[Mes lectures #20] Company of One – Paul Jarvis

Company of one paul jarvis

Je suis le blog de Paul Jarvis depuis pas mal de temps. Il fait partie des auteurs et blogueurs que je regarde avec beaucoup d’attention.

Il gagne sa vie selon le modèle qui se rapproche le plus de la théorie des 1 000 vrais fans de Kevin Kelly, que j’évoque souvent. Au fil des années, il s’est construit une audience fidèle de lecteurs qui apprécient son travail. Dès qu’il sort un produit (ce livre par exemple), l’audience qu’il s’est constituée le soutient et l’achète sans hésiter. Cela lui permet de vivre de son travail, en totale indépendance.

Je fais partie de ce groupe de lecteurs fidèles ; lorsque j’ai vu qu’il sortait un livre, “Company of One“, je l’ai acheté sans hésiter.

Cela tombe bien, le thème du livre porte justement sur les créateurs et les entreprises qui font le choix de ne pas croître coûte que coûte.

En partant de son exemple personnel, il raconte ces entreprises qui questionnent la pensée populaire (notamment dans le milieu des startups) qui veut qu’une entreprise doit absolument croître très vite.

La croissance à outrance est justement le facteur numéro 1 qui précipite une entreprise à sa chute. Elle est synonyme de stress intense pour les fondateurs et les équipes, de décisions qui se prennent au détriment de l’intérêt des clients, d’une vision extrêmement court-termiste du business et d’infrastructures qui se complexifient sans fin.

Jarvis présente un autre modèle, dans lequel l’entreprise est rentable dès le premier jour, maîtrise sa croissance et s’arrête quand elle atteint la taille optimale. Il appelle ces entreprises des “Company of One”.

“For companies of one, the question is always what can I do to make my business better ?, instead of what can I do to make my business larger ?” – Paul Jarvis

Opérer comme une “Company of one” est non seulement une manière plus saine de considérer son activité, c’est également une voie beaucoup plus résiliente et durable. La flexibilité et la capacité d’adaptation y sont beaucoup plus importantes. Comme elles sont profitables dès le premier jour, elles ne dépendent de personne et n’ont aucun compte à rendre à des investisseurs externes.

Elles peuvent se permettre d’investir durablement sur le long terme, de prendre le temps de créer une identité de marque forte et de devenir excellentes dans leur niche de compétence. Là où les entreprises classiques résonnent en trimestres, les “Companies one One” résonnent en décennies. 

“I just focus on maximizing work in a way that works for me, which can sometimes mean doing less. Work can be done at a pace that suits my sanity rather than one that supports costly overhead, expenses, or salaries.” – Paul Jarvis

“Business success does not lie in growing something quickly and massively, but rather in building something that’s both remarkable and resilient over the long term” – Paul Jarvis

J’aime beaucoup l’approche qu’il défend. “Company of One” est un livre que je recommande fortement (même s’il aurait facilement pu faire 100 pages de moins).


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker
19- Turning Pro – Steven Pressfield

[Mes lectures #19] Turning Pro – Steven Pressfield

Turning pro steven pressfield

Il y a quelques mois, j’avais lu “The War of Art” de Steven Pressfield et j’avais adoré.

L’auteur y décrit le combat permanent que tous les artistes mènent contre “La Résistance”.

Turning Pro” est un autre livre non-fiction de Steven Pressfield (je reviens sur sa carrière un peu plus bas).

Pressfield détaille la manière avec laquelle les artistes surmontent la Résistance : ils deviennent des professionnels.

La thèse du livre tient dans la différence entre celui qu’il appelle l’amateur et le professionnel. Un amateur :

  • Se laisse aller à ses addictions en tout genre : divertissements en tout genre, alcools, sexe, etc…
  • Ne possède ni cadre ni habitudes régulières dans sa vie
  • Se complait dans la médiocrité et le semi-échec
  • Fantasme sur sa vie rêvée, comme une vision inatteignable
  • Inconsciemment, pense avoir besoin des autres pour réussir
  • Possède une haute estime de lui-même et est sûr de ses forces
  • Se concentre sur le résultat de ses actions, plutôt que le processus qui a mené au résultat

Pour Pressfield, un professionnel :

  • Fait son job tous les jours, quoi qu’il arrive
  • Est patient et oriente ses actions vers le long terme
  • Est conscient de ses failles et de ses faiblesses
  • N’accorde aucune importance au regard des autres
  • Se construit un cadre de travail solide autour de lui
  • Dédie sa vie à la maîtrise de son art
  • Ne se trouve pas d’excuses
  • Se concentre uniquement sur le processus

Ce qui différencie l’amateur et le professionnel réside uniquement dans l’approche mentale qu’il a de son art. 

La transition entre ces deux modes de pensée est douloureuse. C’est une décision consciente à prendre.

Sur le moment, cette transition donne l’impression d’être un enfer. Elle nous laisse nu, sans défense face à nos anciennes croyances (que l’on ne croit plus). On abandonne la vision que l’on avait de nous-même et on perd nos repères. Une partie de nous meurt.

Il ne reste plus que la vérité face à nous.

À nous de nous en saisir et d’agir comme des professionnels.

Le livre met un peu de temps à démarrer, mais ensuite il est génial. Je le recommande vivement à tous ceux qui exercent une activité créative, quelle qu’elle soit.

Je trouve que cette idée d’agir comme un professionnel au regard de son art est très puissante. Elle donne l’impression d’être au contrôle.

“Before we turn pro, our life is dominated by fear and Resistance. We live in a state of denial. We are denying the voice in our heads. We’re denying our calling. We’re denying who we really are. We’re fleeing from our fear into an addiction or a shadow career.

What changes when we turn pro is we stop fleeing. We stop running from our fears. We turn around and face them.”

– Steven Pressfield

Je finis par un petit mot sur Steven Pressfield lui-même.

C’est un immense auteur, auteur de nombreux succès littéraires et romans historiques : Gates of FireTides of War, Last of the Amazons ou encore Alexandre le Grand : La Campagne afghane. Il a également écrit de nombreux scénarios de films et est citoyen d’honneur de la ville de Sparte.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker

[Mes lectures #18] Building strong brands – David Aaker

building strong brands david aaker

Ces derniers temps, j’étais en recherche d’un bon livre sur le branding et je me suis laissé tenter par “Building strong brands” de David A. Aaker.

J’en suis assez déçu. Pour tout vous dire, je ne suis même pas allé au bout de la lecture, j’ai seulement lu une centaine de pages. Je ne prenais aucun plaisir. Plutôt que de me forcer, je l’ai mis de côté.

Il y a quelques passages intéressants, mais c’est un livre au style académique. On sent que l’auteur essaie de rentrer dans le concret, mais cela reste un peu trop théorique.

Le livre a été écrit avant les années 90. Les exemples qu’il donne sont assez anciens et les leçons fondamentales qu’il essaie d’en tirer restent triviales. Je n’avais pas l’impression d’apprendre ce qu’est le branding.

Je retiens un passage intéressant au début du livre, centré autour de la question : Pourquoi est-ce si difficile de construire une marque ?

L’auteur désigne plusieurs obstacles pour les entreprises :

  • La pression de tirer les prix vers le bas
  • La concurrence qui s’intensifie
  • Les biais inconscients qui poussent régulièrement à changer de stratégie. Inversement, une marque se construit dans la stabilité et la longévité
  • La résistance au changement qui freine l’innovation
  • La pression pour investir son temps et son énergie ailleurs
  • La pression pour dégager un ROI et des résultats sur le court terme

Je ne recommande pas cette lecture (sauf si vous devez réaliser un travail académique sur le branding).

D’ailleurs, si vous connaissez un bon livre sur le Branding, je suis preneur.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel

[Mes Lectures #17] La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel

La Vingt-Cinquaine Rodolpe Dutel

La Vingt-Cinquaine” est un roman écrit par Rodolphe Dutel.

Ayant eu la chance de rencontrer Rodolphe il y a quelques mois, j’attendais la sortie de son livre avec impatience.

Je n’ai pas été déçu et j’ai dévoré le livre en 4 petits jours.

Rodolphe y raconte le parcours de Thomas qui vient de rejoindre Google, l’entreprise de ses rêves, pour son premier job. S’en suit une période de doutes et questionnements qui le pousse à démissionner et à traverser l’Atlantique sur un voilier.

La crise de quarantaine décrit “la période de doute que ressentent certaines personnes à la « moitié de leur vie », ayant pour résultat une sensation de passer de la jeunesse à la vieillesse“.

La crise de la vingt-cinquaine que dépeint Rodolphe dans son livre, pourrait se définir par le choc que ressentent les jeunes de cet âge, à leur entrée dans le monde du travail. Ils sont plein de rêves et d’espoir ; ils se heurtent à un monde impitoyable et pragmatique. 

Le livre se lit simplement, le style est direct et plaisant. Les aventures sont passionnantes et, à la lecture, je n’ai cessé de m’interroger sur la part de fiction et de réalité que contient le livre (Rodolphe, si tu passes par là…).

Un livre qui donne envie d’aventure.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky

[Mes lectures #16] The Messy Middle – Scott Belsky

the messy middle scott belsky

Scott Belsky est un entrepreneur américain, reconverti en investisseur. Il a fondé Behance qui a été racheté par Adobe en 2012, pour $150 Millions. Parmi ses investissement, on retrouve Uber, Pinterest ou encore Periscope.

Dans son dernier livre “The Messy Middle“, Belsky se sert de ces nombreux succès pour parler de ce qu’il appelle le “Messy Middle” : cette phase de la vie d’un projet qui se situe après l’excitation du lancement et avant le soulagement de fin.

C’est la partie la plus difficile de tout projet et celle dont on parle le moins.

On parle des sorties en bourse, des rachats et des levées de fonds, mais assez peu du chemin que doit emprunter l’entrepreneur pour arriver jusque là.

C’est dans le “Messy Middle” que tout se joue. On doit naviguer sa barque comme on peut, en pleine mer. On doit surmonter les obstacles, prendre les bonnes décisions au bon moment et faire des choix difficiles, pour se rapprocher de l’objectif final.

Le livre est découpé en de nombreux chapitres très courts, qui couvrent tous les sujets importants de la vie d’un projet :

  • Comment renforcer sa résistance ?
  • Comment optimiser son projet pour le long terme ?
  • Comment recruter et former une équipe ?
  • Comment créer un produit ?
  • Comment créer une culture d’entreprise forte ?
  • Comment planifier et prendre des bonnes décisions ?
  • Comment se construire un avantage compétitif durable ?
  • Comment approcher la dernière ligne droite ?

Belsky est très transparent sur son aventure et n’hésite pas à se flageller pour les erreurs commises.

Quelques citations que je retiens :

“Self-awareness starts with the realization that when you’re at a peak or in a valley, you’re not your greater self. When things are going well, ego gets the best of you. When times are tough, insecurities run rampant for everyone involved.”

 

“Self-awareness means being permeable. An undeniable theme among founders I’ve worked with is that the less defensive they are, the more potential they have.”

 

“Playing the long game requires moves that don’t map to traditional measures of productivity.”

 

“If we have a good quarter, it is because of the work we did 3, 4, 5 years ago, not the work we did in this quartier” (celle-ci est de Jeff Bezos).

 

“The best way to complain is to make things. When you find yourself frustrated or critical, channel that energy into persistent creation. If it’s not your job, pursue it anyway.”

 

“Creativity comes from unlikely juxtapositions.”

 

“There are 2 ways to build a network and source signal : growing surface area or going deep. In the beginning of your career, optimize for surface area. You’ll want to meet many people from all levels and angles of your industry and those ancillary to it.”

 

“Never assume that what worked before will work again.”

Un livre inspirant, que j’ai trouvé être dans la lignée de “The hard things about hard things” de Ben Horrowitz.

Comment lire un livre par semaine ?

Comment lire un livre par semaine ?

Lire un livre par semaine est l’un des meilleurs investissements en temps que l’on puisse faire au cours de sa vie.

Il n’y a pas vraiment de débat sur les vertus de la lecture et nombreux sont ceux qui aimeraient adopter une habitude similaire.

Mais lire un livre par semaine a l’air d’un énorme investissement en temps.

Comment s’y prendre ? Surtout quand notre rythme habituel de lecture ressemble plutôt à un livre tous les 6 mois.

Avec les bonnes méthodes, je suis convaincu que tout le monde peut le faire.

Je n’ai jamais été un grand lecteur pendant ma jeunesse et mes études. Je m’y suis mis assez tard et j’ai progressivement adopté cette routine. Cela a été le meilleur investissement que j’ai fait. 

Dans cet article, je vais vous expliquer comment vous y prendre.

Mais avant cela, laissez-moi vous rappeler pourquoi la lecture est fondamentale.

Pourquoi lire un livre par semaine ?

On répète souvent qu’il est très important de se spécialiser pour devenir très bon dans un domaine. C’est vrai.

Mais c’est tout aussi important de disposer d’un socle de connaissances générales, sur lesquelles vous pourrez ensuite vous appuyer et construire sereinement.

La lecture est le meilleur moyen d’acquérir cette base de culture, sur des sujets très variés.

Si vous vous hyper-spécialisez très tôt, vous prenez le risque de ne savoir faire qu’une seule chose, ce qui peut devenir problématique si cette chose disparaît ou perd en importance.

Être capable de raisonner sur plusieurs niveaux est très précieux, surtout dans un monde qui se complexifie autant.

La lecture est une énorme source d’inspiration. Quand on entreprend ou que l’on monte des projets, le chemin à suivre est loin d’être évident. Lire les parcours de personnes qui ont fait un voyage similaire est très éclairant. À ce titre, certaines biographies sont de véritables trésors : Benjamin Franklin, Warren Buffet, Phil Knight, Montaigne ou encore Winston Churchill. Elles rassurent. Elles nous montrent que les trajectoires suivies par ces personnes étaient loin d’être linéaires et sans encombres.

Lire, c’est s’exposer à de nouvelles idées et s’ouvrir l’esprit. À titre personnel, j’aime varier mes lectures et me diriger vers des livres qui n’ont rien à voir entre eux. C’est un excellent moyen pour devenir plus créatif et mixer des idées qui n’ont aucun rapport entre elles.

Creativity comes from unlikely juxtapositions” – Nicholas Negroponte

Pour bien écrire, il faut d’abord lire beaucoup. La mise en place d’une rigueur de lecture est certainement ce qui m’a le plus aidé à devenir copywriter. C’est ce qui me permet d’écrire des meilleurs articles de blog chaque semaine.

Enfin, et c’est non-négligeable, une fois qu’on l’a pleinement intégrée dans son quotidien, la lecture devient un vrai plaisir. Presque une addiction.

Venons-en à la question qui nous intéresse.

Comment lire un livre par semaine ?

1. Faire de la lecture une priorité

Quand on souhaite lire un livre par semaine, la première chose à faire est de construire un socle d’habitude durable dans le temps. Ce sont les fondations de tout ce qui va suivre.

Pour cela, vous devez placer la lecture très haut dans le classement des priorités de votre journée.

Je suis convaincu qu’il n’y a pas de questions de temps. Uniquement des questions de priorités.

Je n’ai pas le temps de lire” n’est pas un argument valable. C’est juste une excuse.

Certains arrivent à accomplir davantage de choses que d’autres. Pourtant, nous possédons tous le même nombre d’heures dans une journée. Je remarque d’ailleurs que plus une personne en fait, plus elle est capable d’en faire davantage. Et que moins elle en fait, moins elle dégage du temps pour faire.

Si on décide que la lecture est prioritaire, on lui accorde du temps et on lui trouve une place dans notre quotidien.

De manière mécanique, cela signifie que l’on va accorder moins d’importance et de temps à un autre élément. Il faut faire un sacrifice quelque part.

Cela est d’ailleurs valable peu importe ce que l’on souhaite faire. Nous avons peu de contrôle sur le nombre d’heures disponibles dans notre journée. Par contre, nous pouvons décider de la manière avec laquelle nous les utilisons. 

La question devient alors : Voulez-vous vraiment lire un livre par semaine ?

Si oui, on continue.

2. Découper la lecture et en faire une habitude quotidienne

Pour lire un livre par semaine, il y a deux grandes méthodes :

  • On peut le lire en un bloc de 4 ou 5 heures de suite, le week-end
  • On peut découper la lecture en petits morceaux, chaque jour

Je recommande la deuxième méthode. D’abord parce qu’elle est beaucoup plus simple à mettre en place (il m’est impossible de rester concentré 5 heures de suite sur quoi que ce soit), ensuite parce qu’elle permet de créer un socle de routine.

Pour lire un livre de 200 pages, il suffit de lire 30 pages par jour.

En fonction de votre vitesse de lecture, cela correspond à environ 45 – 60 minutes de lecture.

Si on décompose encore, c’est facilement atteignable en 3 sessions de 20 minutes de lecture. Une le matin, une le midi, une le soir.

C’est le rythme que j’essaie de tenir chaque jour :

  • Je lis 20 minutes dans le métro, en allant au travail
  • Je lis 30 minutes avant de me coucher le soir
  • J’essaie de me lever 20 minutes plus tôt le matin, pour lire (je n’y arrive pas toujours)
  • Je lis parfois 15 à 20 minutes, pendant la pause de midi

À la fin de la semaine, j’ai lu mon livre. En sachant que si je manque certains jours, je peux compenser le week-end en lisant un peu plus.

C’est à la portée de tout le monde.

3. Utiliser les moments creux d’une journée

Nous avons tous des moments de creux dans nos journées : temps de transports, attente en tout genre, pause du midi, etc.

Plutôt que de sortir machinalement son téléphone pour faire défiler les feeds infinis d’Instagram ou Facebook, utilisons ces moments pour creux pour sortir un livre. Toute occasion est bonne pour avancer de 5 ou 10 pages.

À la fin de la semaine, les pages et les minutes de lectures s’accumulent. Votre objectif sera accompli.

4. Comportez-vous comme un professionnel

Vous voulez être sérieux avec la lecture ? Comportez-vous comme un professionnel.

Ne traitez pas la lecture comme un loisir ou un passe-temps. Considérez cette activité comme faisant partie intégrante de votre job et de votre journée.

Soyez présent tous les jours, ne soyez pas en retard et ne vous trouvez pas d’excuse. Un professionnel fait le job, quoi qu’il se passe.

Imposez la lecture à votre environnement direct et n’attendez pas d’être “d’humeur à lire”. Ne soyez pas dépendant de conditions extérieures et ne vous laissez pas piéger par l’impression de flemme.

Au début, ce sera difficile. La Résistance vous empêchera de vous y mettre sérieusement et essaiera de vous distraire par tous les moyens. Faites-vous violence. Plus vous pratiquerez, plus cela sera facile. C’est comme à la salle de sport, sauf que c’est votre cerveau qui travaille.

Devenez un professionnel de la lecture.

5. Trouvez un compagnon de lecture

C’est beaucoup plus simple d’adopter une habitude quotidienne quand on a quelqu’un avec qui la partager. Votre environnement direct a énormément d’importance.

Entourez-vous de personnes qui partagent vos ambitions et vos objectifs de lecture.

Sur ce sujet, j’ai la chance de côtoyer régulièrement Alexis, Alexandre et Killian.

Discutez, partagez vos lectures et échangez-vous des livres. Cela vous forcera à vous dépasser et vous motivera quand vous aurez un peu moins envie de lire.

Créez une émulation et installez une petite “compétition” saine entre vous. Vous vous tirerez mutuellement vers le haut.  

Conclusion

Cela peut paraître exagéré mais la lecture est devenue une obsession pour moi. Il n’y a pas un jour où je ne lis pas. Quand cela arrive, je me couche avec un goût d’inachevé et je compense le lendemain.

La lecture doit devenir un réflexe, une variable incompressible de votre journée. Au moindre moment de creux ou de trou, sortez un livre et lisez dix pages. Toutes ces pages et ces minutes vont s’additionner.

Les résultats ne seront pas immédiats. Ce n’est pas en allant à la salle de sport une ou deux fois que vous construirez des muscles.

Mais au bout de quelques mois et de plusieurs dizaines de livres, vos pensées vont se clarifier et vous commencerez à sentir les nombreux bienfaits de la lecture.

Une dernière chose.

Avant la lecture de cet article, vous vous attendiez peut-être à ce que je vous parle de techniques et de hacks de “speed reading”.

Mais non.

Oui, il existe des méthodes et des “hacks” pour apprendre à lire davantage de mots par minutes.

Je vous les déconseille. J’ai déjà essayé d’utiliser ce genre de pratiques et je n’ai pas apprécié l’expérience. Cela rend la lecture très “mécanique” et supprime tout le plaisir que l’on peut y trouver.

Surtout, cela serait comme expliquer à une personne qui prend ses premières heures de conduite que la voiture possède une 6ème vitesse. Cela n’a aucun intérêt à ce stade. Il faut d’abord assimiler les fondamentaux.  

J’espère que cet article vous sera utile.

Vous ne savez pas quoi lire ? J’écris des résumés des livres que je lis. Allez jeter un coup d’oeil !