[Mes lectures #13] Porn Valley – Laureen Ortiz

Porn valley Laureen Ortiz

Je suis tombé sur ce livre par hasard et il m’a intrigué.

Il raconte l’histoire d’une journaliste française, envoyée à Los Angeles pour enquêter sur l’industrie du porno. Los Angeles, étant la principale place forte de cette industrie au monde.

Elle raconte son périple dans la vallée et part à la rencontre de plusieurs actrices qui essaient de s’unir, sous la bannière d’un syndicat, pour protéger leurs droits.

Bien souvent, les actrices et acteurs possèdent des contrats qui s’apparentent à du freelancing, sans aucune protection sociale ni cotisation pour leur retraite.

Quand leur carrière prend fin, en moyenne elle ne dure qu’un an, il est très difficile de reprendre une vie normale. Une grande partie sombre dans la drogue. L’industrie du porno est un rouleau compresseur pour les filles. 

1% deviennent des stars, les 99% restants sont condamnées à galérer et ne jamais s’en relever.

Le livre décrit bien le dualisme malsain qui règne entre l’Amérique puritaine et celle de tous les excès. La majorité des actrices et des acteurs (au sens large) du milieu sont issus de familles religieuses et très croyantes. Comme s’ils avaient besoin de rejeter violemment l’éducation reçue. 

Les actrices sont des femmes banales. Elles ont des petits boulots et mènent des vies normales. Jusqu’au jour où elles craquent et ont envie de changement. Elles ne veulent plus stagner dans des boulots misérables, dans des villes américaines où le coût de la vie ne monte sans cesse.

Le porno devient alors leur porte de sortie. C’est un moyen pour elles de gagner très vite, beaucoup d’argent. Sauf que ce n’est pas sans conséquence.

Lecture intéressante, sur un sujet dont on parle finalement assez peu.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina

[Mes lectures #12] La Mano Negra – Romain Molina

La Mano Negra Romain Molina

La Mano Negra” de Romain Molina est un livre que j’attendais avec impatience.

C’est le 3ème livre que je lis de cet auteur, après les biographies d’Unai Emery et d‘Edinson Cavani.

Romain Molina est un journaliste français indépendant, qui vit dans le Sud de l’Espagne. Je le considère comme l’un des journalistes français les plus intègres, honnêtes et objectifs. Dans un milieu où ces valeurs sont loin d’être légions, je trouve son travail remarquable. 

Dans “La Mano Negra“, Molina fait un travail qui s’apparente à du journalisme d’investigation. Il décrit les dessous du football, la face sombre et les personnes qui tirent les ficelles en coulisses. Il raconte les arrangements entre états, les luttes pour le pouvoir et les jeux d’influence. 

Il parle des “super-agents” qu’on ne voit pas et dont on parle jamais. Ceux qui sont à la fois agents de joueurs, agents d’entraineurs, amis des présidents de club et conseillers des actionnaires. Et bien plus.

Livre aussi fascinant qu’effrayant, qui en dit long sur la pente très glissante que semble emprunter le football.

J’ai eu la chance de voir Romain Molina lors d’une rencontre organisée à Paris, dans sa maison d’édition, avec une centaine de lecteurs.

Voici quelques vidéos parlant du livre :

[Mes lectures #11] Jouer sa peau – Nassim Taleb

Jouer sa peau Nassim taleb

Jouer sa peau est le deuxième livre de Nassim Taleb que je lis. Le premier, “Le Cygne Noir”, ne m’avait pas laissé indifférent.

L’auteur, un ancien trader reconverti en philosophe, développe des idées à la frontière des mathématiques, de la philosophie, du hasard et de la vie réelle. Un étonnant mélange qui donne lieu à des théories fascinantes.

Et je n’ai pas été déçu.

L’idée centrale du livre est la suivante : seuls les gens qui mettent leur peau en jeu, quand ils prennent des décisions sont dignes de confiance. Seules les personnes qui ont quelque chose à perdre devraient prendre des risques.

Taleb explique que les processus d’évolution et d’apprentissage se sont toujours faits en expérimentant et en tâtonnant.

En biologie, par exemple, l’évolution n’est possible que s’il y a risque d’extinction. C’est parce que les êtres vivants sont en danger qu’ils sont forcés de s’adapter. 

C’est pareil pour l’être humain. Il apprend au contact du risque.

Si on ne met pas les doigts sur une poêle chaude, c’est parce que l’on s’est déjà brûlé quand on était enfant. On a tiré les leçons de notre bêtise et celles-ci nous ont dissuadé de recommencer.

Pour apprendre, il faut souffrir.

Le problème, c’est que de plus en plus de gens qui ne jouent pas leur peau occupent des postes à hautes responsabilités : diplomates, politiciens, experts en tout genre, pseudo scientifiques, etc.

Grâce à la bureaucratie et la prétendue complexité de leur métier, ces personnes peuvent :

  • Mettre la peau des autres en jeu, plutôt que la leur
  • Reporter les risques sur le futur

Pour illustrer ce propos, Taleb prend l’exemple de la crise financière de 2008.

Celle-ci est le fruit de l’action d’une poignée de traders de Wall Street, qui ne mettaient pas leurs propres peaux en jeu.

  • Ils ont utilisé les règles à leur avantage pour cacher leurs arnaques sous le tapis, en espérant qu’ils ne soient plus là le jour où tout explose
  • Ils ont mis la peau des autres en jeu. Tout d’abord, celles de ceux qui s’endettaient, ensuite, celles des contribuables qui ont du renflouer les banques pour rattraper leurs erreurs

Le pire, comme l’explique Taleb, c’est que ces banquiers se sont enrichis pendant 20 ans, avant la crise. Ensuite, une fois que celle-ci a éclaté, ils n’ont payé aucun pot cassé. Les banques ont été renflouées par le contribuable, dindon de la farce jusqu’au bout.

Quand les gens qui ne jouent pas leur peau prennent des décisions importantes, cela crée deux problèmes majeurs :

  • Ils sont déconnectés des conséquences réelles de leurs actes et ne sont donc pas alignés avec les intérêts de ceux pour qui ils les prennent. Les politiques cherchent à conserver leur place, avant de servir l’intérêt général (surtout s’ils sont dans un beau bureau à Paris)
  • Ils ont tendance à complexifier les choses à l’extrême pour paraître intelligents, sauver les apparences et rentabiliser ce pour quoi ils sont payés

Quand on joue sa peau, on privilégie toujours la solution la plus simple : c’est une question de vie ou de mort, les apparences n’importent guère.

Pour Taleb, si le conflit israélo-palestinien dure depuis aussi longtemps, c’est parce que les gens qui négocient sont des diplomates de Washington, déconnectés des conséquences réelles de leurs choix.

« À aucun moment de l’histoire, autant de preneurs de non-risques – tous ceux qui ne s’exposent pas personnellement – n’ont exercé une telle emprise. » – Nassim Taleb

Autre idée importante développée dans le livre : la minorité intolérante l’emporte toujours sur la majorité flexible.

Cela signifie que ce n’est pas le plus grand nombre ou “la démocratie” qui dicte ses règles à l’ensemble de la société, mais un petit groupe de personnes inflexible.

Taleb explique que 3% des individus suffisamment motivés d’une population et géographiquement répartis de manière équitable suffisent à imposer de nouvelles règles.

Cela peut paraître fou, mais c’est véridique. L’histoire nous a montré que la grande majorité des évolutions se sont faites selon ce principe.

Pour bien comprendre, prenons un exemple, celui d’une famille de 4 personnes.

Un jour, le père se met à devenir végétarien et ne plus manger de viande. Lui est inflexible (minorité intolérante), les autres s’en fichent un peu et sont prêts à ne pas manger de viande (majorité flexible).

Au fur et à mesure, la famille ne mangera plus du tout de viande. Le père refuse catégoriquement d’en manger et c’est très contraignant de cuisiner deux plats tous les jours. Ensuite, quand elle sera invitée chez des amis, ceux-ci ne pourront pas non plus manger de viande, pour les mêmes raisons.

La consommation de viande commencera progressivement à diminuer et les épiciers du quartier en vendront de moins en moins, jusqu’au jour où il ne sera plus rentable d’avoir de la viande en rayon. Progressivement, la minorité intolérante impose ses règles aux autres.

Tout le monde finit par ne plus manger de viande. 

Ce phénomène explique pourquoi 70% de la viande venant de Nouvelle-Zélande exportée en Grande-Bretagne est halal, alors que le pays ne dispose que d’une toute petite minorité musulmane.

J’ai l’impression que l’on assiste à ce phénomène un peu partout dans le monde, avec des sujets comme le véganisme, le mouvement féministe ou encore la défense de l’environnement. Peu à peu, la minorité intolérante semble faire plier la majorité flexible.

Je m’arrête ici pour le résumé des idées présentées dans le livre.

Il est passionnant, parfois complexe à lire et écrit avec un style piquant. Taleb n’y va pas avec le dos de la cuillère pour tacler à la carotide certains “experts” et c’est assez drôle !

En voici également un bon résumé vidéo :

 


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane

[Mes lectures #10] The Autobiography – Gucci Mane

Autobiographie Gucci Mane

J’ai acheté ce livre par hasard, en le voyant en tête de gondole d’une librairie Amazon Books, à New York. La couverture était attirante et le thème du livre, l’autobiographie de Gucci Mane, m’a rendu très curieux.

Gucci Mane est l’une des figures importantes du Rap US et l’un des pionniers de la “Trap Music”.

Originaire de l’Alabama, il s’installe très jeune à Atlanta avec sa mère.

Aujourd’hui, Atlanta est l’un des principaux berceaux du Rap US et Gucci Mane n’y est pas innocent. Il a atteint le succès assez rapidement et a montré la voie à toute une nouvelle génération de rappeurs qui ont suivi ses traces et qui ont explosé : les Migos ou encore Young Thug pour les plus connus.

Dans cette autobiographie, Gucci Mane, de son vrai nom Radric Delantic Davis, se livre et revient sur son parcours pour le moins tumultueux.

Il grandit dans les quartiers défavorisés d’Atlanta et tombe rapidement dans le trafic de drogue et l’abus de celle-ci. Il devient notamment accro à la fameuse boisson explosive qui fait des ravages auprès des rappeurs : la lean (cocktail généralement à base de Codéine et de Sprite).

La vie de Gucci Mane suit un schéma qui semble se répéter constamment :

  • Il sort des musiques qui cartonnent…
  • Il s’enrichit rapidement et trouve la gloire…
  • Il n’arrête pas ses conneries pour autant…
  • Et finit en prison

Malgré son immense succès, il ne parvient pas à contrôler ses addictions et finit toujours par retomber dans des travers très sombres. 

En une petite dizaine d’années, Gucci Mane enchaîne pas moins de 4 peines de prison.

Il est sorti de sa dernière peine en 2014. C’est lors de celle-ci qu’il a rédigé ce livre, afin de marquer sa rédemption et de dire stop. C’est sa manière de refermer le premier chapitre tumultueux de sa vie et d’en ouvrir un nouveau.

Lecture plaisante et sans filtre, qui permet de s’immerger dans le quotidien des rappeurs américains.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

[Mes lectures #9] 11 rings, The soul of success – Phil Jackson

Eleven rings - Phil Jackson

Eleven rings – The soul of success” est la biographie de Phil Jackson, le coach le plus titré de l’histoire de la NBA.

Il a remporté 11 titres (les joueurs et entraîneurs qui remportent un titre de NBA reçoivent une bague, d’où le titre du livre) : 6 avec les Chicago Bulls de Michael Jordan et 5 avec les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant.

Dans ce livre, Jackson parvient habilement à faire le récit de ses saisons en tant que coach, tout en y incorporant sa philosophie de management.

On découvre que la spiritualité et la philosophie jouent un rôle déterminant dans sa vie et sa carrière. Ses méthodes de management et de leadership sont très inspirées des philosophies Zen et Bouddhistes. Je crois qu’il n’y a pas une page du livre où il n’y fait pas référence.

Le décalage entre le métier de coach NBA, qui est un univers à l’intensité folle et aux enjeux financiers colossaux, avec la recherche permanente de calme et de zénitude dont témoigne Phil Jackson est saisissant.

“That’s why at the start of every season I always encouraged players to focus on the journey rather than the goal” – Phil Jackson

Il s’adonnait notamment à la méditation de manière intensive et essayait de convertir toutes les équipes successives qu’il a eues en main.

C’est beaucoup plus qu’un livre sur le basket. Il y parle de philosophie de leadership, de management et de vie au sens large.

If your mind is empty, it is always ready for anything, it is open to everything. In the beginner’s mind there are many possibilities; in the expert mind there are few” – Shunryu Suzuki, dans “Zen Mind, Beginner’s Mind”

Au début du livre, il explique que son approche du coaching se base énormément sur la théorie des 5 stades du développement d’une tribu, tirée du livre “Tribal Leadership” :

  • Stade 1 : La tribu est caractérisée par de l’hostilité et un sentiment commun que “la vie craint”
  • Stade 2 : La tribu est composée d’individus qui voient comme des victimes, avec le sentiment que leur vie personnelle est nulle
  • Stade 3 : Les individus de la tribu sont concentrés sur leurs accomplissements individuels et motivé par l’adage “je suis bon (et tu ne l’es pas)”. Il s’agit essentiellement de loups solitaires
  • Stade 4 : L’équipe commence à avoir une conscience collective qui se forge dans l’adversité. Plus l’ennemi est fort, plus la cohésion du groupe sera forte
  • Stade 5 : Le dernier stade est le plus dur à atteindre. Il s’agit d’une phase dans laquelle les membres de la tribu font ce qu’ils font de manière innocente. Ils agissent pour l’amour de la chose en elle-même (en l’occurrence, le basket). Le sentiment commun est celui de penser que “la vie est belle”

Son objectif était de faire passer l’équipe qu’il coachait au niveau supérieur.

J’ai adoré le livre et sa double dimension sport / leçons de vie.

Je finis cet article avec une citation de Kobe Bryant qui parle de Phil Jackson, tirée du livre :

“It’s not just a Basketball way of leadership but a philosophy of how to live. Being present and enjoying each moment as it comes. Letting my children develop at their own pace and not trying to force them into doing something they’re not really comfortable with, but just nurturing and guiding them along. I learned that all from Phil.”


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London

[Mes lectures #8] Martin Eden – Jack London

Martin Eden Jack London résumé

J’avais déjà entendu parler de “Martin Eden” par Jack London à plusieurs reprises (c’est notamment le titre d’une chanson de Nekfeu).

Je suis tombé dessus par hasard à la librairie, j’ai lu la 4ème de couverture et j’ai eu envie de l’acheter.

Je m’apprête à raconter l’intrigue, dans cet article. Si vous ne souhaitez pas être spoilé, voici ce que j’en ai pensé rapidement.

J’ai adoré.

Aussi bien le style d’écriture, que l’intrigue.

Jack London raconte l’histoire du jeune Martin Eden à l’ambition dévorante, qui rêve de s’élever intellectuellement grâce aux livres à et l’écriture. J’y ai trouvé un écho avec ce que j’essaie – modestement – de faire à mon échelle.

Dans l’émergence de la carrière artistique de Martin, London parvient à mêler brillamment les enjeux sociaux, économiques et philosophiques. La conclusion est saisissante, et semble en dire long sur ce qu’est réellement la vie d’artiste. 

Voilà pour mes impressions.


Martin Eden est jeune marin qui vient des quartiers pauvres d’Oakland, aux Etats-Unis.

Il a reçu une éducation des plus sommaires et gagne modestement sa vie en travaillant sur des bateaux qui partent faire des expéditions en mer.

Un jour, il tombe amoureux d’une bourgeoise, Ruth, qu’il rencontre.

Des gouffres économiques, sociaux et surtout intellectuels séparent Martin et Ruth. Il en est conscient.

Il se met alors en tête de s’élever à son niveau et de tout faire pour la séduire. Il apprend les bonnes manières, lit de manière compulsive et tombe petit à petit dans la fièvre de l’écriture.

Ruth n’est pas insensible à Martin. Elle est attirée par son côté aventurier et la force dont il dispose, qu’elle ne retrouve pas chez les autres jeunes hommes bourgeois qu’elle côtoie.

Elle tombe, elle aussi, amoureuse de lui et ils finissent par se mettre ensemble. Mais les parents de Ruth désapprouvent leur union. Ils ne peuvent pas supporter l’idée que leur fille sorte avec un pauvre, qui vient d’une classe sociale inférieure. 

De son côté, Martin s’est convaincu de vouloir devenir un écrivain. Il pense pouvoir en vivre et mieux gagner sa vie qu’avec n’importe quel autre un boulot traditionnel.

Mais la route est semée d’embuches. Il passe plusieurs années sans gagner le moindre centime. Il écrit jour et nuit… pour rien. Ruth s’impatience et Martin s’enfonce un peu plus chaque jour dans la misère. Jusqu’au jour où elle finit par le quitter. 

Martin se retrouve seul. Pendant ce temps, les livres l’ont profondément transformé. Il se rend compte que même les bourgeois, qu’il pensait auparavant intellectuellement supérieurs, sont en réalité superficiels et vides d’intérêt. Il s’est élevé au dessus de tout le monde.

Il pense avoir touché le fond… au moment où sa carrière d’écrivain explose. Il vend des milliers de livres à travers le monde et devient riche. 

Mais Martin n’a plus le goût de rien : il ne prend plus aucun plaisir à vivre et son ascension en tant qu’artiste l’a coupé du monde.

Il finit par se suicider.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- The War of Art – Steven Pressfield