[Mes lectures #23] E-Myth – Michael Gerber

 

E-myth Michael gerber

E-Myth” de Michael Gerber est le genre de livre qui ne paie pas de mine, vers lequel je ne me serais pas tourné si on ne me l’avait pas recommandé.

L’auteur explique pourquoi la grande majorité des petits business n’arrivent pas à survivre et à passer le cap des quelques années d’existence.

Il commence par expliquer qu’en tant qu’entrepreneur, nous jonglons tous avec 3 rôles différents en nous :

  • Le manager : il est pragmatique, aime le contrôle et aime anticiper les problèmes
  • L’entrepreneur : il est rêveur, possède une vision long terme pour son business et aime poursuivre les opportunités qui s’offrent à lui
  • Le technicien : il aime faire les choses. Il est heureux dans l’action et prend le temps de bien faire son travail, à la manière d’un artisan

Pour réussir un business, il faut parvenir à combiner et maintenir un équilibre entre ces 3 personnalités. Chaque rôle doit contribuer au développement du projet.

Le problème, c’est que la plupart des entrepreneurs qui se lancent sont des techniciens. Ils créent une entreprise parce qu’ils sont bons dans leur domaine, mais ne se préoccupent pas des deux autres rôles, pourtant essentiels.

Ils aiment écrire, cuisiner, ou peindre. Mais ils ne se préoccupent pas du reste. Ils pensent qu’il leur suffit de bien faire ce dans quoi ils sont bons, pour réussir.

Gerber explique que le porteur de projet se place au service de son entreprise. C’est une erreur. Pour réussir, il doit inverser cette relation et créer un entreprise qui soit à son service.

Cela signifie qu’il doit créer des systèmes et des processus.

Il faut raisonner comme si le business que l’on crée allait être franchisé (qu’il le devienne, ou pas).

Il faut s’imaginer déléguer toutes les tâches opérationnelles qui permettent de faire tourner le business au quotidien.

Pour cela, il faut prendre le temps d’expliquer comment les choses fonctionnent et de quelle manière on procède. 

Les tâches à réaliser doivent être détaillées de la manière la plus claire et no-brainer possible, pour que chaque nouvel employé sache précisément ce que l’on attend de lui.

Le système va permettre à tout le monde de gagner du temps pour innover et itérer sans cesse sur les processus.

Gerber explique qu’il faut voir son entreprise comme un système global, dans lequel chaque partie s’intègre avec les autres.

C’est la seule manière de créer une expérience à la fois unique, et uniforme. De faire en sorte que le client vive la même expérience, à chaque fois qu’il fait appel au business en question

En ce sens, il considère que McDonald est l’entreprise la plus exceptionnelle au monde. Ils ont crée un système et des processus tellement performants, qu’ils peuvent servir des millions de clients, dans leurs 28 000 points de vente, avec la même expérience.

Le livre est assez difficile à résumer. Le résumé que j’en ai fait omet pas mal de choses importantes. Mais le livre est passionnant. Je ne peux que recommande sa lecture.

Il propose un excellent panorama de comment structurer et organiser les différentes parties de son business.

Je trouve que la promesse du livre : “Pourquoi la plupart des petites entreprises échouent et que faire pour réussir” est respectée. Et c’est fort.

 

[Mes lectures #22] Mohamed Ali : Une vie – Jonathan Eig

biographie mohamed ali une vie

j’ai mis 3 mois de lecture (plus ou moins régulière) pour venir à bout des 600 pages de la “biographie de Mohamed Ali : Une vie”, par Jonathan Eig.

Cassius Clay (le vrai nom d’Ali) est né à Louisville, dans le Kentucky.

Il tombe dans la boxe par hasard. Nous sommes dans les années 50 – 60 et le jeune boxeur évolue dans un contexte très particulier. Aux Etats-Unis, la ségrégation entre les noirs et les blancs est très présente. Cassius grandit dans un quartier noir, ne peut se rendre uniquement dans des commerces noirs et ne fréquente que des personnes noires.

Pour Cassius, la boxe devient un moyen de s’émanciper de sa condition noire et d’accéder à des horizons auxquels il n’aurait jamais dû avoir accès. Il est dans un combat permanent pour prouver qu’il peut réussir en tant que noir.

Ce qui est frappant, surtout au début de sa carrière, c’est que Cassius n’a pas de volonté de faire avancer la cause des personnes de couleurs noires. Sa démarche est surtout individualiste : il veut réussir.

Ali n’est pas un phénomène bourré de talent. C’est un boxeur malin, qui met au point des techniques jamais utilisées pour surprendre ses adversaires. Rapidement, il se fait une réputation grâce à son fameux “rope a dope” : il ne met pas de coups très puissants, mais épuise son adversaire en le mitraillant de coups bien placés.

À 18 ans, il remporte la médaille d’or des poids mi-lourds aux JO de Rome. À mesure qu’il remporte des succès, il devient de plus en plus visible médiatiquement.

Après sa rencontre avec Elijah Muhammad, il rejoint le mouvement “Nation of Islam” et se convertit à l’Islam. Il y rencontre Malcolm X.

C’est d’ailleurs suite à sa conversion qu’il change de nom et décide d’adopter un nom Musulman : Mohamed Ali.

Au moment de la Guerre du Vietnam, Ali refuse de rejoindre l’armée. Le gouvernement américain le suspend et le condamne à une peine de prison.

Ali est loin d’être une personne adorée dans son pays, c’est même tout le contraire. En plus d’être un noir qui bat les blancs, on l’accuse de manquer à son devoir de citoyen Américain.

Plus tard, Ali remporte des combats mythiques, notamment contre Foreman au Zaïre et Frazier à Manille.

Ali est un personnage fantasque, drôle et arrogant. Il dilapide la fortune qu’il gagne, se marie et divorce un bon nombre de fois.

À la fin de sa carrière, Ali est triple champion du monde poids lourd mais est incapable d’acter définitivement sa retraite. Il se force à jouer plusieurs combats de trop, qu’il perd lamentablement. 

Il a pris tellement de coups que son cerveau est sérieusement endommagé. Il tremble, n’arrive plus à articuler et a beaucoup de mal à se déplacer.

En 1996, Ali allume la flamme Olympique à Atlanta. On voit clairement que la maladie l’a sérieusement atteint.

Ali meurt le 3 juin 2016.

Même si très longue, j’ai beaucoup aimé cette lecture. La biographie est très exhaustive et permet de se faire une bonne idée de ce personnage haut en couleurs.

 

[Mes lectures #21] The River of Doubt – Candice Millard

River of Doubt Candice Millard

Théodore Roosevelt a été Président des Etats-Unis (le 25e et le 26e), de 1901 à 1909.

En 1912, il décide de briguer un troisième mandat. C’était un Président extrêmement populaire.

Mais pour ces élections, il a fait le choix de se placer en opposition aux deux partis principaux (Roosevelt était un Républicain) et de faire cavalier seul.

Il échoue. C’est un choc pour lui.

À ce moment, il a déjà une longue carrière politique derrière lui. Il a besoin d’aventure.

Roosevelt est un explorateur dans l’âme.

Il était déjà parti chasser le lion en Afrique. Cette fois, il décide de partir faire un tour en Amérique du Sud. 

Il rassemble un équipage composé de spécialistes du continent alors assez méconnu, de scientifiques et de naturalistes (ainsi que de son fils).

L’un des objectifs de l’expédition est de ramener de nouveaux spécimens (animaux, oiseaux, plantes, etc) pour compléter la collection du Musée d’histoire naturelle de New York. À la base, ils souhaitaient simplement faire un tour sur le continent. 

Mais ils changent leurs plans en cours de route et décident de se rendre dans une région du Brésil qui n’a jamais été explorée et qui ne figure pas sur la carte de l’Amérique du Sud. Roosevelt et son équipe équipage décident de remonter le cours de la “Rio da Duvida” (“rivière des doutes“, en français).

Nous sommes au début du XXème siècle et il existe encore des vastes parties de l’Amérique du Sud que personne ne connaît (à part les tribus indiennes qui y vivent). Je trouve ça dingue, c’était il y a 100 ans !

À titre comparaison, cette rivière fait la même taille que le Rhin.

Image associée

 

The River of Doubt” de Candice Millard raconte l’histoire de cette expédition, qui frôle la catastrophe.

L’équipage fait face à de nombreux dangers.

Roosevelt est atteint et malaria et est à deux doigts de mourrir. Des rapides broient leur canoës. Les animaux et insectes de la jungle s’en prennent à eux. Ils empiètent sur le territoire de nombreuses tribus indigènes. Les hommes sont proches de mourrir de faim. Un des membres de l’expédition devient fou et en tue un autre.

Roosevelt s’en sort finalement vivant. Pour célébrer son exploit, la rivière a été rebaptisé “Rio Roosevelt” en son honneur.

Bonne lecture. Très prenante et intéressante. L’auteur prend le temps d’expliquer les différents enjeux (géographiques, scientifiques, historiques, etc) de chaque situation.

 

[Mes lectures #20] Company of One – Paul Jarvis

Company of one paul jarvis

Je suis le blog de Paul Jarvis depuis pas mal de temps. Il fait partie des auteurs et blogueurs que je regarde avec beaucoup d’attention.

Il gagne sa vie selon le modèle qui se rapproche le plus de la théorie des 1 000 vrais fans de Kevin Kelly, que j’évoque souvent. Au fil des années, il s’est construit une audience fidèle de lecteurs qui apprécient son travail. Dès qu’il sort un produit (ce livre par exemple), l’audience qu’il s’est constituée le soutient et l’achète sans hésiter. Cela lui permet de vivre de son travail, en totale indépendance.

Je fais partie de ce groupe de lecteurs fidèles ; lorsque j’ai vu qu’il sortait un livre, “Company of One“, je l’ai acheté sans hésiter.

Cela tombe bien, le thème du livre porte justement sur les créateurs et les entreprises qui font le choix de ne pas croître coûte que coûte.

En partant de son exemple personnel, il raconte ces entreprises qui questionnent la pensée populaire (notamment dans le milieu des startups) qui veut qu’une entreprise doit absolument croître très vite.

La croissance à outrance est justement le facteur numéro 1 qui précipite une entreprise à sa chute. Elle est synonyme de stress intense pour les fondateurs et les équipes, de décisions qui se prennent au détriment de l’intérêt des clients, d’une vision extrêmement court-termiste du business et d’infrastructures qui se complexifient sans fin.

Jarvis présente un autre modèle, dans lequel l’entreprise est rentable dès le premier jour, maîtrise sa croissance et s’arrête quand elle atteint la taille optimale. Il appelle ces entreprises des “Company of One”.

“For companies of one, the question is always what can I do to make my business better ?, instead of what can I do to make my business larger ?” – Paul Jarvis

Opérer comme une “Company of one” est non seulement une manière plus saine de considérer son activité, c’est également une voie beaucoup plus résiliente et durable. La flexibilité et la capacité d’adaptation y sont beaucoup plus importantes. Comme elles sont profitables dès le premier jour, elles ne dépendent de personne et n’ont aucun compte à rendre à des investisseurs externes.

Elles peuvent se permettre d’investir durablement sur le long terme, de prendre le temps de créer une identité de marque forte et de devenir excellentes dans leur niche de compétence. Là où les entreprises classiques résonnent en trimestres, les “Companies one One” résonnent en décennies. 

“I just focus on maximizing work in a way that works for me, which can sometimes mean doing less. Work can be done at a pace that suits my sanity rather than one that supports costly overhead, expenses, or salaries.” – Paul Jarvis

“Business success does not lie in growing something quickly and massively, but rather in building something that’s both remarkable and resilient over the long term” – Paul Jarvis

J’aime beaucoup l’approche qu’il défend. “Company of One” est un livre que je recommande fortement (même s’il aurait facilement pu faire 100 pages de moins).


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker
19- Turning Pro – Steven Pressfield

[Mes lectures #19] Turning Pro – Steven Pressfield

Turning pro steven pressfield

Il y a quelques mois, j’avais lu “The War of Art” de Steven Pressfield et j’avais adoré.

L’auteur y décrit le combat permanent que tous les artistes mènent contre “La Résistance”.

Turning Pro” est un autre livre non-fiction de Steven Pressfield (je reviens sur sa carrière un peu plus bas).

Pressfield détaille la manière avec laquelle les artistes surmontent la Résistance : ils deviennent des professionnels.

La thèse du livre tient dans la différence entre celui qu’il appelle l’amateur et le professionnel. Un amateur :

  • Se laisse aller à ses addictions en tout genre : divertissements en tout genre, alcools, sexe, etc…
  • Ne possède ni cadre ni habitudes régulières dans sa vie
  • Se complait dans la médiocrité et le semi-échec
  • Fantasme sur sa vie rêvée, comme une vision inatteignable
  • Inconsciemment, pense avoir besoin des autres pour réussir
  • Possède une haute estime de lui-même et est sûr de ses forces
  • Se concentre sur le résultat de ses actions, plutôt que le processus qui a mené au résultat

Pour Pressfield, un professionnel :

  • Fait son job tous les jours, quoi qu’il arrive
  • Est patient et oriente ses actions vers le long terme
  • Est conscient de ses failles et de ses faiblesses
  • N’accorde aucune importance au regard des autres
  • Se construit un cadre de travail solide autour de lui
  • Dédie sa vie à la maîtrise de son art
  • Ne se trouve pas d’excuses
  • Se concentre uniquement sur le processus

Ce qui différencie l’amateur et le professionnel réside uniquement dans l’approche mentale qu’il a de son art. 

La transition entre ces deux modes de pensée est douloureuse. C’est une décision consciente à prendre.

Sur le moment, cette transition donne l’impression d’être un enfer. Elle nous laisse nu, sans défense face à nos anciennes croyances (que l’on ne croit plus). On abandonne la vision que l’on avait de nous-même et on perd nos repères. Une partie de nous meurt.

Il ne reste plus que la vérité face à nous.

À nous de nous en saisir et d’agir comme des professionnels.

Le livre met un peu de temps à démarrer, mais ensuite il est génial. Je le recommande vivement à tous ceux qui exercent une activité créative, quelle qu’elle soit.

Je trouve que cette idée d’agir comme un professionnel au regard de son art est très puissante. Elle donne l’impression d’être au contrôle.

“Before we turn pro, our life is dominated by fear and Resistance. We live in a state of denial. We are denying the voice in our heads. We’re denying our calling. We’re denying who we really are. We’re fleeing from our fear into an addiction or a shadow career.

What changes when we turn pro is we stop fleeing. We stop running from our fears. We turn around and face them.”

– Steven Pressfield

Je finis par un petit mot sur Steven Pressfield lui-même.

C’est un immense auteur, auteur de nombreux succès littéraires et romans historiques : Gates of FireTides of War, Last of the Amazons ou encore Alexandre le Grand : La Campagne afghane. Il a également écrit de nombreux scénarios de films et est citoyen d’honneur de la ville de Sparte.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker

[Mes lectures #18] Building strong brands – David Aaker

building strong brands david aaker

Ces derniers temps, j’étais en recherche d’un bon livre sur le branding et je me suis laissé tenter par “Building strong brands” de David A. Aaker.

J’en suis assez déçu. Pour tout vous dire, je ne suis même pas allé au bout de la lecture, j’ai seulement lu une centaine de pages. Je ne prenais aucun plaisir. Plutôt que de me forcer, je l’ai mis de côté.

Il y a quelques passages intéressants, mais c’est un livre au style académique. On sent que l’auteur essaie de rentrer dans le concret, mais cela reste un peu trop théorique.

Le livre a été écrit avant les années 90. Les exemples qu’il donne sont assez anciens et les leçons fondamentales qu’il essaie d’en tirer restent triviales. Je n’avais pas l’impression d’apprendre ce qu’est le branding.

Je retiens un passage intéressant au début du livre, centré autour de la question : Pourquoi est-ce si difficile de construire une marque ?

L’auteur désigne plusieurs obstacles pour les entreprises :

  • La pression de tirer les prix vers le bas
  • La concurrence qui s’intensifie
  • Les biais inconscients qui poussent régulièrement à changer de stratégie. Inversement, une marque se construit dans la stabilité et la longévité
  • La résistance au changement qui freine l’innovation
  • La pression pour investir son temps et son énergie ailleurs
  • La pression pour dégager un ROI et des résultats sur le court terme

Je ne recommande pas cette lecture (sauf si vous devez réaliser un travail académique sur le branding).

D’ailleurs, si vous connaissez un bon livre sur le Branding, je suis preneur.


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel