Notre plus grand ennemi en tant que créateur ne se trouve pas dans la concurrence ou notre marché.

Il se trouve en nous-même, et se manifeste sous la forme du doute.

Ce sentiment sabote nos projets et nous fait constamment nous remettre en cause. Il nous pousse au perfectionnisme et à la prudence. Il nous pousse à repousser au lendemain et à temporiser en attendant je-ne-sais-quoi.

– “Mais pourquoi est-ce que je m’entête à faire ça ? Je ne suis pas bon et je n’intéresse personne.

– “Tout le monde va détester ce que je fais. Je ferai mieux de ne pas le monter et de ne pas me mettre en danger.”

Heureusement, le doute n’est pas uniquement une force destructrice.

Il fait partie intégrante du processus créatif. Il nous pousse à nous améliorer sans cesse et à nous dépasser.

L’arrogant est sûr de lui-même et de ses convictions. Il n’apprend plus, car il ne se remet pas en question. Il pense déjà tout savoir.

Celui qui doute sait qu’il lui reste énormément de chose à apprendre. C’est le moteur qui le pousse à ne jamais se reposer sur ses lauriers et toujours essayer de faire mieux que la veille.

Les créateurs à succès sont ceux qui persévèrent malgré le doute. Ils ne se laissent pas submerger par celui-ci.

Ils écoutent attentivement cette petite voix intérieure qu’est le doute et prennent des notes. Mais ils savent également la mettre en sourdine quand il s’agit d’avancer et de faire ce qu’il faut faire.

C’est un équilibre subtil à trouver. L’une des bonnes manières pour l’atteindre est d’écouter les meilleurs artistes et entrepreneurs de leur domaine. Même après les plus grands succès, ils doutent toujours de leur art et de leur capacité à reproduire cette réussite.

L’auteur Américain John Steinbeck, vainqueur du prix Pulitzer en 1940, écrit dans son journal en 1938 : “je ne suis pas un écrivain. J’ai été idiot envers moi-même et les autres. Je suis assailli par ma propre ignorance et mon absence de compétences … Parfois, j’ai l’impression d’écrire quelque chose de bien, mais quand je finis d’écrire, je me dis que c’est médiocre.”

Je pourrais remplir un livre entier d’exemples comme celui-ci.

Pourquoi devrait-il en être autrement pour nous ?

Nous ne sommes qu’au début de notre expédition créative. Notre travail a encore besoin de gagner en maturité. Acceptons le doute comme faisant partie de l’aventure et ne le laissons pas tuer nos créations.

 



Cet article fait partie du nouveau livre que je suis en train d’écrire en public. Laissez moi votre email pour ne rien manquer et découvrez les détails du projet sur cette page.

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