Pour le premier épisode de notre podcast, Inspiration Créative, que je co-anime avec Killian Talin, nous accueillons Julfou, alias Julien Josselin.

Julien est principalement connu pour sa chaîne Youtube et les 60 millions de vues qu’il y a accumulées. 

Il a fait partie des Suricates, de Golden Moustache et a lancé plusieurs formats inédits d’émissions, comme JAM. 

Julien est curieux et aime toucher à tout. Il est également auteur, scénariste et réalisateur. Il a publié une BD, TrousseBoy chez Glénat, monté un groupe de rock, et a même sorti un film, Les Dissociés, en avant-première au cinéma. 

Aujourd’hui, il anime une émission tous les lundis soir sur Twitch, Askip, et prépare une série pour 2020. 

Voici les leçons que je retiens de notre discussion.

1. Commencer par créer sans prétention

Julien a commencé à tourner autour d’une caméra très jeune. Enfant, il s’amuse à tourner des vidéos avec son père.

Il ne se soucie pas de la qualité de ses vidéos. Il suit ses envies et crée pour le plaisir, de manière innocente. 

Il ne rêve pas de paillette, ni même d’en faire un vrai métier. Il prend sa caméra de manière instinctive et s’amuse. 

Les années passent, Julien grandit, mais son intérêt pour la vidéo se poursuit. Cela fait plusieurs années qu’il en crée.

Julien n’abandonne pas en cours de route, il fait ce qui l’intéresse.

Il laisse le temps à ses compétences de se développer et à sa sensibilité de s’affiner. La qualité de ses vidéos s’améliore. 

À chaque nouvelle vidéo, il progresse.

Lorsqu’il arrive à l’âge adulte, Josselin a derrière plus d’une décennie de pratique, pendant laquelle il a pu expérimenter des choses et être mauvais sans complexe.

Pour devenir un bon artiste, il faut d’abord accepter d’en être un mauvais. 

Quand les planètes s’alignent et que des plateformes qui permettent à n’importe qui de partager ses vidéos au monde entier émergent, Josselin est prêt.

2. Ne pas se poser de question et être régulier

Quand on se lance dans la création, le piège est de vouloir faire quelque chose de très gros et de se comparer aux meilleurs, dès le départ. 

Commençons par des choses simples, à notre portée. 

Privilégions la régularité à la perfection. Construisons un environnement pour nous permettre de produire une nouvelle oeuvre chaque jour. 

Paradoxalement, le conseil que donne Julien est de ne pas trop réfléchir. D’être tellement occupé à créer au point de ne pas avoir le temps de se soucier du reste et de douter.

Plus on intellectualise et on rationalise ce que l’on fait, moins cela semble faire de sens. On laisse nos peurs prendre le dessus.

Quand on y pense, nos chances d’y arriver sont minimes. Vivre de ses créations est un luxe réservé à une infime partie de la population. Combien ont essayé avant nous ? Combien s’y sont cassés les dents ?

Il faut être un peu fou, ne serait-ce que pour penser que c’est possible. Que l’on possède nos chances.

Il faut être obsessionnel pour ne pas abandonner. Avoir la force de caractère et la détermination nécessaire pour inventer son mode de vie. Pour créer des choses qui vont avoir un impact.

Si c’est ce que l’on souhaite, il n’y a qu’une chose à faire : mettre des oeillères et créer sans jamais s’arrêter.

C’est le meilleur moyen de ne pas laisser la Résistance nous abattre.

3. Faire des choses que l’on ne sait pas faire et repousser sa zone de confort

Repousser sa zone de confort.

Voilà une expression bien galvaudée, mais qui prend tout son sens avec le parcours de Julien.

Quand j’observe son parcours, je suis frappé par cette envie constante d’explorer de nouveaux territoires et de ne jamais se reposer.

Julien cherche sans cesse de nouveaux moyens pour pratiquer son art. 

Youtube est son premier terrain de jeu. Il s’est essayé à différents formats et a inventé les siens.

Il a lancé des mini-séries et prochainement une “vraie” série. Il a créé son format d’émission en direct sur Twitch. Il a réalisé et travaillé sur le scénario d’un film. Il a lancé un groupe de Rock.

Dès qu’il sait faire quelque chose, il passe à autre chose. Il passe à un niveau supérieur.

Il cherche la difficulté. Il se place volontairement dans des situations d’inconfort et se lance des défis pour lesquels il n’est pas 100% à l’aise. 

Je pense souvent à cette phrase de Steven Pressfield : “write the book you can’t write“. Julien en est un très bon exemple.

 

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