[Mes lectures #26] Who is Michael Ovitz ?

who is michael ovitz

La promesse du livre est particulièrement alléchante.

Elle nous propose de nous plonger dans la vie de Michael Ovitz, l’un des personnages les plus puissants et mystérieux d’Hollywood.

Ovitz a créé CAA, Creative Artists Agency, à partir de zéro. En seulement quelques décennies, il est parvenu à représenter les artistes et acteurs Hollywoodiens avec le plus de succès et a donné naissance à de nombreux films prestigieux.

Entre autre, sa liste de clients et de réalisations compte :

  • Steven Spielberg
  • Tom Cruise
  • Robert DeNiro
  • Sean Connery
  • Martin Scorsese
  • Paul Newman
  • Steven Seagal
  • Jurassic Park
  • Ghostbusters
  • La Liste de Schindler
  • et bien d’autres …

Ovitz est bien plus qu’un patron d’entreprise.

C’est un négociateur hors pair qui est parvenu à conclure des deals d’importances colossales, dans des domaines très variés.

Ovitz retrace sa vie dans ce livre. Il y raconte son ascension et les différentes étapes de sa carrière. Il décrit un homme assoiffé de succès et de réussite, prêt à tout pour réussir.

Il raconte en détail la manière dont il gérait certains de ses clients à a conclu ses plus gros contrats.

Ovitz est un personnage fascinant et la lecture est très plaisante (parfois un peu longue).

Deux articles intéressants pour aller plus loin et compléter celui-ci sans forcément lire le bouquin ;

 


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker
19- Turning Pro – Steven Pressfield 
20- Company of One – Paul Jarvis 
21- The River of Doubt – Candice Millard 
22- Ali, une vie – Jonathan Eig 
23- E-Myth – Michael Gerber 
24- Show your work – Austin Kleon
25- La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

[Mes lectures #25] La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joel Dicker

La vérité sur l'affaire Harry Quebert Joel Dicker La vérité sur l’affaire Harry Quebert a été publié en 2012 par l’auteur Suisse Joël Dicker et a reçu de nombreux prix de littérature.

Il trainait sur mon étagère depuis pas mal de temps et je me suis enfin décidé à le lire.

C’est un roman de fiction qui raconte l’histoire d’Harry Quebert, grand écrivain qui se fait rattraper par le meurtre de Nolan Kellergan, 33 ans après la disparition mystérieuse de celle-ci.

L’auteur parvient à créer des rebondissements inattendus et à dérouler plusieurs histoires et temporalités en même temps.

Plusieurs histoires se déroulent en parallèle de l’intrigue principale, dont celle de Marcus Goldman (le narrateur) qui tente d’écrire son second livre. Les avant-propos de chaque chapitre sont des conseils précieux qu’Harry Quebert donne à Marcus.

Le livre se lit facilement et on est très vite happé dans l’histoire. Les pages se tournent toutes seules.

Je recommande (et je ne spoil pas) !    

[Mes lectures #24] Show your work – Austin Kleon

show your work austin kleon

Je suis actuellement en pleine phase de recherche et d’inspiration pour un second livre que je prépare.

Austin Kleon fait partie des auteurs de référence dans la thématique sur laquelle je souhaite écrire : mener des projets créatifs.

J’avais déjà publié un article sur une conférence qu’il a donnée : “faire du bon travail et le partager : pourquoi est-ce si dur ?“. La semaine dernière j’ai fini son livre “Show your work : 10 ways to share your creativity and get discovered“.

J’aime la manière avec laquelle il approche la créativité (et l’art au sens large). Il ne cherche pas la complexifier ou à lui conférer un voile mystique. 

Il en parle de manière simple, concrète et actionnable pour quiconque souhaite créer.

Put your work out there and make it discoverable while focused on getting really good at what you do”

– Austin Kleon

Voici quelques conseils qu’il donne :

1. You don’t have to be a genius

Le travail d’un créateur ne sort jamais de nul part. Il est le fruit de ses inspirations et de son environnement.

Kleon invite ceux qui souhaitent créer à s’entourer d’autres personnes qui partagent les mêmes ambitions.

C’est d’ailleurs frappant de constater à quel point tous les grands artistes faisaient partie d’un petit groupe de pairs.

2. Be an amateur

Kleon insiste sur l’importance de conserver un esprit de débutant quand on approche son travail.

De maintenir toutes les portes ouvertes et de ne jamais hésiter à s’aventurer dans un domaine que l’on ne connaît pas : c’est justement dans ces moments que l’on progresse.

3. You can’t find your voice if you don’t use it

Cette partie fait écho à de nombreuses questions que l’on peut se poser en tant que créateur : comment développer un style unique ? Comment faire du travail original ?

Il faut créer encore et encore. Forger pour devenir forgeron. C’est la seule manière de développer une sensibilité et un style particulier.

4. Share something small every day

Pour Kleon, le fait de partager son processus créatif et de montrer les “behind the scene” a énormément de valeur. C’est un excellent moyen de toujours communiquer sur son travail et d’attirer des personnes que ça intéresse.

Il encourage les créateurs à partager et à créer chaque jour. Pas uniquement les produits et créations finis, mais également le travail en cours de construction et le processus pas toujours joli à voir.

“Overnight success is a myth. Dig into almost every overnight success and you’ll find about a decade”s worth of hard work and perseverance. Building a substantial body of work takes a long time – a lifetime, really – but thankfully, you don’t need that time all in one big chunk”

– Austin Kleon

j’ai adoré le livre. J’enchaîne sur “Keep Going”, qui est son dernier en date.

 

[Mes lectures #23] E-Myth – Michael Gerber

 

E-myth Michael gerber

E-Myth” de Michael Gerber est le genre de livre qui ne paie pas de mine, vers lequel je ne me serais pas tourné si on ne me l’avait pas recommandé.

L’auteur explique pourquoi la grande majorité des petits business n’arrivent pas à survivre et à passer le cap des quelques années d’existence.

Il commence par expliquer qu’en tant qu’entrepreneur, nous jonglons tous avec 3 rôles différents en nous :

  • Le manager : il est pragmatique, aime le contrôle et aime anticiper les problèmes
  • L’entrepreneur : il est rêveur, possède une vision long terme pour son business et aime poursuivre les opportunités qui s’offrent à lui
  • Le technicien : il aime faire les choses. Il est heureux dans l’action et prend le temps de bien faire son travail, à la manière d’un artisan

Pour réussir un business, il faut parvenir à combiner et maintenir un équilibre entre ces 3 personnalités. Chaque rôle doit contribuer au développement du projet.

Le problème, c’est que la plupart des entrepreneurs qui se lancent sont des techniciens. Ils créent une entreprise parce qu’ils sont bons dans leur domaine, mais ne se préoccupent pas des deux autres rôles, pourtant essentiels.

Ils aiment écrire, cuisiner, ou peindre. Mais ils ne se préoccupent pas du reste. Ils pensent qu’il leur suffit de bien faire ce dans quoi ils sont bons, pour réussir.

Gerber explique que le porteur de projet se place au service de son entreprise. C’est une erreur. Pour réussir, il doit inverser cette relation et créer un entreprise qui soit à son service.

Cela signifie qu’il doit créer des systèmes et des processus.

Il faut raisonner comme si le business que l’on crée allait être franchisé (qu’il le devienne, ou pas).

Il faut s’imaginer déléguer toutes les tâches opérationnelles qui permettent de faire tourner le business au quotidien.

Pour cela, il faut prendre le temps d’expliquer comment les choses fonctionnent et de quelle manière on procède. 

Les tâches à réaliser doivent être détaillées de la manière la plus claire et no-brainer possible, pour que chaque nouvel employé sache précisément ce que l’on attend de lui.

Le système va permettre à tout le monde de gagner du temps pour innover et itérer sans cesse sur les processus.

Gerber explique qu’il faut voir son entreprise comme un système global, dans lequel chaque partie s’intègre avec les autres.

C’est la seule manière de créer une expérience à la fois unique, et uniforme. De faire en sorte que le client vive la même expérience, à chaque fois qu’il fait appel au business en question

En ce sens, il considère que McDonald est l’entreprise la plus exceptionnelle au monde. Ils ont crée un système et des processus tellement performants, qu’ils peuvent servir des millions de clients, dans leurs 28 000 points de vente, avec la même expérience.

Le livre est assez difficile à résumer. Le résumé que j’en ai fait omet pas mal de choses importantes. Mais le livre est passionnant. Je ne peux que recommande sa lecture.

Il propose un excellent panorama de comment structurer et organiser les différentes parties de son business.

Je trouve que la promesse du livre : “Pourquoi la plupart des petites entreprises échouent et que faire pour réussir” est respectée. Et c’est fort.

 

[Mes lectures #22] Mohamed Ali : Une vie – Jonathan Eig

biographie mohamed ali une vie

j’ai mis 3 mois de lecture (plus ou moins régulière) pour venir à bout des 600 pages de la “biographie de Mohamed Ali : Une vie”, par Jonathan Eig.

Cassius Clay (le vrai nom d’Ali) est né à Louisville, dans le Kentucky.

Il tombe dans la boxe par hasard. Nous sommes dans les années 50 – 60 et le jeune boxeur évolue dans un contexte très particulier. Aux Etats-Unis, la ségrégation entre les noirs et les blancs est très présente. Cassius grandit dans un quartier noir, ne peut se rendre uniquement dans des commerces noirs et ne fréquente que des personnes noires.

Pour Cassius, la boxe devient un moyen de s’émanciper de sa condition noire et d’accéder à des horizons auxquels il n’aurait jamais dû avoir accès. Il est dans un combat permanent pour prouver qu’il peut réussir en tant que noir.

Ce qui est frappant, surtout au début de sa carrière, c’est que Cassius n’a pas de volonté de faire avancer la cause des personnes de couleurs noires. Sa démarche est surtout individualiste : il veut réussir.

Ali n’est pas un phénomène bourré de talent. C’est un boxeur malin, qui met au point des techniques jamais utilisées pour surprendre ses adversaires. Rapidement, il se fait une réputation grâce à son fameux “rope a dope” : il ne met pas de coups très puissants, mais épuise son adversaire en le mitraillant de coups bien placés.

À 18 ans, il remporte la médaille d’or des poids mi-lourds aux JO de Rome. À mesure qu’il remporte des succès, il devient de plus en plus visible médiatiquement.

Après sa rencontre avec Elijah Muhammad, il rejoint le mouvement “Nation of Islam” et se convertit à l’Islam. Il y rencontre Malcolm X.

C’est d’ailleurs suite à sa conversion qu’il change de nom et décide d’adopter un nom Musulman : Mohamed Ali.

Au moment de la Guerre du Vietnam, Ali refuse de rejoindre l’armée. Le gouvernement américain le suspend et le condamne à une peine de prison.

Ali est loin d’être une personne adorée dans son pays, c’est même tout le contraire. En plus d’être un noir qui bat les blancs, on l’accuse de manquer à son devoir de citoyen Américain.

Plus tard, Ali remporte des combats mythiques, notamment contre Foreman au Zaïre et Frazier à Manille.

Ali est un personnage fantasque, drôle et arrogant. Il dilapide la fortune qu’il gagne, se marie et divorce un bon nombre de fois.

À la fin de sa carrière, Ali est triple champion du monde poids lourd mais est incapable d’acter définitivement sa retraite. Il se force à jouer plusieurs combats de trop, qu’il perd lamentablement. 

Il a pris tellement de coups que son cerveau est sérieusement endommagé. Il tremble, n’arrive plus à articuler et a beaucoup de mal à se déplacer.

En 1996, Ali allume la flamme Olympique à Atlanta. On voit clairement que la maladie l’a sérieusement atteint.

Ali meurt le 3 juin 2016.

Même si très longue, j’ai beaucoup aimé cette lecture. La biographie est très exhaustive et permet de se faire une bonne idée de ce personnage haut en couleurs.

 

[Mes lectures #21] The River of Doubt – Candice Millard

River of Doubt Candice Millard

Théodore Roosevelt a été Président des Etats-Unis (le 25e et le 26e), de 1901 à 1909.

En 1912, il décide de briguer un troisième mandat. C’était un Président extrêmement populaire.

Mais pour ces élections, il a fait le choix de se placer en opposition aux deux partis principaux (Roosevelt était un Républicain) et de faire cavalier seul.

Il échoue. C’est un choc pour lui.

À ce moment, il a déjà une longue carrière politique derrière lui. Il a besoin d’aventure.

Roosevelt est un explorateur dans l’âme.

Il était déjà parti chasser le lion en Afrique. Cette fois, il décide de partir faire un tour en Amérique du Sud. 

Il rassemble un équipage composé de spécialistes du continent alors assez méconnu, de scientifiques et de naturalistes (ainsi que de son fils).

L’un des objectifs de l’expédition est de ramener de nouveaux spécimens (animaux, oiseaux, plantes, etc) pour compléter la collection du Musée d’histoire naturelle de New York. À la base, ils souhaitaient simplement faire un tour sur le continent. 

Mais ils changent leurs plans en cours de route et décident de se rendre dans une région du Brésil qui n’a jamais été explorée et qui ne figure pas sur la carte de l’Amérique du Sud. Roosevelt et son équipe équipage décident de remonter le cours de la “Rio da Duvida” (“rivière des doutes“, en français).

Nous sommes au début du XXème siècle et il existe encore des vastes parties de l’Amérique du Sud que personne ne connaît (à part les tribus indiennes qui y vivent). Je trouve ça dingue, c’était il y a 100 ans !

À titre comparaison, cette rivière fait la même taille que le Rhin.

Image associée

 

The River of Doubt” de Candice Millard raconte l’histoire de cette expédition, qui frôle la catastrophe.

L’équipage fait face à de nombreux dangers.

Roosevelt est atteint et malaria et est à deux doigts de mourrir. Des rapides broient leur canoës. Les animaux et insectes de la jungle s’en prennent à eux. Ils empiètent sur le territoire de nombreuses tribus indigènes. Les hommes sont proches de mourrir de faim. Un des membres de l’expédition devient fou et en tue un autre.

Roosevelt s’en sort finalement vivant. Pour célébrer son exploit, la rivière a été rebaptisé “Rio Roosevelt” en son honneur.

Bonne lecture. Très prenante et intéressante. L’auteur prend le temps d’expliquer les différents enjeux (géographiques, scientifiques, historiques, etc) de chaque situation.