ai eu la chance d’être entouré de plusieurs personnes qui se posaient les mêmes questions, avaient les mêmes ambitions et traversaient une période similaire à la mienne. Ces personnes ont joué un rôle très important dans mon développement.

De plus en plus, je sentais que mon objectif s’affinait.

je comprenais de mieux en mieux qui j’étais et où je voulais aller dans la vie. Je conservais un petit carnet, dans lequel je notais mes pensées et les idées qui m’importaient.

mon carnet de notes

Je prenais conscience du chemin à parcourir. C’était la première fois que cela m’arrivait.

J’ai compris que la manière de traverser ce chemin était de devenir remarquable. 

Devenir remarquable, c’est faire ce qui est rare et difficile. Car c’est précisément ce qui a de la valeur.

Écrire un livre

C’est toute cette démarche que j’ai eue, et qui dure depuis 3 ans (c’est un processus sans fin), que je raconte dans mon livre, “Devenir Remarquable à l’ère du numérique“.

J’ai souhaité écrire une synthèse des grandes idées qui m’ont marqué et qui ont profondément impacté la manière avec laquelle je vois le monde aujourd’hui. Celles qui me servent de boussoles en direction de mes objectifs.

La raison pour laquelle j’ai voulu écrire ce livre en premier lieu, était d’abord personnelle. Je voulais prendre le temps de mettre tout cela sur papier.

Ensuite, c’était pour partager mon expérience à tous ceux qui traversent des périodes similaires. Je sais qu’ils sont très nombreux, à différents stades de leur vie.

Certains sont comme le moi de l’époque, sur le point d’entrer dans la grande jungle du monde du travail. Ils ne savent pas quoi faire. Comme tout jeune de 25 ans, ils se posent des questions existentielles :

  • Qui suis-je ?
  • Quelle est ma place dans ce monde ?
  • Comment naviguer dans ce monde flou et incertain ?

Certains sont à d’autres moments de leur vie ; des phases de transition ou de transformation.

C’est de tout cela que je parle dans mon livre.

J’aime dire que j’ai écrit le livre que j’aurais aimé lire, au début de ma démarche d’exploration.

j’ai également eu envie d’ajouter des interviews de personnes que je trouve remarquables. Je voulais donner davantage de crédibilité à mon texte. 

Qui suis-je pour donner des conseils ? Quand j’ai écrit ce livre, je ressentais un syndrome de l’imposteur (il est encore présent, mais se dissipe).

Avec ces interviews, mon intention était d’apporter encore plus de valeur, de rendre mes propos plus concrets et de rendre ma démarche plus humble.

J’ai voulu raconter le parcours de personnes remarquables, en essayant d’en tirer des enseignements concrets, à la lumière des pages précédentes.

J’ai réédité ce livre au début de l’année 2019.

J’y ai ajouté une préface écrite par Alexandre Dana, CEO de LiveMentor, corrigé quelques passages et refait une belle couverture.

Le livre est disponible en version papier et ebook sur Amazon.

Devenir Remarquable à l'ère du numérique Valentin Decker

 

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