[Mes Lectures #17] La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel

La Vingt-Cinquaine Rodolpe Dutel

La Vingt-Cinquaine” est un roman écrit par Rodolphe Dutel.

Ayant eu la chance de rencontrer Rodolphe il y a quelques mois, j’attendais la sortie de son livre avec impatience.

Je n’ai pas été déçu et j’ai dévoré le livre en 4 petits jours.

Rodolphe y raconte le parcours de Thomas qui vient de rejoindre Google, l’entreprise de ses rêves, pour son premier job. S’en suit une période de doutes et questionnements qui le pousse à démissionner et à traverser l’Atlantique sur un voilier.

La crise de quarantaine décrit “la période de doute que ressentent certaines personnes à la « moitié de leur vie », ayant pour résultat une sensation de passer de la jeunesse à la vieillesse“.

La crise de la vingt-cinquaine que dépeint Rodolphe dans son livre, pourrait se définir par le choc que ressentent les jeunes de cet âge, à leur entrée dans le monde du travail. Ils sont plein de rêves et d’espoir ; ils se heurtent à un monde impitoyable et pragmatique. 

Le livre se lit simplement, le style est direct et plaisant. Les aventures sont passionnantes et, à la lecture, je n’ai cessé de m’interroger sur la part de fiction et de réalité que contient le livre (Rodolphe, si tu passes par là…).

Un livre qui donne envie d’aventure.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky

[Mes lectures #16] The Messy Middle – Scott Belsky

the messy middle scott belsky

Scott Belsky est un entrepreneur américain, reconverti en investisseur. Il a fondé Behance qui a été racheté par Adobe en 2012, pour $150 Millions. Parmi ses investissement, on retrouve Uber, Pinterest ou encore Periscope.

Dans son dernier livre “The Messy Middle“, Belsky se sert de ces nombreux succès pour parler de ce qu’il appelle le “Messy Middle” : cette phase de la vie d’un projet qui se situe après l’excitation du lancement et avant le soulagement de fin.

C’est la partie la plus difficile de tout projet et celle dont on parle le moins.

On parle des sorties en bourse, des rachats et des levées de fonds, mais assez peu du chemin que doit emprunter l’entrepreneur pour arriver jusque là.

C’est dans le “Messy Middle” que tout se joue. On doit naviguer sa barque comme on peut, en pleine mer. On doit surmonter les obstacles, prendre les bonnes décisions au bon moment et faire des choix difficiles, pour se rapprocher de l’objectif final.

Le livre est découpé en de nombreux chapitres très courts, qui couvrent tous les sujets importants de la vie d’un projet :

  • Comment renforcer sa résistance ?
  • Comment optimiser son projet pour le long terme ?
  • Comment recruter et former une équipe ?
  • Comment créer un produit ?
  • Comment créer une culture d’entreprise forte ?
  • Comment planifier et prendre des bonnes décisions ?
  • Comment se construire un avantage compétitif durable ?
  • Comment approcher la dernière ligne droite ?

Belsky est très transparent sur son aventure et n’hésite pas à se flageller pour les erreurs commises.

Quelques citations que je retiens :

“Self-awareness starts with the realization that when you’re at a peak or in a valley, you’re not your greater self. When things are going well, ego gets the best of you. When times are tough, insecurities run rampant for everyone involved.”

 

“Self-awareness means being permeable. An undeniable theme among founders I’ve worked with is that the less defensive they are, the more potential they have.”

 

“Playing the long game requires moves that don’t map to traditional measures of productivity.”

 

“If we have a good quarter, it is because of the work we did 3, 4, 5 years ago, not the work we did in this quartier” (celle-ci est de Jeff Bezos).

 

“The best way to complain is to make things. When you find yourself frustrated or critical, channel that energy into persistent creation. If it’s not your job, pursue it anyway.”

 

“Creativity comes from unlikely juxtapositions.”

 

“There are 2 ways to build a network and source signal : growing surface area or going deep. In the beginning of your career, optimize for surface area. You’ll want to meet many people from all levels and angles of your industry and those ancillary to it.”

 

“Never assume that what worked before will work again.”

Un livre inspirant, que j’ai trouvé être dans la lignée de “The hard things about hard things” de Ben Horrowitz.

Comment lire un livre par semaine ?

Comment lire un livre par semaine ?

Lire un livre par semaine est l’un des meilleurs investissements en temps que l’on puisse faire au cours de sa vie.

Il n’y a pas vraiment de débat sur les vertus de la lecture et nombreux sont ceux qui aimeraient adopter une habitude similaire.

Mais lire un livre par semaine a l’air d’un énorme investissement en temps.

Comment s’y prendre ? Surtout quand notre rythme habituel de lecture ressemble plutôt à un livre tous les 6 mois.

Avec les bonnes méthodes, je suis convaincu que tout le monde peut le faire.

Je n’ai jamais été un grand lecteur pendant ma jeunesse et mes études. Je m’y suis mis assez tard et j’ai progressivement adopté cette routine. Cela a été le meilleur investissement que j’ai fait. 

Dans cet article, je vais vous expliquer comment vous y prendre.

Mais avant cela, laissez-moi vous rappeler pourquoi la lecture est fondamentale.

Pourquoi lire un livre par semaine ?

On répète souvent qu’il est très important de se spécialiser pour devenir très bon dans un domaine. C’est vrai.

Mais c’est tout aussi important de disposer d’un socle de connaissances générales, sur lesquelles vous pourrez ensuite vous appuyer et construire sereinement.

La lecture est le meilleur moyen d’acquérir cette base de culture, sur des sujets très variés.

Si vous vous hyper-spécialisez très tôt, vous prenez le risque de ne savoir faire qu’une seule chose, ce qui peut devenir problématique si cette chose disparaît ou perd en importance.

Être capable de raisonner sur plusieurs niveaux est très précieux, surtout dans un monde qui se complexifie autant.

La lecture est une énorme source d’inspiration. Quand on entreprend ou que l’on monte des projets, le chemin à suivre est loin d’être évident. Lire les parcours de personnes qui ont fait un voyage similaire est très éclairant. À ce titre, certaines biographies sont de véritables trésors : Benjamin Franklin, Warren Buffet, Phil Knight, Montaigne ou encore Winston Churchill. Elles rassurent. Elles nous montrent que les trajectoires suivies par ces personnes étaient loin d’être linéaires et sans encombres.

Lire, c’est s’exposer à de nouvelles idées et s’ouvrir l’esprit. À titre personnel, j’aime varier mes lectures et me diriger vers des livres qui n’ont rien à voir entre eux. C’est un excellent moyen pour devenir plus créatif et mixer des idées qui n’ont aucun rapport entre elles.

Creativity comes from unlikely juxtapositions” – Nicholas Negroponte

Pour bien écrire, il faut d’abord lire beaucoup. La mise en place d’une rigueur de lecture est certainement ce qui m’a le plus aidé à devenir copywriter. C’est ce qui me permet d’écrire des meilleurs articles de blog chaque semaine.

Enfin, et c’est non-négligeable, une fois qu’on l’a pleinement intégrée dans son quotidien, la lecture devient un vrai plaisir. Presque une addiction.

Venons-en à la question qui nous intéresse.

Comment lire un livre par semaine ?

1. Faire de la lecture une priorité

Quand on souhaite lire un livre par semaine, la première chose à faire est de construire un socle d’habitude durable dans le temps. Ce sont les fondations de tout ce qui va suivre.

Pour cela, vous devez placer la lecture très haut dans le classement des priorités de votre journée.

Je suis convaincu qu’il n’y a pas de questions de temps. Uniquement des questions de priorités.

Je n’ai pas le temps de lire” n’est pas un argument valable. C’est juste une excuse.

Certains arrivent à accomplir davantage de choses que d’autres. Pourtant, nous possédons tous le même nombre d’heures dans une journée. Je remarque d’ailleurs que plus une personne en fait, plus elle est capable d’en faire davantage. Et que moins elle en fait, moins elle dégage du temps pour faire.

Si on décide que la lecture est prioritaire, on lui accorde du temps et on lui trouve une place dans notre quotidien.

De manière mécanique, cela signifie que l’on va accorder moins d’importance et de temps à un autre élément. Il faut faire un sacrifice quelque part.

Cela est d’ailleurs valable peu importe ce que l’on souhaite faire. Nous avons peu de contrôle sur le nombre d’heures disponibles dans notre journée. Par contre, nous pouvons décider de la manière avec laquelle nous les utilisons. 

La question devient alors : Voulez-vous vraiment lire un livre par semaine ?

Si oui, on continue.

2. Découper la lecture et en faire une habitude quotidienne

Pour lire un livre par semaine, il y a deux grandes méthodes :

  • On peut le lire en un bloc de 4 ou 5 heures de suite, le week-end
  • On peut découper la lecture en petits morceaux, chaque jour

Je recommande la deuxième méthode. D’abord parce qu’elle est beaucoup plus simple à mettre en place (il m’est impossible de rester concentré 5 heures de suite sur quoi que ce soit), ensuite parce qu’elle permet de créer un socle de routine.

Pour lire un livre de 200 pages, il suffit de lire 30 pages par jour.

En fonction de votre vitesse de lecture, cela correspond à environ 45 – 60 minutes de lecture.

Si on décompose encore, c’est facilement atteignable en 3 sessions de 20 minutes de lecture. Une le matin, une le midi, une le soir.

C’est le rythme que j’essaie de tenir chaque jour :

  • Je lis 20 minutes dans le métro, en allant au travail
  • Je lis 30 minutes avant de me coucher le soir
  • J’essaie de me lever 20 minutes plus tôt le matin, pour lire (je n’y arrive pas toujours)
  • Je lis parfois 15 à 20 minutes, pendant la pause de midi

À la fin de la semaine, j’ai lu mon livre. En sachant que si je manque certains jours, je peux compenser le week-end en lisant un peu plus.

C’est à la portée de tout le monde.

3. Utiliser les moments creux d’une journée

Nous avons tous des moments de creux dans nos journées : temps de transports, attente en tout genre, pause du midi, etc.

Plutôt que de sortir machinalement son téléphone pour faire défiler les feeds infinis d’Instagram ou Facebook, utilisons ces moments pour creux pour sortir un livre. Toute occasion est bonne pour avancer de 5 ou 10 pages.

À la fin de la semaine, les pages et les minutes de lectures s’accumulent. Votre objectif sera accompli.

4. Comportez-vous comme un professionnel

Vous voulez être sérieux avec la lecture ? Comportez-vous comme un professionnel.

Ne traitez pas la lecture comme un loisir ou un passe-temps. Considérez cette activité comme faisant partie intégrante de votre job et de votre journée.

Soyez présent tous les jours, ne soyez pas en retard et ne vous trouvez pas d’excuse. Un professionnel fait le job, quoi qu’il se passe.

Imposez la lecture à votre environnement direct et n’attendez pas d’être “d’humeur à lire”. Ne soyez pas dépendant de conditions extérieures et ne vous laissez pas piéger par l’impression de flemme.

Au début, ce sera difficile. La Résistance vous empêchera de vous y mettre sérieusement et essaiera de vous distraire par tous les moyens. Faites-vous violence. Plus vous pratiquerez, plus cela sera facile. C’est comme à la salle de sport, sauf que c’est votre cerveau qui travaille.

Devenez un professionnel de la lecture.

5. Trouvez un compagnon de lecture

C’est beaucoup plus simple d’adopter une habitude quotidienne quand on a quelqu’un avec qui la partager. Votre environnement direct a énormément d’importance.

Entourez-vous de personnes qui partagent vos ambitions et vos objectifs de lecture.

Sur ce sujet, j’ai la chance de côtoyer régulièrement Alexis, Alexandre et Killian.

Discutez, partagez vos lectures et échangez-vous des livres. Cela vous forcera à vous dépasser et vous motivera quand vous aurez un peu moins envie de lire.

Créez une émulation et installez une petite “compétition” saine entre vous. Vous vous tirerez mutuellement vers le haut.  

Conclusion

Cela peut paraître exagéré mais la lecture est devenue une obsession pour moi. Il n’y a pas un jour où je ne lis pas. Quand cela arrive, je me couche avec un goût d’inachevé et je compense le lendemain.

La lecture doit devenir un réflexe, une variable incompressible de votre journée. Au moindre moment de creux ou de trou, sortez un livre et lisez dix pages. Toutes ces pages et ces minutes vont s’additionner.

Les résultats ne seront pas immédiats. Ce n’est pas en allant à la salle de sport une ou deux fois que vous construirez des muscles.

Mais au bout de quelques mois et de plusieurs dizaines de livres, vos pensées vont se clarifier et vous commencerez à sentir les nombreux bienfaits de la lecture.

Une dernière chose.

Avant la lecture de cet article, vous vous attendiez peut-être à ce que je vous parle de techniques et de hacks de “speed reading”.

Mais non.

Oui, il existe des méthodes et des “hacks” pour apprendre à lire davantage de mots par minutes.

Je vous les déconseille. J’ai déjà essayé d’utiliser ce genre de pratiques et je n’ai pas apprécié l’expérience. Cela rend la lecture très “mécanique” et supprime tout le plaisir que l’on peut y trouver.

Surtout, cela serait comme expliquer à une personne qui prend ses premières heures de conduite que la voiture possède une 6ème vitesse. Cela n’a aucun intérêt à ce stade. Il faut d’abord assimiler les fondamentaux.  

J’espère que cet article vous sera utile.

Vous ne savez pas quoi lire ? J’écris des résumés des livres que je lis. Allez jeter un coup d’oeil !

[Mes lectures #15] Expert Secrets – Russel Brunson

Expert Secrets Russel Brunson

Expert Secrets” est le deuxième livre que je lis de Russel Brunson, après “Dotcom Secrets“, il y a quelques mois.

Dotcom Secrets expliquait comment créer des tunnels de vente performant, Expert Secrets explique comment créer un mouvement, une communauté de fans engagés, autour de soi.

Pour créer un mouvement, il faut 3 piliers :

1. Un leader charismatique

Avant de se lancer, il recommande de prendre le temps de choisir la niche dans laquelle on va évoluer. Pour lui, la niche idéale se situe à un troisième niveau de sous-marché. Exemple :

1er niveau : Finances personnelles
2e niveau : Marché immobilier
3e niveau : Faire de l’achat / revente de maison sur eBay

Pour savoir s’il s’agit d’une “bonne” niche, Brunson recommande de se poser quelques questions. Notamment :

  • Existe-t-il déjà des communautés de ces gens qui se rassemblent quelque part ?
  • Y a t-il des gens passionnés pour ce sujet ?
  • Utilisent-ils un vocabulaire propre et commun ?

Une fois la niche choisie, on peut commencer à construire son personnage et le rendre attractif.

Pour Brunson, un leader charismatique est une personne qui a déjà accompli ce que souhaite accomplir les autres, dans le même domaine. Il a déjà traversé le chemin que s’apprête à emprunter les autres. Les autres veulent lui ressembler. 

Si l’on prend l’exemple de la niche de l’achat / revente sur eBay, un leader charismatique serait quelqu’un qui a déjà fait fortune dans ce domaine. Il inspire et conseille ceux qui veulent l’imiter.

On comprend que plus la niche est précise, plus les gens pourront s’identifier facilement au leader.

Pour créer cette image de leader charismatique, Brunson donne plusieurs techniques.

Le leader doit prendre des positions tranchées. La neutralité est ennuyante. C’est en polarisant qu’il va rassembler un groupe de fans prêts à le suivre n’importe où. Cela va aussi attirer des haters, mais cela fait partie du jeu.

Le leader joue un rôle central dans le mouvement qu’il crée. Pour les gens qui s’apprêtent à la rejoindre, il doit :

  • Justifier leurs échecs (ex : ce n’est pas de votre faute car toute votre vie on vous a dit que…)
  • Encourager leurs rêves
  • Dissiper leurs peurs
  • Confirmer leurs suspicions
  • Combattre un ennemi commun

2. Une cause commune

Le deuxième pilier de n’importe quel mouvement est une cause commune.

Le leader doit donner de l’espoir aux personnes qui le suivent, il doit leur offrir une possibilité de changement.

Peu importe le type de mouvement que l’on souhaite créer (politique, religieux, local, etc), on doit proposer une vision d’un futur meilleur. Elle peut se déterminer en s’interrogeant profondément sur les aspirations des gens :

  • Que veulent-ils ?
  • Où souhaitent-ils aller ?
  • Quels problèmes souhaitent-ils résoudre ?
  • À quoi ressemblerait un futur radieux pour eux ?

La création d’un slogan ou d’une phrase qui capture cet espoir de changement est très puissante. Pensez aux campagnes politiques : “Le changement c’est maintenant“, “La France forte“, “Make America Great Again“, etc.

Pour solidifier cette cause et en faire une culture, le leader doit permettre la création de symboles communs, d’artefacts partagés par les membres du groupe, il peut écrire un manifeste qui résume les valeurs du groupe, ou encore donner un nom aux personnes de la communauté.

Je parlais déjà de ces éléments dans mon article sur Lady Gaga et la manière avec laquelle elle a transformé ses followers en hardcore fans.

3. Un véhicule pour le changement

Le troisième pilier est le moyen (produit, service, formation, livre, parti politique, etc) qui va permettre aux gens de concrétiser leurs espoirs et d’atteindre leurs objectifs.

ici, Brunson explique que le piège serait de ne proposer uniquement des améliorations à la situation actuelle des gens.

Il faut proposer une nouvelle opportunité. Quelque chose qui va radicalement changer les choses. Il faut remplacer ce qui ne fonctionne pas ; pas le réparer.

À cette étape, il faut s’interroger sur les jeux de statut. Pour Brunson, un statut désigne la manière avec laquelle on se perçoit soi-même.

“Cette opportunité qui m’est présentée, va t-elle augmenter mon statut ?”

Généralement, les statuts impliquent l’argent, l’intelligence, le style, le bonheur, le pouvoir, ou l’apparence physique. Seth Godin en parle très bien dans “This is Marketing“.

“Cette opportunité va t-elle me permettre de m’améliorer dans l’un de ces domaines ?”

Les statuts rentrent en jeu à chaque décision que l’on prend :

  • L’école dans laquelle on met ses enfants
  • La voiture que l’on conduit
  • La marque de vêtements que l’on porte
  • Le quartier que l’on habite

L’opportunité de changement fondamental que l’on propose aux gens doit correspondre à la vision d’eux-mêmes et du monde qu’ils se font. Ils doivent penser que cette opportunité leur permettra de grimper dans l’échelle invisible des statuts.

Les jeux de statut expliquent pourquoi les restaurants Big Mamma cartonnent.

Créer un “epiphany bridge”

Tout bon mouvement est fondé sur des histoires et un mythe fondateur. C’est le moment de s’y attaquer.

Un “epiphany bridge” est une histoire personnelle que l’on va raconter, celle de notre excitation personnelle pour ce mouvement, qui va permettre de renforcer l’adhésion et la croyance des gens en notre mouvement. 

L’idée est de raconter notre moment Eureka ; la première fois que l’on a eu cette idée, qui a ensuite conduit à la création de ce mouvement. Quels sentiments cela a déclenché en nous ? Qu’est-ce que cela a changé dans notre vie ? Quel est le point de bascule de tout cela ?

Pourquoi une histoire personnelle ? Parce qu’on ne convainc et ne suscite pas l’adhésion avec des arguments logiques. On convainc avec de l’émotionnel. La logique ne vient que dans un second temps, pour justifier nos choix.

“Logic is justification for the emotional attachment I’ve already made” – Russel Brunson

Brunson présente quelques points importants pour bien raconter son histoire, à la manière d’un “epiphany bridge”.

1. Il faut la simplifier au maximum

Quand on raconte son histoire, il ne faut pas chercher à utiliser un vocabulaire compliqué ou un jargon technique. Au contraire, il faut la rendre la plus accessible possible. Faire comme si l’on s’adressait à un enfant. 

Ne pas hésiter à utiliser des métaphores pour exprimer des idées complexes (c’était un peu comme si …).

2. Exprimer ce que l’on ressent

Il ne suffit pas simplement de raconter ce que l’on vivait et pourquoi cela nous a transformé.

Il faut décrire ce que l’on vivait à chaque instant. Détailler au maximum les sentiments que l’on ressentait.

Plutôt que de dire : “je détestais aller au bureau tous les matins. Cela me rendait malade“, on va chercher à détailler beaucoup plus :

“Je me sentais perdu. Je me levais angoissé le matin ; comme si mes nuits étaient toujours trop courtes. Je traînais des pieds à l’idée de partir de chez moi. À mesure que j’avançais dans mon trajet matinal et que j’approchais de mon travail, une boule au ventre me prenait. J’avais l’impression de n’avoir rien mangé depuis 4 jours. Mes muscles se crispaient. J’avais les mains moites. J’espérais que le métro tombe en panne pour y rester bloqué toute la matinée. Je n’avais qu’une seule chose à l’esprit : la fin de la journée.”

Il faut que le lecteur ressente ces émotions, pratiquement comme s’il était à notre place. Il faut qu’il s’identifie à ce que l’on vit.

Les deux voyages du héros

Pour Brunson, la méthode des “deux voyages du héros” est l’une des plus efficaces pour raconter son histoire, l’epiphany bridge. Celle-ci reprend et s’appuie sur le très célèbre voyage du héros, popularisé par Joseph Campbell.

Peu importe sa longueur, une bonne histoire s’appuie sur une intrigue construite autour de 3 éléments : un personnage, un désir et un conflit. 

“Toute bonne histoire est à propos d’un personnage fascinant, qui poursuit un désir et qui doit faire face à des obstacles insurmontables pour le satisfaire.”

La mise en place de l’intrigue est assez simple :

  • On raconte les désirs et rêves qui animent le héros
  • On expliquer les obstacles qui lui barrent la route

Par exemple : “Je voulais obtenir ce job de rêve, dans cette grande entreprise. Mais je ne disposais d’aucun diplôme, ni d’expérience. Comment allais-je pouvoir faire ?”

Les premières lignes du texte doivent avoir pour objectif de créer un lien avec le lecteur. Le lecteur doit se sentir concerné et investit dans notre récit. Comme s’il vivait la même chose que nous. Il y a 5 manières de créer ce lien :

  • Rendre le héros victime d’une quelconque injustice extérieure, pour que le lecteur veuille le défendre
  • Le mettre en danger, pour que le lecteur s’inquiète
  • Le rendre attachant, pour que le lecteur veuille l’apprécier
  • Le rendre drôle, pour que le lecteur veuille être son ami
  • Le rendre puissant, pour que le lecteur veuille lui ressembler

Ensuite, il faut exposer ses faiblesses. C’est essentiel pour créer une connexion et une tension. L’histoire de Superman n’aurait aucun intérêt sans Kryptonite.

Cette tension, et l’aventure sur laquelle elle débouche, peut se construire autour de deux choses :

  • Il veut obtenir plus : il veut gagner ou récupérer quelque chose
  • Il veut fuir la douleur : il veut échapper ou arrêter quelque chose

Le héros doit avoir des blessures et des cicatrices qui le motivent à se surpasser et à atteindre son objectif. Pendant son voyage, le héros doit faire face à des obstacles insurmontables au premier regard. Cela crée la tension chez le lecteur et l’engage émotionnellement.

Surtout, il ne faut pas oublier qu’il ne s’engage jamais dans une seule aventure. Il y en a toujours deux :

  • L’aventure publique : il veut sauver le monde, il veut réaliser son rêve, etc
  • L’aventure intérieure : mais pour y arriver, il doit d’abord parvenir à se transformer lui-même

L’aventure publique est celle que l’on met en avant lorsque l’on raconte l’histoire. C’est celle qui figure sur les résumés de films et de livres.

Mais l’aventure intérieure est plus importante. On découvre les peurs et les croyances profondes du héros, qu’il devra surmonter pour atteindre sa quête. Son identité doit se transformer, sous peine d’échouer dans sa quête. 

Si on résume son aventure, elle se décompose en 5 points :

  1. Une nouvelle opportunité apparaît à notre héros. Une fois son histoire et la tension initiale explicitée, il part à la poursuite de son rêve
  2. Il affine son objectif et se rend compte de certaines choses au fur et à mesure. Il sait précisément où il se dirige
  3. Le point de non-retour : le héros à pris sa décision, il a brûlé les ponts derrière lui et ne peut plus revenir en arrière
  4. Le défi majeur : Le héros fait face au danger ; il semble être perdu. Heureusement, il reste un espoir lointain. Une lueur au bout du tunnel qu’il poursuit frénétiquement
  5. L’apogée : Notre héros lutte pour sa survit, il affronte son ultime ennemi. Il le terrasse et est transformé intérieurement à tout jamais. Il a vaincu ses démons et vit désormais une nouvelle vie

 

epiphany bridge storytelling

Les fausses croyances

Peu importe le sujet, nous possédons des idées et des opinions préconçues qui biaisent notre jugement. Inconsciemment, nous créons des systèmes de pensée (influencés par notre environnement, notre éducation, etc) qui nous font voir le monde d’une telle manière.

Quand on essaie de convaincre les gens de quelque chose (ici, rejoindre notre mouvement), on doit surmonter ces fausses croyances initiales. Elles vont faire lui penser : “cette opportunité n’est pas pour moi, car elle est trop … (ou “je ne suis pas assez …”)“.

Pour Brunson, la clef pour surmonter ces fausses croyances est de… raconter un epiphany bridge, lié fausse croyance similaire.

Exemple de fausse croyance d’une personne qui hésite à rejoindre un mouvement : “j’ai toujours été convaincu qu’il fallait un excellent diplôme pour décrocher ce job“.

La manière de convaincre cette personne que sa croyance n’est pas avérée, n’est pas d’utiliser des arguments rationnels ou des statistiques. 

Il faut raconter l’histoire (en mode “epiphany bridge“) d’une personne qui possédait exactement cette même croyance, mais qui finalement a réussi à décrocher un job similaire sans diplôme. Rappelons-nous que les histoires ont été inventés pour diffuser les mythes et des leçons de vie.

Il faut attaquer et désamorcer une à une les fausses croyances, (en vocabulaire de vente, on utiliserait le terme ‘objection”) pour obtenir un engagement total.

 

Brunson finit le livre par expliquer comment parler de tout cela (les 3 piliers du mouvement, l’epiphany bridge, les 2 voyages du héros et les fausses croyances) dans un webinaire.

Pour ce livre, Brunson reprend exactement la même recette qu’il avait utilisée pour “Dotcom Secrets“. Le livre est très concret et directement actionnable. Bonne lecture.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin

[Mes lectures #14] This is Marketing – Seth Godin

This is Marketing Seth Godin

Je suis un fan du travail de Seth Godin. Quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau livre,”This is Marketing” , je me suis jeté dessus. Et je n’ai pas été déçu.

Ce livre est une synthèse de toutes les idées Marketing que Godin a développées au fil des années. Comme je m’y attendais, le style est conforme à ce qu’il sait faire de mieux :

  • Des chapitres courts, qui se succèdent rapidement
  • Un style imagé, rempli de métaphores
  • Des réflexions brillantes et profondes
  • Des exemples simples et toujours pertinents

Je trouve que Seth Godin redonne au Marketing, discipline parfois décriée, ses lettres de noblesse. Il est généreux, plein de bonnes intentions, et prend plaisir à transmettre ce qu’il a appris.

Les idées qu’il défend et développe dans ce livre sont assez simples :

Les Marketeurs font en sorte que les choses changent, en s’adressant à la plus petite audience viable et en délivrant des messages anticipés, personnels et pertinents à des gens qui s’attendent à les recevoir.

C’est grâce la répétition d’un message consistant et cohérent, que l’on parvient à attirer l’attention et à construire de la confiance.

Le Marketing n’est pas quelque chose qui doit se faire à l’insu des gens. Il doit se faire pour eux ; pour les aider à accomplir leurs désirs.

Pour Godin, faire du Marketing, c’est apprendre à voir (“learn to see“).

On doit faire preuve d’empathie et être capable de se mettre à la place des autres. On ne doit pas essayer d’imposer sa propre vision du monde à son audience ; on doit comprendre la leur en profondeur. C’est comme cela qu’on sera en mesure de la servir et de l’aider.

We sell feelings, status and connection, Not tasks or stuff.

Godin parle beaucoup du jeu invisible de statut qui agit dans tous les aspects de notre vie. Nous sommes tous les acteurs invisibles d’une pièce de théâtre à taille humaine :

  • Qui mange en premier ?
  • Qui a le dernier mot ?
  • Qui impose les modes et les tendances ?
  • Qui est un suiveur ?
  • Qui porte cette marque de vêtements ?
  • Qui se déplace avec cette voiture ?
  • Qui sont les utilisateurs de cette application ?

Certains passages m’ont fait penser à mon article sur le succès Marketing des restaurants Big Mamma, et leurs fameuses files d’attente.

Quand je l’ai posté sur Facebook, j’ai eu de nombreux commentaires de personnes expliquant que Big Mamma n’était rien d’autre qu’une arnaque Marketing. Que jamais, ils n’iraient faire la queue pour un restaurant.

Marketing statut Big Mamma

Nous avons tous des désirs, des histoires que l’on se raconte et des besoins que l’on cherche à servir.

Godin l’explique beaucoup mieux que moi, mais il faut comprendre que les gens ne vont pas chez Big Mamma pour manger des pizzas. Ils y vont car cela va conforter l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Ils pensent que cela va les ranger dans une certaine catégorie de personnes, celle dont ils aimeraient faire partie.

Personne ne connaît le goût de la nourriture pour chiens. Pourtant, il en existe plusieurs gammes, avec différentes saveurs et niveaux de prix.

Ceux qui achètent la plus chère n’ont aucune idée de si leur chien l’apprécie, ou pas. Ils l’achètent car cela va renforcer l’histoire d’eux-mêmes qu’ils se racontent. Que ce sont des amis des bêtes, prêts à mettre les moyens pour offrir le meilleur à leur animal. 

“If you look closely at decisions that don’t initially make sense, you’ll likely see status at work. The decision didn’t make sense to you, but it made perfect sense to the person who made it” – Seth Godin

Focus on the Smallest Viable Audience

La mission du Marketing est de provoquer un changement positif chez les gens. En tant que Marketer, il est impossible de changer tout le monde d’un coup. Nous devons nous concentrer sur un petit groupe de personnes, réceptifs à notre message. 

Seth Godin parle de “Smallest Viable Audience” : Qui sont nos early adopters ? Qui sont les gens prêts à prendre des risques pour s’embarquer dans notre aventure ?

Ce sont ces personnes que l’on doit cibler et servir, en comprenant profondément leur vision du monde.

Godin fait également écho à la théorie des 1 000 vrais fans de Kevin Kelly. Il est possible de vivre, en tant que porteur de projet ou Marketeur, uniquement en servant une petite niche.

Brand Marketing

Qu’est ce qu’une marque ?

Pour Godin, une marque est un raccourci des attentes du consommateur. 

Quelle promesse fait-on à ses clients ? À quoi s’attendent-ils lorsqu’ils achètent chez nous ?

Une marque ne se définit pas par un logo ou une identité visuelle. Il s’agit de culture, de connexions et d’actes intangibles. 

À l’inverse du Direct Marketing, le Brand Marketing ne peut pas se mesurer. Pour créer une marque, il faut être patient et consistant dans le temps avec son message.

“Everything you do, from the way you answer the phone to the design of your packaging, from your location to the downstream effects of your work, from the hold music to the behavior of your executives, and even the kind of packing peanuts you use – all of it is a form of marketing your brand” – Seth Godin

Price is a story

Posséder une marque est également la seule manière de ne pas devenir une commodité ou un choix par défaut.

C’est la seule manière d’échapper à la course qui consiste à toujours tirer ses prestations vers le bas.

Pour Godin, dès qu’une entreprise cherche à se différencier en baissant ses prix, c’est parce qu’elle a peur. Parce qu’elle n’assume pas ses idées et n’est pas assez courageuse pour dire “ce que je fais n’est pas pour tout le monde“.

Bien entendu, il existe des exceptions. Si vous avez découvert un moyen révolutionnaire pour distribuer ou produire un service, le rendre plus accessible est la bonne chose à faire.

Mais dans la plupart des cas, c’est un mauvais signal.

Si vous espérez obtenir des missions en freelance en étant moins cher que tous les autres, c’est un très mauvais signal. Cela veut dire que n’importe quel autre freelance pourrait faire le même job. Que vous êtes remplaçable.

Le jour où un autre freelance sera encore moins cher, plus personne ne vous choisira. 

“When you’re the cheapest, you’re not promising change. You’re promise the same, but cheaper” – Seth Godin

Est-ce mauvais de faire du Marketing ?

De plus en plus de personnes se posent cette question.

Pour certains, le Marketing n’est que de la manipulation dont l’objectif serait de vendre des objets aux gens dont ils n’ont pas envie. Quand on voit les pratiques de certains, il est difficile de dire qu’ils ont tort.

Mais si l’on se pose cette question, c’est que l’on prend déjà le postulat que le Marketing fonctionne. Le Marketing diffuse des messages, influence les gens et change la culture.

Pour Godin, le Marketing est exactement comme tous les autres outils puissants qui existent. L’utilisation qui en est faite dépend de celui qui l’utilise ; pas de l’outil en lui-même.

La question n’est donc pas de savoir si le Marketing est mauvais. Mais plutôt de ce que l’on va faire de ce pouvoir. 

 

Sans surprise, j’ai adoré This is Marketing. C’est le genre de livre à relire tous les 6 mois pour bien s’imprégner des enseignements dont il regorge.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

[Mes lectures #13] Porn Valley – Laureen Ortiz

Porn valley Laureen Ortiz

Je suis tombé sur ce livre par hasard et il m’a intrigué.

Il raconte l’histoire d’une journaliste française, envoyée à Los Angeles pour enquêter sur l’industrie du porno. Los Angeles, étant la principale place forte de cette industrie au monde.

Elle raconte son périple dans la vallée et part à la rencontre de plusieurs actrices qui essaient de s’unir, sous la bannière d’un syndicat, pour protéger leurs droits.

Bien souvent, les actrices et acteurs possèdent des contrats qui s’apparentent à du freelancing, sans aucune protection sociale ni cotisation pour leur retraite.

Quand leur carrière prend fin, en moyenne elle ne dure qu’un an, il est très difficile de reprendre une vie normale. Une grande partie sombre dans la drogue. L’industrie du porno est un rouleau compresseur pour les filles. 

1% deviennent des stars, les 99% restants sont condamnées à galérer et ne jamais s’en relever.

Le livre décrit bien le dualisme malsain qui règne entre l’Amérique puritaine et celle de tous les excès. La majorité des actrices et des acteurs (au sens large) du milieu sont issus de familles religieuses et très croyantes. Comme s’ils avaient besoin de rejeter violemment l’éducation reçue. 

Les actrices sont des femmes banales. Elles ont des petits boulots et mènent des vies normales. Jusqu’au jour où elles craquent et ont envie de changement. Elles ne veulent plus stagner dans des boulots misérables, dans des villes américaines où le coût de la vie ne monte sans cesse.

Le porno devient alors leur porte de sortie. C’est un moyen pour elles de gagner très vite, beaucoup d’argent. Sauf que ce n’est pas sans conséquence.

Lecture intéressante, sur un sujet dont on parle finalement assez peu.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina