La plupart des gens connaissent Winston Churchill comme l’un des héros de la Seconde Guerre Mondiale. L’homme à la poigne de fer, qui a tenu tête à Hitler et qui a permis à la Grande Bretagne de résister aux assauts allemands.

Mais peu connaissent la vie de Churchill. Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate, il a déjà 65 ans et une tumultueuse carrière derrière lui.

Churchill se fait une place en politique entre les année 1895 et 1900, grâce aux nombreux articles qu’il écrit depuis le front des batailles que mène l’Empire Britannique, à Cuba, en Inde et en Afrique du Sud.

Rapidement, il occupe plusieurs postes de ministres au sein de l’administration Britannique, avant la Première Guerre Mondiale : Ministre du commerce, secrétaire de l’Intérieur ou encore Premier Lord de l’Amirauté.

Son bilan est mitigé, l’armée britannique subit une défaite importante lors de la bataille des Dardanelles ; Churchill n’est plus en odeur de sainteté au pays. Il est peu à peu mis de côté dans la vie politique.

En 1931, il est en complètement exilé et n’est même plus invité aux discussions importantes de son propre parti politique. Churchill est sur le déclin et est vu comme un homme politique dépassé.

Pour n’importe quel autre homme politique, cela aurait été la fin de sa carrière. L’homme était renié jusqu’à dans son propre camp.

Mais pendant toute sa vie politique, même ses longues années de traversée du désert, Churchill se construisait un avantage compétitif qui allait lui rester toute sa vie.

Churchill était un homme d’idées qui écrivait énormément. Il a publié des milliers de textes dans des livres, journaux et divers magazines. Il apparaissait régulièrement à la radio et donnait des conférences à travers le monde entier.

Malgré les tumultes de sa carrière politique, Churchill s’était construit une audience fidèle, qui le suivait et le trouvait pertinent. Même quand il était moins écouté dans son propre pays, il conservait des fidèles partout dans le reste du monde, notamment aux Etats-Unis.

Churchill fut l’un des premiers à alerter l’opinion sur le danger que représentait Hitler. Quand la menace s’est avérée, Churchill était celui qui avait vu venir le monstre.

Grâce à ses écrits et son audience fidèle de lecteurs, il n’a jamais réellement été écarté de la vie publique. Même s’il n’était plus dans le monde politique, il continuait à être influent. Il s’était construit la meilleure assurance tout risque, que l’on puisse imaginer.

Certes, l’exemple de Churchill est exceptionnel.

Mais on peut s’en inspirer à notre petite échelle.

Une audience de fidèles de notre travail est le meilleur avantage compétitif à long terme que l’on peut construire.

Elle nous soutiendra quoi qu’il arrive.

Elle peut nous sortir de moments difficiles.

Elle peut nous apporter des bénéfices insoupçonnés.

“En quelques années, je m’étais créé ce qui, à mon sentiment, représente pour un auteur la forme la plus précieuse du succès : une communauté, un groupe sûr de gens qui attendaient et achetaient chacun de mes nouveaux livres, qui me faisaient confiance. Ce cercle de fidèles lecteurs s’étendit peu à peu, de plus en plus. De tous les livres que je publiais, il se vendait le premier jour en Allemagne 20 000 exemplaires, avant même qu’une seule publicité eût paru dans les journaux. Parfois, je cherchais consciemment à esquiver le succès, mais il me suivait avec une obstination surprenante.”

Stefan Zweig

 



Cet article fait partie du nouveau livre que je suis en train d’écrire en public. Laissez moi votre email pour ne rien manquer et découvrez les détails du projet sur cette page.

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