10 recommandations de lectures non-fiction pour l’été

10 recommandations de lectures non-fiction pour l’été

La lecture est un sujet important pour moi. J’ai déjà écrit plusieurs articles dessus : les bienfaits de la lecture ou encore comment lire un livre par semaine

Les livres sont une source de savoirs et de sagesse inestimable. Ils me rappellent sans cesse qu’il me reste une infinité de choses à apprendre. Ils nourrissent ma créativité et m’ont permis de devenir copywriter. Comme le dit Stephen King, pour bien écrire, il faut d’abord beaucoup lire. 

Même si vous ne lisez pas, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Voici une sélection de livres pour vous y mettre.

J’ai choisi des thématiques différentes, tout en restant dans le domaine de la non-fiction (je ferai certainement un article avec des livres de fiction).

Une dernière petite chose : je conseille de toujours lire les livres dans leur version originale, souvent en anglais. Les traductions sont assez moyennes et le style de l’auteur se retrouve dilué. 

Même si vous ne pensez pas avoir un bon niveau en anglais, ne vous laissez pas décourager. Si vous faites l’effort de commencer, vous allez rapidement progresser. Cela deviendra naturel et vous ne ferez plus la différence avec un livre en français. Vous lirez avec la même aisance.

 

Livres sur les startups et l’entrepreneuriat :

Anything you want – Derek Sivers

 

anything you want derek sivers

Un livre assez court (80 pages), qui se lit très facilement. C’est une excellente inspiration pour quiconque souhaite se lancer dans un projet de création d’entreprise / startup.

L’auteur, Derek Sivers raconte la création de CD Baby, une plateforme qui permet aux musiciens indépendants de publier leurs musiques en ligne. Nous sommes en 1998, à une époque où il était très difficile de partager sa musique et où le streaming n’existait pas. Sivers n’a aucune idée de ce qu’il fait et n’a aucune ambition de créer une startup à succès. Il souhaite simplement aider ses amis musiciens. Le succès va le dépasser et CD Baby va devenir le plus grand distributeur de musique indépendante en ligne, au monde. Aujourd’hui, CD Baby tourne toujours, mais Sivers, s’en est retiré.

Dans Anything you want il dresse les 40 leçons qu’il a retenues de cette aventure. 

Lien ENG / N’existe pas en français

 

Lost and founder – Rand Fishkin

 

lost and founder rand fishkin

Rand Fishkin a créé Moz, en 2004. Simple blog sur le SEO à la base, Moz s’est successivement transformé en boîte de consulting SEO, puis en une suite de logiciels et d’outils en ligne, toujours sur le SEO.

Moz est reconnu comme l’une des références (si ce n’est la meilleure) dans le domaine du SEO. La société connaît un certain succès – en 2012, ils lèvent 18 millions de dollar. En 2014, Fishkin quitte son poste de CEO de Moz et en 2018, il quitte définitivement l’entreprise qu’il a créée.

Ce livre se trouve bien loin des histoires de fondateurs de startups qui cartonnent et qui adorent expliquer à quel point ce qu’ils font est révolutionnaire. Fishkin raconte son aventure de manière transparente, avec un sous-titre parlant : “Un guide honnête et douloureux sur le monde des startups”. Il a notamment connu une phase de dépression.

Lien ENG / N’existe pas en français

 

Livres pour se développer soi-même :

So good they can’t ignore you – Cal Newport

 

so good they can't ignore you cal newport

Et si le conseil “suivez votre passion et vous serez heureux” était le pire que l’on puisse vous donner ? C’est l’idée que développe Cal Newport dans “So good they can’t ignore you“. Et il est très convaincant !

Plutôt que de suivre sa passion, il explique qu’il est plus judicieux de chercher à devenir bon dans un domaine. Le sentiment de “passion” se développe ensuite, à posteriori. On voit que l’on est bon, on aime être bon et cela nous pousse à continuer pour progresser. 

Son conseil : devenir tellement bon que personne ne peut vous ignorer. J’ai écrit un article il y a quelques mois qui reprend cette idée, faut-il suivre sa passion ?

Lien ENG / N’existe pas en français

 

Outliers – Malcolm Gladwell

 

outliers malcolm gladwell

Quelle est la part de hasard, de travail et de déterminisme social dans le succès d’une personne ?

Gladwell répond de manière brillante à cette question dans ce livre. En s’appuyant sur plusieurs exemples, dont l’équipe Canadienne de Hockey ou encore Bill Gates, il explique que le succès résulte (dans la majorité des cas) d’un mélange entre “le fait d’être au bon moment au bon endroit” et l’accumulation de 10 000 heures de pratique.

Lien FR (le titre du livre en français est particulièrement catastrophique) / Lien ENG

 

Livres pour développer une audience ou un projet créatif :

Monster Loyalty: How Lady Gaga turns Followers into Fanatics – Jackie Huba

 

monster loyalty jackie huba

Lady Gaga est l’une des artistes musicales avec le plus de succès sur les 15 dernières années. Son ascension a l’air d’un “overnight success” : une artiste qui devient une star mondiale, du jour au lendemain, avec un premier album qui explose tous les records, dès sa sortie.

Ce livre montre tout le contraire. L’auteur revient sur son parcours et explique qu’elle ne doit pas uniquement sa réussite à ses talents musicaux. Lady Gaga a construit une armée de fans fidèles et engagés, de manière méthodique. 

Ce livre est une superbe étude de cas et détaille la méthode qu’elle a employée. Avec, en trame de fond, la question : “Comment créer une communauté de fans de notre travail ?”

Lien ENG / N’existe pas en français

 

The War of Art – Steven Pressfield

 

the war of art steven pressfield

Ce livre est celui que j’ai le plus recommandé dans les derniers mois. Il m’a aidé à traverser une période de doute et de questionnements existentiels sur mon travail.

Pressfield explique que toutes les personnes qui créent des choses doivent affronter la Résistance. Il s’agit de techniques, toutes plus vicieuses que les autres, utilisées par notre cerveau pour nous détourner de notre travail et de notre vocation créative. Cela peut être : la flemme, la procrastination, la recherche de plaisirs instantanées, la peur du regard des autres, les doutes internes sur la qualité de notre travail, notre ego, etc. 

Le plus difficile n’est pas d’écrire et de mettre des mots sur une feuille. Ce qui est dur, c’est de s’asseoir à son bureau, d’engager la mécanique créative et de commencer à écrire.

Ce livre est une excellente inspiration pour le livre que je prépare.

Si vous l’avez déjà lu, “Turning Pro” est une bonne lecture complémentaire. 

Lien FR / Lien ENG

 

Show your work : 10 ways to share your creativity and get discovered – Austin Kleon

 

show your work austin kleon

“Show you work” est un livre dans la même veine que “The War of Art”. L’auteur s’adresse aux gens qui développent des projets créatifs. Les conseils qu’il donne sont simples, pertinents et actionnables. 

J’aime son approche humble et inclusive. Le livre est illustré et se lit très rapidement.

Lien FR / Lien ENG

 

Inspirations diverses :

Eleven Rings : The soul of success, Phil Jackson

 

eleven rings phil jackson

Chaque année, le champion NBA reçoit une bague pour célébrer son titre. Phil Jackson en possède 11 ; il est le coach le plus titré de l’histoire. 

Dans cette biographie, il raconte ses aventures avec les différentes équipes qu’il a coachées, parmi lesquelles les Chicago Bulls de Michael Jordan et les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant. Il décrit les méthodes qu’il employait pour contrôler les egos des joueurs superstars, pour créer une alchimie au sein de ses équipes et pour entretenir l’envie de gagner chez des joueurs qui ont déjà tout gagné.

Lecture passionnante, surtout si vous aimez le sport.

Lien FR / Lien ENG

 

Conspiracy – Ryan Holiday

 

conspiracy ryan holiday

Avec Conspiracy, Ryan Holiday (mon auteur favori) s’éloigne un peu des sujets sur lesquels il a l’habitude d’écrire. C’est certainement son livre le moins connu, mais il n’en reste pas moins passionnant. 

Conspiracy est un récit. L’histoire vraie d’une incroyable bataille entre l’un des milliardaires les plus puissants de la Silicon Valley, Peter Thiel, un tabloïd à scandale, Gawker, et l’ancienne superstar du catch, Hulk Hogan. Le point commun entre ces trois protagonistes ? Une sextape d’Hulk Hogan, enregistrée à son insu.

Le Comte de Monte-Cristo à la sauce moderne.

Lien ENG – N’existe pas en français

 

Skin in the game – Nassim Taleb

 

skin in the game nassim taleb

Pour finir, un peu de philosophie et de mathématiques appliqués à la vie réelle. 

Taleb démontre que seuls les gens qui mettent leur peau en jeu quand ils prennent des décisions sont dignes de confiance. Seules les personnes qui ont quelque chose à perdre devraient prendre des risques

Le livre est un peu complexe à lire par moments, mais hyper intéressant. 

Il vous donnera de nombreuses anecdotes pour briller en société. 

Lien FR (je recommande de le lire en français) / Lien ENG

 

[Mes lectures #26] Who is Michael Ovitz ?

who is michael ovitz

La promesse du livre est particulièrement alléchante.

Elle nous propose de nous plonger dans la vie de Michael Ovitz, l’un des personnages les plus puissants et mystérieux d’Hollywood.

Ovitz a créé CAA, Creative Artists Agency, à partir de zéro. En seulement quelques décennies, il est parvenu à représenter les artistes et acteurs Hollywoodiens avec le plus de succès et a donné naissance à de nombreux films prestigieux.

Entre autre, sa liste de clients et de réalisations compte :

  • Steven Spielberg
  • Tom Cruise
  • Robert DeNiro
  • Sean Connery
  • Martin Scorsese
  • Paul Newman
  • Steven Seagal
  • Jurassic Park
  • Ghostbusters
  • La Liste de Schindler
  • et bien d’autres …

Ovitz est bien plus qu’un patron d’entreprise.

C’est un négociateur hors pair qui est parvenu à conclure des deals d’importances colossales, dans des domaines très variés.

Ovitz retrace sa vie dans ce livre. Il y raconte son ascension et les différentes étapes de sa carrière. Il décrit un homme assoiffé de succès et de réussite, prêt à tout pour réussir.

Il raconte en détail la manière dont il gérait certains de ses clients à a conclu ses plus gros contrats.

Ovitz est un personnage fascinant et la lecture est très plaisante (parfois un peu longue).

Deux articles intéressants pour aller plus loin et compléter celui-ci sans forcément lire le bouquin ;

 


Le reste de mes lectures :

1- Hedge – Nicolas Colin
2- Biographie de Michel de Montaigne – Stefan Zweig
3- Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
4- Living and Dying on the Internet – Alex Day
5- Doctom Secrets – Russel Brunson

6- Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
7- 
The War of Art – Steven Pressfield
8- Martin Eden – Jack London
9- 11 Rings – Phil Jackson

10- The Autobiography – Gucci Mane
11- jouer sa peau – Nassim Taleb
12- La Mano Negra – Romain Molina
13- Porn Valley – Laureen Ortiz

14- This is Marketing – Seth Godin
15- Expert Secrets – Russel Brunson
16- The Messy Middle – Scott Belsky
17- La Vingt-Cinquaine – Rodolphe Dutel
18- Building Strong Brands – David A Aaker
19- Turning Pro – Steven Pressfield 
20- Company of One – Paul Jarvis 
21- The River of Doubt – Candice Millard 
22- Ali, une vie – Jonathan Eig 
23- E-Myth – Michael Gerber 
24- Show your work – Austin Kleon
25- La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

[Mes lectures #25] La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joel Dicker

La vérité sur l'affaire Harry Quebert Joel Dicker La vérité sur l’affaire Harry Quebert a été publié en 2012 par l’auteur Suisse Joël Dicker et a reçu de nombreux prix de littérature.

Il trainait sur mon étagère depuis pas mal de temps et je me suis enfin décidé à le lire.

C’est un roman de fiction qui raconte l’histoire d’Harry Quebert, grand écrivain qui se fait rattraper par le meurtre de Nolan Kellergan, 33 ans après la disparition mystérieuse de celle-ci.

L’auteur parvient à créer des rebondissements inattendus et à dérouler plusieurs histoires et temporalités en même temps.

Plusieurs histoires se déroulent en parallèle de l’intrigue principale, dont celle de Marcus Goldman (le narrateur) qui tente d’écrire son second livre. Les avant-propos de chaque chapitre sont des conseils précieux qu’Harry Quebert donne à Marcus.

Le livre se lit facilement et on est très vite happé dans l’histoire. Les pages se tournent toutes seules.

Je recommande (et je ne spoil pas) !    

[Mes lectures #24] Show your work – Austin Kleon

show your work austin kleon

Je suis actuellement en pleine phase de recherche et d’inspiration pour un second livre que je prépare.

Austin Kleon fait partie des auteurs de référence dans la thématique sur laquelle je souhaite écrire : mener des projets créatifs.

J’avais déjà publié un article sur une conférence qu’il a donnée : “faire du bon travail et le partager : pourquoi est-ce si dur ?“. La semaine dernière j’ai fini son livre “Show your work : 10 ways to share your creativity and get discovered“.

J’aime la manière avec laquelle il approche la créativité (et l’art au sens large). Il ne cherche pas la complexifier ou à lui conférer un voile mystique. 

Il en parle de manière simple, concrète et actionnable pour quiconque souhaite créer.

Put your work out there and make it discoverable while focused on getting really good at what you do”

– Austin Kleon

Voici quelques conseils qu’il donne :

1. You don’t have to be a genius

Le travail d’un créateur ne sort jamais de nul part. Il est le fruit de ses inspirations et de son environnement.

Kleon invite ceux qui souhaitent créer à s’entourer d’autres personnes qui partagent les mêmes ambitions.

C’est d’ailleurs frappant de constater à quel point tous les grands artistes faisaient partie d’un petit groupe de pairs.

2. Be an amateur

Kleon insiste sur l’importance de conserver un esprit de débutant quand on approche son travail.

De maintenir toutes les portes ouvertes et de ne jamais hésiter à s’aventurer dans un domaine que l’on ne connaît pas : c’est justement dans ces moments que l’on progresse.

3. You can’t find your voice if you don’t use it

Cette partie fait écho à de nombreuses questions que l’on peut se poser en tant que créateur : comment développer un style unique ? Comment faire du travail original ?

Il faut créer encore et encore. Forger pour devenir forgeron. C’est la seule manière de développer une sensibilité et un style particulier.

4. Share something small every day

Pour Kleon, le fait de partager son processus créatif et de montrer les “behind the scene” a énormément de valeur. C’est un excellent moyen de toujours communiquer sur son travail et d’attirer des personnes que ça intéresse.

Il encourage les créateurs à partager et à créer chaque jour. Pas uniquement les produits et créations finis, mais également le travail en cours de construction et le processus pas toujours joli à voir.

“Overnight success is a myth. Dig into almost every overnight success and you’ll find about a decade”s worth of hard work and perseverance. Building a substantial body of work takes a long time – a lifetime, really – but thankfully, you don’t need that time all in one big chunk”

– Austin Kleon

j’ai adoré le livre. J’enchaîne sur “Keep Going”, qui est son dernier en date.

 

[Mes lectures #23] E-Myth – Michael Gerber

 

E-myth Michael gerber

E-Myth” de Michael Gerber est le genre de livre qui ne paie pas de mine, vers lequel je ne me serais pas tourné si on ne me l’avait pas recommandé.

L’auteur explique pourquoi la grande majorité des petits business n’arrivent pas à survivre et à passer le cap des quelques années d’existence.

Il commence par expliquer qu’en tant qu’entrepreneur, nous jonglons tous avec 3 rôles différents en nous :

  • Le manager : il est pragmatique, aime le contrôle et aime anticiper les problèmes
  • L’entrepreneur : il est rêveur, possède une vision long terme pour son business et aime poursuivre les opportunités qui s’offrent à lui
  • Le technicien : il aime faire les choses. Il est heureux dans l’action et prend le temps de bien faire son travail, à la manière d’un artisan

Pour réussir un business, il faut parvenir à combiner et maintenir un équilibre entre ces 3 personnalités. Chaque rôle doit contribuer au développement du projet.

Le problème, c’est que la plupart des entrepreneurs qui se lancent sont des techniciens. Ils créent une entreprise parce qu’ils sont bons dans leur domaine, mais ne se préoccupent pas des deux autres rôles, pourtant essentiels.

Ils aiment écrire, cuisiner, ou peindre. Mais ils ne se préoccupent pas du reste. Ils pensent qu’il leur suffit de bien faire ce dans quoi ils sont bons, pour réussir.

Gerber explique que le porteur de projet se place au service de son entreprise. C’est une erreur. Pour réussir, il doit inverser cette relation et créer un entreprise qui soit à son service.

Cela signifie qu’il doit créer des systèmes et des processus.

Il faut raisonner comme si le business que l’on crée allait être franchisé (qu’il le devienne, ou pas).

Il faut s’imaginer déléguer toutes les tâches opérationnelles qui permettent de faire tourner le business au quotidien.

Pour cela, il faut prendre le temps d’expliquer comment les choses fonctionnent et de quelle manière on procède. 

Les tâches à réaliser doivent être détaillées de la manière la plus claire et no-brainer possible, pour que chaque nouvel employé sache précisément ce que l’on attend de lui.

Le système va permettre à tout le monde de gagner du temps pour innover et itérer sans cesse sur les processus.

Gerber explique qu’il faut voir son entreprise comme un système global, dans lequel chaque partie s’intègre avec les autres.

C’est la seule manière de créer une expérience à la fois unique, et uniforme. De faire en sorte que le client vive la même expérience, à chaque fois qu’il fait appel au business en question

En ce sens, il considère que McDonald est l’entreprise la plus exceptionnelle au monde. Ils ont crée un système et des processus tellement performants, qu’ils peuvent servir des millions de clients, dans leurs 28 000 points de vente, avec la même expérience.

Le livre est assez difficile à résumer. Le résumé que j’en ai fait omet pas mal de choses importantes. Mais le livre est passionnant. Je ne peux que recommande sa lecture.

Il propose un excellent panorama de comment structurer et organiser les différentes parties de son business.

Je trouve que la promesse du livre : “Pourquoi la plupart des petites entreprises échouent et que faire pour réussir” est respectée. Et c’est fort.

 

[Mes lectures #22] Mohamed Ali : Une vie – Jonathan Eig

biographie mohamed ali une vie

j’ai mis 3 mois de lecture (plus ou moins régulière) pour venir à bout des 600 pages de la “biographie de Mohamed Ali : Une vie”, par Jonathan Eig.

Cassius Clay (le vrai nom d’Ali) est né à Louisville, dans le Kentucky.

Il tombe dans la boxe par hasard. Nous sommes dans les années 50 – 60 et le jeune boxeur évolue dans un contexte très particulier. Aux Etats-Unis, la ségrégation entre les noirs et les blancs est très présente. Cassius grandit dans un quartier noir, ne peut se rendre uniquement dans des commerces noirs et ne fréquente que des personnes noires.

Pour Cassius, la boxe devient un moyen de s’émanciper de sa condition noire et d’accéder à des horizons auxquels il n’aurait jamais dû avoir accès. Il est dans un combat permanent pour prouver qu’il peut réussir en tant que noir.

Ce qui est frappant, surtout au début de sa carrière, c’est que Cassius n’a pas de volonté de faire avancer la cause des personnes de couleurs noires. Sa démarche est surtout individualiste : il veut réussir.

Ali n’est pas un phénomène bourré de talent. C’est un boxeur malin, qui met au point des techniques jamais utilisées pour surprendre ses adversaires. Rapidement, il se fait une réputation grâce à son fameux “rope a dope” : il ne met pas de coups très puissants, mais épuise son adversaire en le mitraillant de coups bien placés.

À 18 ans, il remporte la médaille d’or des poids mi-lourds aux JO de Rome. À mesure qu’il remporte des succès, il devient de plus en plus visible médiatiquement.

Après sa rencontre avec Elijah Muhammad, il rejoint le mouvement “Nation of Islam” et se convertit à l’Islam. Il y rencontre Malcolm X.

C’est d’ailleurs suite à sa conversion qu’il change de nom et décide d’adopter un nom Musulman : Mohamed Ali.

Au moment de la Guerre du Vietnam, Ali refuse de rejoindre l’armée. Le gouvernement américain le suspend et le condamne à une peine de prison.

Ali est loin d’être une personne adorée dans son pays, c’est même tout le contraire. En plus d’être un noir qui bat les blancs, on l’accuse de manquer à son devoir de citoyen Américain.

Plus tard, Ali remporte des combats mythiques, notamment contre Foreman au Zaïre et Frazier à Manille.

Ali est un personnage fantasque, drôle et arrogant. Il dilapide la fortune qu’il gagne, se marie et divorce un bon nombre de fois.

À la fin de sa carrière, Ali est triple champion du monde poids lourd mais est incapable d’acter définitivement sa retraite. Il se force à jouer plusieurs combats de trop, qu’il perd lamentablement. 

Il a pris tellement de coups que son cerveau est sérieusement endommagé. Il tremble, n’arrive plus à articuler et a beaucoup de mal à se déplacer.

En 1996, Ali allume la flamme Olympique à Atlanta. On voit clairement que la maladie l’a sérieusement atteint.

Ali meurt le 3 juin 2016.

Même si très longue, j’ai beaucoup aimé cette lecture. La biographie est très exhaustive et permet de se faire une bonne idée de ce personnage haut en couleurs.