Je suis infiniment fier de vous présenter mon nouveau livre : Expédition Créative.

J’ai mis mes tripes dans ce livre et cet article. J’espère qu’il résonnera en vous et qu’il vous aidera.

Voici le pitch, en quelques lignes :

“Ce livre a pour mission d’accompagner ceux qui montent des projets créatifs de toute sorte (écriture, vidéos, art, podcasts, entreprise, etc), dans leur expédition. Je l’ai pensé comme le livre de chevet qui les accompagne à chaque moment de leur voyage. 

Souvent, la plus grande difficulté n’est pas d’avoir une idée originale ou d’être meilleur que la concurrence.

Le défi se situe au niveau de la lutte interne que mènent les créatifs. Par-delà les différences de leurs projets, tous les créateurs affrontent le même ennemi : eux-mêmes. Ils sont en proie à de nombreux pièges qui conspirent pour les faire abandonner en chemin : la solitude, la difficulté du processus, la lutte contre leurs propres démons, la peur des critiques, le syndrome de l’imposteur, etc.

Pour traverser cette expédition avec succès, il faut s’armer de bons réflexes et de la bonne approche mentale. Ce livre est votre compagnon dans cette aventure. La boussole qui vous guide sur le chemin et qui vous rappelle à la raison quand c’est nécessaire.”

J’ai commencé à travailler dessus au début de l’année 2019.

C’est à partir du mois de février que je m’y suis mis sérieusement ; l’idée que je voulais développer et le plan que je voulais suivre sont arrivés à maturité. 

Je me suis engagé vis-à-vis de moi-même d’y dédier toute mon énergie sur les 6 à 10 prochains mois.

Le 23 octobre 2019, jour de sa sortie, j’ai eu l’occasion de le présenter devant une cinquantaine de créateurs, lors d’une soirée de lancement. 

soirée de lancement expédition créative


Voici la genèse de ce projet. 

 

1- Alimenter son fumier d’idées

Mes recherches pour ce livre ont commencé en trame de fond de ma vie, il y a plus de 6 ans. 

En 2013, je suis entré en école de commerce. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais y faire, ni même du domaine dans lequel je souhaitais évoluer plus tard. Je sortais de deux années en classe préparatoire ; je n’avais fait aucun stage et je ne possédais aucune expérience dans le monde professionnel.

Le choix de faire une école de commerce était le fruit du hasard. C’était un moyen de ne pas faire de choix et de me laisser un maximum de portes ouvertes. 

J’avais une seule certitude. Ou plutôt, une intuition, une envie profonde.

J’aimais créer des choses.

J’adorais passer du temps seul dans ma chambre pour imaginer et donner vie à des concepts. 

Plus jeune, j’aimais dessiner. J’ai le souvenir d’une petite bande-dessinée que j’avais créé et que je montrais à mon professeur d’arts plastiques, au collège.

J’ai toujours senti qu’une fibre entrepreneuriale était en moi. 

Mais je n’avais pas vraiment de référentiel. Ce n’est pas une sensibilité que l’on développe à l’école. 

Je ne savais pas comment m’y prendre. Je n’avais aucune compétence en Marketing. Dans mon entourage, personne ne développait de projet sur Internet. 

J’avais une envie. Mais je ne savais pas comment m’y prendre.

En école de commerce, cette envie s’est développée. J’avais du temps. Après deux années intensives en prépa, j’avais besoin de retrouver une forme de stimulation intellectuelle.

Alors j’ai continué à développer des projets.

Avec des amis, j’ai créé un blog sur le foot, qui s’est transformé en application mobile, puis en podcast.

 

projet blog foot


J’ai essayé de créer une marque de tee-shirts.

 

projet marque tee shirt


J’étais Président d’une association de débat de mon école.

 

projet asso débat


J’ai essayé de créer une “startup” de location de bureaux dans des conteneurs avec Alexis Minchella.

 

projet conteneur alexis


Et j’en passe.

Un an avant la fin de mon école de commerce, je me suis retrouvé à faire un stage de 10 mois dans une banque. 

Je m’ennuyais. Quand je repense à tous les projets que j’ai “développés”, c’était une évidence que cela n’allait pas me convenir. 

C’était pas une expérience terrible. Mais mon âme de créateur mourait à petit feu.

C’est à ce moment que j’ai commencé à écrire. Je résumais les livres que je trouvais fascinants. Je cherchais des réponses à mes questions.

Je commençais à développer une compétence concrète, l’écriture, sur laquelle j’allais pouvoir m’appuyer plus tard. 

Le point commun de tous les projets dont je viens de vous parler, c’est qu’ils n’allaient nulle part.

J’étais excité et enthousiaste. Mais cela retombait au bout de quelques semaines. Une autre idée plus brillante m’attirait. Je n’allais jamais au bout.

Avec l’écriture, c’était différent. 

J’étais animé par un sentiment nouveau. Plus fort. Une frustration qui s’était accumulée et qui n’attendait que d’exploser. 

Ce cheminement m’a poussé à publier mon premier livre, “Devenir Remarquable à l’ère du numérique”, en décembre 2017.

C’était un accomplissement incroyable. Pour la première fois, j’ai mené un projet complexe de bout en bout. Je ne me suis pas laissé distraire et je suis resté discipliné. 

Bien après la sortie du livre, j’ai continué à écrire et à en parler.

Je termine mes études fin novembre 2017. En décembre 2017, j’entre les deux pieds dans le monde du travail et je rejoins LiveMentor

À ce moment de ma vie et de ma courbe d’apprentissage, LiveMentor est l’opportunité parfaite. J’évolue dans un environnement où tout va très vite. Je côtoie des gens passionnés par leur travail, comme moi. Je suis au contact d’entrepreneurs tous les jours. J’apprends énormément de choses sur le fonctionnement d’une startup, d’un département marketing et sur ce que je fais : le Copywriting.

Je continue d’écrire en parallèle.

C’est plus dur. J’ai moins de temps et d’énergie, mais je ne m’arrête pas pour autant. 

Au bout de quelques mois de travail, je commence à prendre le rythme et je trouve un équilibre pour avancer sur les projets que je mène sur mon temps libre. 

Début 2018, j’ai une vague idée pour un second livre. Mais je ne suis pas prêt à remettre mon bleu de chauffe. J’ai besoin de me laisser encore un peu de temps.

À l’été 2018, je me mets en tête de réenclencher sérieusement la machine. J’écris des longs articles sur des auteurs que j’aime bien : Ryan Holiday, Seth Godin, Nicolas Cole et Tim Urban.

J’aime toujours autant écrire. Je veux entretenir cette dynamique ultra positive qu’est de créer chaque jour quelque chose de nouveau. J’ai vendu plusieurs centaines de mon premier livre et obtenu d’innombrables retours de la part de lecteurs. C’est incroyable.

Je tiens quelque chose. Je dois continuer à creuser. Je dois persévérer. Je dois continuer à développer mon audience.

Mais je traverse une période de doute. Je me pose mille questions. Je ne sais pas comment continuer. Je ne sais pas dans quel projet investir mon temps et mon énergie. J’ai l’impression de ne pas être assez bon. D’être prétentieux. De pisser dans un violon.

Nous sommes en octobre 2018. Je pars 10 jours à New-York, en vacances.

Dans une librairie, je tombe sur “La Guerre de l’Art” de Steven Pressfield. On me l’avait recommandé à plusieurs reprises mais je ne l’avais jamais lu. C’était l’occasion.

 

la guerre de l'art steven pressfield


Ce livre joue un rôle de déclic. Il met des mots sur ce que je ressens. Il m’aide à comprendre la phase que je traverse et les blocages que j’ai du mal à cerner.

En tant que créateur, on ressent une tension permanente, presque schizophrénique. 

D’un côté, on a profondément envie de créer des choses. C’est ce qui nous rend heureux et nous fait nous épanouir.

De l’autre, on ressent une sensation d’inconfort et de souffrance à chaque fois que l’on crée. Pressfield me le donne en mille, cette tension a un nom : La Résistance. Il me la présente sous toutes ses formes.

Ce livre est libérateur. Il me fait prendre conscience que je ne suis pas seul dans ce voyage. Que je suis normal. Que je suis sur la bonne voie.

C’est le signe que j’attendais.

Les choses se mettent en place dans ma tête. 

Progressivement, mon idée de second livre se précise. 

Tolkien parle de “fumier d’idées” pour désigner toutes ces pensées, aux premiers abords inutiles, mais qui prennent racine, qui se décomposent et qui se transforment en engrais, au fil du temps et des expériences

“One writes such a story not out of the leaves of trees still to be observed, nor by means of botany and soil-science; but it grows like a seed in the dark out of the leaf-mould of the mind: out of all that has been seen of thought or read, that as long ago been forgotten”.

C’est exactement ce qu’il se passe.

Nous arrivons en février 2019, je me lance dans l’écriture du livre que je vous présente aujourd’hui. 

2. Accompagner les créateurs dans leur expédition personnelle

Développer un projet créatif, qu’il s’agisse d’écriture, de musique, de vidéo, de la création d’une entreprise ou de toute forme de pratique artisanale, procure un sentiment fantastique. 

Cela génère une sensation unique, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Mais le processus créatif n’est pas sans douleur ni inconfort. La naissance se passe toujours dans le sang et la sueur. 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, notre ennemi n’est pas la concurrence ou le marché. L’enjeu n’est pas non plus de trouver une idée révolutionnaire ou de suivre sa passion.

La lutte se fait contre soi-même. En tant que créateur, on doit se battre contre nos propres démons. Prendre les armes et lutter contre la Résistance : toutes ces choses qui veulent nous dissuader de créer. 

Dans La Guerre de l’Art, Pressfield a une phrase extrêmement forte à ce sujet : le plus dur n’est pas de faire claquer ses doigts contre son clavier, mais de faire le chemin jusqu’à son bureau pour écrire

La voici, la vraie difficulté. 

C’est à ce moment que la Résistance nous dit qu’on a mieux à faire.

Qu’on serait mieux dehors, à faire autre chose.

La Résistance touche tout le monde. Tous les plus grands créateurs en parlent et la ressentent au plus profond d’eux-mêmes. 

Ils éprouvent tous cette dualité : “j’adore ce que je fais, mais je souffre / je doute / j’ai peur en le faisant.”

Écrire représente qui nous sommes. Faire de la musique constitue notre identité. Créer des vidéos nous motive à nous lever le matin.

Mais c’est un combat quotidien pour dompter ses démons.

Les meilleurs créateurs prennent la Résistance très au sérieux. Leur remède : se comporter comme des professionnels.

Ils ont fait de leur discipline leur priorité. 

Ils sont suffisamment forts pour repousser leur besoin de gratification instantanée. Ne pas scroller sans fin leur fil Instagram et se couper du monde, pour créer et investir dans eux-mêmes. 

Ils savent que rien ne vient sans sacrifice. Que tout qu’ils souhaitent se trouve de l’autre côté de la peur. 

La courbe d’un projet

Avant de se lancer dans un projet, on imagine que notre voyage va ressembler à cela :

courbe revée projet créatif

Quand on regarde les créateurs à succès, on imagine qu’ils ont connu un beau chemin linéaire. 

Quelques accrocs en chemin, mais une ascension régulière vers la maîtrise de leur art et le succès.

On se dit qu’ils ont du talent ou de la chance. Que pour arriver à leur niveau il faut être fou ou avoir des contacts. 

À l’inverse, notre courbe personnelle ne ressemble en rien en cela. Elle est chaotique. Jonchée par les embûches. 

Une fois l’excitation des débuts passée, tout change.

On se compare. On complexe. On doute. On a peur de ne pas être à la hauteur. De se faire critiquer. On se dit qu’on ne possède pas assez de talent. Qu’on a pas “ce qu’il faut”. Que notre ambition est utopique.

Le problème, c’est que l’on observe uniquement la fin de la courbe des artistes à succès. 

On ne voit pas les galères qu’ils ont vécues et qu’ils vivent encore. On vante leur succès, sans parler des sacrifices et des innombrables heures passées seuls, à créer des choses d’une qualité moyenne.

On ne voit pas leur décennie solitaire : ces années pendant lesquelles ils développaient leurs compétences et plantaient des graines, dans l’ombre.

Certains sont très talentueux, c’est indéniable. Mais c’est surtout des gens qui combattent la Résistance tous les matins. Ce sont des professionnels qui se présentent sur le ring tous les matins. 

Le travail et la détermination battent le travail à tous les coups. 

En réalité, le voyage de tout créateur ressemble plutôt à cela :

 

réalité courbe projet

Le but de mon nouveau livre, Expédition créative, est de vous accompagner à chaque étape de votre voyage :

  • La préparation : les bons mécanismes de pensées à adopter avant de se lancer dans le projet
  • La mise en mouvement : fini le temps des idées et de la réflexion. On se met dans l’action le plus vite possible
  • Le combat silencieux : on est dans le projet depuis plusieurs mois. C’est difficile, solitaire et ingrat. Il faut continuer à avancer et déblayer centimètre après centimètre
  • Le bout du tunnel : on donne vie à son projet et on accepte que son sort ne se trouve plus entre nos mains

 

Mon objectif est de vous indiquer les pièges à éviter et les raccourcis à emprunter. 

Ce livre se base sur mes expériences personnelles, mes discussions avec plusieurs centaines de créateurs et les milliers d’heures de lecture et de recherche que j’ai accumulées. 

J’en suis infiniment fier. 

Je suis animé par la même envie : écrire le livre que j’aurais aimé lire. Et dans ce cas, aider les créateurs qui aimeraient s’embarquer dans leur expédition créative personnelle.

J’espère qu’il vous plaira. J’y ai mis tout ce que je pouvais.

Si vous lui donnez une chance, j’adorerais avoir votre retour dessus !

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