Notes pour moi-même : mon année 2018

Notes pour moi-même : mon année 2018

Mon année 2018 a été intense.

J’ai définitivement terminé mes études fin 2017, j’ai emménagé à Paris début 2018 et effectué ma première année complète dans le monde du travail.

En parallèle, j’ai toujours été animé par une volonté de faire des choses créatives à côté, pour moi. Que ce soit pour l’écriture d’un deuxième livre, que j’ai commencé puis mis en pause, ou pour le développement de ce blog, sur lequel je me concentre depuis début septembre.

J’ai pris ces quelques jours qui précédent le Nouvel An pour faire un petit bilan de mon année, et poser quelques jalons pour 2019.

Le temps passe à une vitesse folle

La première chose qui me frappe quand je repense à 2018, c’est la vitesse à laquelle cette année est passée.

Je me revois il y a un an. Je sortais de mes études et venais tout juste d’arriver dans le monde de travail, sans trop savoir à quoi m’attendre. Un peu triste de refermer le chapitre “vie étudiante” de ma vie, mais excité d’en entamer un nouveau.

Un an plus tard, je suis satisfait de ma situation à tous les niveaux, aussi bien professionnelle que personnelle.

Pour autant, je mesure à quel point les jours, les semaines et les mois sont passés vite.

Je pars le matin à 9h, je rentre le soir vers 19h30 / 20h00. Je répète ce schéma 5 fois de suite.

La semaine est finie. Où est-elle passée ?

Ce rythme laisse peu de temps pour soi. Peu de temps pour faire des choses à côté. Alexis Minchella en parle souvent dans son podcast sur le freelancing.

Fin novembre, j’ai fêté mes 25 ans. Je suis passé dans le côté obscure, qui me fait glisser lentement vers les 30 ans.

J’ai l’impression que les 5 années dont je dispose devant moi, avant ce nouveau cap, sont déterminantes. Je suis libre et je n’ai pas encore de réelle attache. C’est le moment pour essayer des choses, prendre des risques et oser l’aventure.

La première leçon que je retiens de 2018 est donc de ne pas m’endormir dans ma situation actuelle. Celle-ci est très confortable, mais je ne dois pas oublier cette volonté de repousser ma zone de confort et d’explorer mes limites. En faisant attention à garder un équilibre avec ce que je souhaite construire sur le long terme.

Continuer à être rigoureux et focus

Avoir un side project (dans mon cas, ce blog) en plus d’un job salarié demande une grande rigueur.

Je dois faire très attention à la manière dont je gère mon temps et mon énergie. Si je ne suis pas rigoureux, les semaines peuvent très vite se terminer, sans que rien n’ait avancé.

En 2018, je m’en suis assez bien sorti sur ce point, particulièrement sur la dernière partie de l’année.

En semaine, je dédie 30 minutes à 1 heure de travail sur mes side projects par jour, et le week-end 2 à 3 heures. Quand je sais que je sors le soir, je mets les bouchées doubles la veille ou me lève plus tôt le jour même, pour avancer.

Ce mode de fonctionnement me convient bien. En faisant un peu chaque jour, j’arrive à atteindre mes objectifs et publier un article chaque semaine.

Certains préfèrent travailler pendant un gros bloc de temps de 4 à 5 heures le week-end, mais ce n’est pas comme ça que je fonctionne.

Je n’aime pas reposer la réussite de ma semaine sur une seule plage de travail ; le risque de l’imprévu est trop important. Je préfère étaler ce que j’ai à faire sur plusieurs jours, pour prendre de l’avance ou combler mon retard si besoin.

En 2019, j’aimerais maintenir cette hygiène de travail.

Cette année, j’ai également pris conscience de l’importance de mon environnement direct.

Tracer son propre chemin est loin d’être simple. On est facilement en proie aux doutes et la difficulté de la tâche peut être décourageante. On peut tomber dans la facilité sans s’en rendre compte.

C’est pour cela qu’il est essentiel de s’entourer de personnes qui comprennent ce que l’on fait. Mieux, de personnes qui partagent les mêmes ambitions, volontés de création et qui nous tirent vers le haut.  

J’aimerais aller encore plus loin sur ce sujet en 2019 (more on that soon…).

Être patient. Le jeu se joue à long terme !

Je parle beaucoup de l’importance de construire sur le long-terme. J’en ai pris encore davantage conscience en 2018.

J’ai parfois été tenté de lancer des projet pour rechercher les gains à court terme (exemple : une boutique en dropshipping).

Mais je me suis rapidement rendu compte que cela ne m’intéressait pas. Avec ce genre de projet, je ne construis rien sur le long terme : aucune marque, aucun produit ou service durable dans le temps, aucun avantage compétitif. Les compétences que demandent le dropshipping peuvent être développées en montant d’autres projets plus intéressants.

Je préfère poser des bases saines et me concentrer sur mes habitudes quotidiennes.

Prendre le temps de développer l’audience de ce blog, continuer à affiner mon esprit critique et développer mes connaissances en lisant tous les jours.

Début 2018, j’avais également l’ambition de publier un second livre pour la fin de l’année. J’ai travaillé dessus 4 mois et ensuite mis le projet en pause.

j’ai préféré lancer le site sur lequel vous lisez cet article et prendre le temps de rééditer mon premier livre, avant d’attaquer le suivant. Je voulais améliorer certains passages et revoir la couverture. Cette nouvelle version sort dans quelques jours / semaines et j’ai hâte de vous la présenter.

Pour 2019, je vais essayer de mieux structurer mes efforts en me fixant des objectifs à 90 jours (j’en ferai sûrement un article).

L’objectif numéro 1 est de continuer à publier rigoureusement un article par semaine, pour doubler le trafic de ce blog.

Rigueur, patience et ambition pour 2019.

C’est souvent plus simple qu’on ne le pense

C’est souvent plus simple qu’on ne le pense

Mon ambition pour les prochains mois : développer ce blog au maximum et voir où cela peut me mener.

Pour ce faire, je me pose de nombreuses des questions :

  • comment aller plus vite pour fédérer une communauté autour de mes articles ?
  • comment écrire de meilleurs articles et de meilleurs titres ?
  • comment mieux distribuer mes articles ?
  • comment faire en sorte que plus de gens tombent sur la page Amazon de mon livre et le lisent ?
  • comment mieux optimiser mes articles et mon site pour le SEO ?
  • comment récupérer davantage d’adresses email de personnes intéressés par ce que j’écris ?
  • etc

Je passe du temps à écumer des articles qui expliquent comment tel site a réussi à doubler son trafic, ou multiplier par 4 ses conversions, pour trouver des solutions à ces questions.

Dans mon article sur l’expression “fake if until you make it“, j’évoquais déjà ce sujet en filigrane. Je parlais de cette recherche de techniques et de hacks, qui nous rend impatients et nous pousse vers le toujours plus. 

Récemment, j’ai remarqué autre chose : en me posant autant de questions, je me distrais et je complexifie outre mesure ce que je dois faire.

Ces questions me détournent de ma tâche

Quand je prends le temps d’y réfléchir, je m’en rends compte qu’en réalité, c’est plus simple que cela.

Si je reprends mon objectif, développer ce blog, ma feuille de route est beaucoup moins complexe que cela.

Évidemment que je pourrais passer plus de temps sur la distribution, rejoindre des communautés pour me faire connaître ou faire mille autres choses.

Mais ce blog n’est pas mon activité à plein temps et je dois faire des choix. Je dois allouer mon temps en fonction de ce qui aura le plus d’impact, avec le minimum d’effort de ma part.

Une fois que l’on raisonne de cette manière, on se rend compte que ce n’est pas si complexe que cela.

Mon seul focus doit être d’écrire les meilleurs articles possibles, le plus régulièrement possible.

Le reste viendra naturellement et sera une conséquence de ce travail.

Je n’ai pas besoin de me prendre la tête pour optimiser X ou Y, surtout à ma petite échelle.

Je dois juste être rigoureux dans mon travail quotidien et patient sur le long terme.

Je pense que c’est également valable pour n’importe quel projet. Il faut se concentrer sur deux choses :

  • Créer le meilleur produit possible
  • Le distribuer aux bonnes personnes, si possible un petit groupe

Ça paraît bateau, je sais. Mais quand on se focalise uniquement là-dessus, beaucoup de questions disparaissent et l’horizon s’éclaircit.

Les interrogations sur comment mieux optimiser son temps et où concentrer ses efforts n’ont plus raison d’être. Notre to-do list se simplifie et on ne se pose plus 1 000 questions.

Dans mon cas, cela veut dire que je ne dois me poser qu’une seule question : comment écrire les meilleurs articles possibles ?

Capitaliser sur ce qui fonctionne déjà

Cela fait 2 ans que j’essaie de créer régulièrement du contenu sur Internet.

2 ans dans une vie, c’est peu. Mais quand je regarde en arrière, je me dis que les bienfaits ont été très nombreux : j’ai rencontré de super personnes, j’ai écrit un livre et j’ai même trouvé un job en Copywriting

Certains de mes articles ont bien marché et j’ai eu un début de “traction”.

Alors plutôt que de m’interroger sur les techniques à utiliser pour aller encore plus vite, je dois juste intensifier mes efforts sur ce qui a déjà marché et continué à faire ce qui a m’a amené juste ici.

Écrire les meilleurs articles possibles, créer de la confiance en ne manquant jamais un rendez-vous avec mes lectures et en publiant, toutes les semaines, sans faute.

Le plan est limpide, il ne reste plus qu’à l’exécuter.

Si je parviens à maintenir cette discipline pendant 3 ou 4 ans, cela peut vraiment créer quelque chose de chouette.

C’est le défi que je me lance.

Le problème d’une génération : “Fake it until you make it”

Le problème d’une génération : “Fake it until you make it”

“Théo, 24 ans, multimillionnaire et coach de vie.”
“Damien, conseiller en relations humaines et accélérateur de réussite.”
“Julien, entrepreneur à succès et expert en Marketing.”

Depuis peu, on assiste à une prolifération de ce genre de profils bullshit sur les réseaux sociaux.

Des soi-disant entrepreneurs à succès qui s’inventent une vie – un titre LinkedIn peut également suffire – pour nous donner envie d’échanger la formule miracle qu’ils ont mise au point, contre quelques centaines d’euros.

Comme si toute une nouvelle génération s’était mise à appliquer au pied de la lettre le fameux adage startup “Fake it until you make it. Avec l’espoir de la reconnaissance et de l’argent facile.

problème fake it until you make it

Avant d’aller plus loin dans cet article, j’aimerais souligner qu’il existe des situations pour lesquelles l’expression “Fake it until you make it” peut être positive.

Elle nous rappelle que :

  • l’on n’a pas besoin d’être à 100% certain de ce que l’on va faire avant de se lancer. C’est normal (et sain) de ne pas savoir précisément où l’on veut aller. Le meilleur moyen de trouver son chemin est justement de commencer à avancer, de mettre un pied devant l’autre et d’expérimenter les choses
  • l’on est tous en proie aux doutes, même les meilleurs dans leur domaine. Ce qui compte, c’est de parvenir à les surmonter pour avancer quoi qu’il arrive
  • le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité. Peu importe qui l’on est et d’où l’on vient, on possède tous nos chances

Le problème avec “fake it until you make it”

Le problème vient quand on ne pense qu’au “fake it” et que l’on oublie que c’est la dernière partie de l’expression qui compte.

On oublie que “Fake it” n’est qu’un moyen pour arriver à une fin, “make it”.

Ce n’est qu’un moyen pour atteindre ce que l’on veut faire ou devenir qui l’on veut être.

On oublie que les choses demandent du travail et du temps.

On oublie que rien ne vient sans effort. Il faut toujours garder en tête que derrière chaque succès, se cachent des heures de labeur et d’abnégation dans l’ombre.

On peut se rassurer au début en “fakant” les choses. Mais il n’y a pas d’autres solutions que de vraiment faire les choses. Heureusement (oui, heureusement), il n’existe aucun raccourci.

Lots of people want to be the noun without doing the verb. They want the job title without the work.” – Austin Kleon

J’adore cette citation ; elle résume parfaitement mon point.

  • On ne peut pas être forgeron sans forger
  • On ne peut pas être écrivain sans écrire
  • On ne peut pas être musclé sans aller à la salle de sport
  • etc

Je ne veux surtout pas me placer dans la position de celui qui a tout compris (je n’ai moi-même aucune idée d’où je souhaite aller).

Mais je trouve que l’on veut trop vite s’auto-proclamer expert de ceci ou de cela.

On veut gagner de l’argent facilement.

On veut devenir un “influenceur” rapidement.

On veut avoir la vie de nos rêves, tout en faisant le moins d’effort possible.

Ça ne fonctionne pas comme ça…

Ce n’est pas entièrement de notre faute

Comment nous en vouloir ?

Le temps s’accélère et notre environnement joue contre nous. Il nous pousse à tout vouloir plus vite, plus facilement, etc.

Les réseaux sociaux nous montrent la meilleure vie des autres. Ils nous donnent l’impression que tout est formidable autour de nous. Et on se compare irrémédiablement.

On est en permanence abreuvés de photos, vidéos et textes de personnes qui réussissent, ou prétendent réussir. Les fameuses photos des “digital nomades” qui travaillent depuis une plage à Bali.

Le pire, c’est que l’on est incapable de distinguer le vrai du faux. Qui sait réellement ce qui se cache derrière un tweet ou une photo Instagram ?

Problème fake it until you make it

Je suis en fait dans mon lit, je viens de manger des Chocapic et j’ai froid.

La conséquence, c’est que l’on cherche des hacks et des techniques de court terme pour gagner 150% d’efficacité ou gagner 8x plus en y passant 2x moins de temps.

fake it until you make it

Une bien triste question Quora

L’explosion du nombre de personnes qui se lancent dans l’aventure startup avec l’espoir de la revente 3 ans plus tard, de coachs pour entrepreneurs ou de gens qui se lancent dans le dropshipping en est une belle illustration.

D’ailleurs, qu’est-ce que le dropshipping, si ce n’est le rêve d’un revenu prétendument facile et rapide ? En réalité, c’est tout le contraire, mais c’est ce que l’on fait croire à ceux qui se lancent.

Le message que je veux transmettre avec cet article, c’est que les choses prennent du temps. Souvent beaucoup plus que ce que l’on peut penser.

There are no Get-rich-quick schemes. If you see a Get-rich-quick scheme, that’s somebody else, trying to get rich off of you”  – Naval Ravikant

Il faut faire, encore et encore, avant d’espérer devenir bon dans un domaine. Il faut être prêt à répéter les efforts pendant plusieurs années. Il faut être obsessionnel avec sa discipline et la traiter comme un artisanat.

C’est la leçon principale que je retiens de l’analyse que j’ai faite des mes blogueurs et auteurs favoris : Seth Godin, Ryan Holiday, Nicolas Cole et Tim Urban.

Tous se comportent comme des artisans. Tous cultivent et perfectionnent leur art quotidiennement. Lentement et délibérément, dans le but de devenir meilleurs que la veille.

Le succès n’est jamais soudain. Il est la conséquence de l’accumulation de petits avantages construits dans le temps.

 

 

Je viens de passer 10 jours à comparer ma vie avec celle des autres

Je viens de passer 10 jours à comparer ma vie avec celle des autres

Je rentre tout juste d’un voyage d’une dizaine de jours à New-York.

Je suis allé rendre visite à un ami qui vit sur place.

C’était ma première fois aux États-Unis et je dois avouer que New-York est une ville fascinante. Je l’ai tellement vu sous toutes ses formes (télé, cinéma, livres, etc), qu’elle me paraissait familière. La simple vue des gratte-ciels me donnait un boost de motivation dès le matin. C’est comme si elle exerce un pouvoir mystique sur ses visiteurs.

C’est également une ville plein de contraste. Elle fait ressortir tout ce que notre monde a de plus extrême et pousse sans cesse à une consommation déraisonnée. L’opulence côtoie la pauvreté de manière presque malsaine.

J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs autres Français, travaillant également à New-York.

Je les interrogeais sur ce qu’ils faisaient, quels étaient leur parcours et comment ils s’y étaient pris pour décrocher un job ici.

Je me suis retrouvé à me demander sans cesse :

“Est-ce que j’aimerais être à leur place ? Est-ce que j’aimerais vivre ici ?”

Un mimétisme s’installe

Dans 1 mois, j’ai 25 ans.

C’est encore jeune, je sais.

Mais j’ai l’impression de ne pas avoir de temps à perdre. Que je dois faire les bons choix et que ma vie se joue maintenant.

J’ai peur du temps qui passe. J’ai peur de passer à côté de choses dans ma vie. J’ai peur de ne pas saisir les opportunités qu’offre la jeunesse.

Le truc, c’est que je ne sais pas encore précisément quoi faire. J’ai des intuitions et la direction que je souhaite prendre semble se préciser, mais rien de définitif. 

La situation des Français que j’ai rencontrés à New-York était, sur le papier, très enviable :

  • Ils vivent dans l’une des (si ce n’est la) meilleures villes du monde
  • Ils gagnent bien leur vie
  • Ils ont des boulots assez intéressants
  • Ils ne font pas des horaires trop contraignants (9 to 5), ce qui leur laisse du temps pour faire d’autres activités à côté
  • Ils vivent une expérience incroyable à l’étranger

Forcément, je me comparais à eux.

Inconsciemment, un mimétisme s’est mis en place dans ma tête. Je commençais à envier leur situation.

Je commençais, moi aussi, à rêver de leur vie.

Je commençais à avoir les mêmes ambitions qu’eux. 

“Est-ce que je serais heureux à leur place ?”

À mesure que je traversais les rues de Manhattan et laissais mes yeux se poser sur les immenses buildings, cette question revenait sans cesse.

De retour de mon voyage, j’ai pris le temps d’y réfléchir à tête reposée.

J’ai réalisé que je glissais sur une pente dangereuse : celle de la comparaison. 

J’évaluais ma vie, avec les doutes et les faiblesses dont je suis conscient, avec la situation qu’ils renvoyaient extérieurement.

Le problème, c’est qu’ils ne me parlaient pas des points négatifs de leur vie à New-York. Ils en ont comme tout le monde. Sauf que je ne pouvais pas les voir. 

Bien qu’en apparence leur vie semblait idéale, la vision que j’en avais était forcément biaisée.

Personne n’expose publiquement ses peurs et ses failles.

”Comparison Is the Thief of Joy” – Theodore Roosevelt


L’autre truc, c’est que je calquais, sans le vouloir, mes désirs et ambitions sur les leurs. 

j’oubliais progressivement qui j’étais, pour penser comme eux.

C’est un piège redoutable, car cela nous détourne de qui nous sommes réellement.

On se met à faire les choses en fonction des codes, des normes et de ce qui est socialement bien vu. On finit par s’oublier et ne plus être en accord avec soi-même.


Enfin, j’ai réalisé que j’étais pleinement satisfait de ma situation actuelle.

Bien sûr que l’on peut toujours avoir plus, gagner plus, vivre dans une meilleure ville, avoir de meilleures relations et améliorer les choses.

Mais je pense que la première chose à faire pour être heureux, est de savoir accepter et reconnaître la valeur de ce que l’on possède déjà. 

Le pouvoir de l’humilité

Le pouvoir de l’humilité

 

Je me sentais ridicule.

Je venais de gâcher 3 heures à débattre de politique avec un de mes amis sur Facebook.

Une énième soirée gâchée à m’énerver pour des futilités.

Je pensais avoir raison. Lui aussi.

On a tout les deux quitté ce “débat” frustrés. Incapables de convaincre l’autre que son point de vue était le bon. Incapables de faire preuve d’empathie pour comprendre ses arguments.

 

Tout a commencé par un article qu’il avait partagé sur son mur.

Je n’ai pas pu m’empêcher de commenter un pavé pour lui montrer mon désaccord. Il a commenté un pavé deux fois plus gros. La discussion s’est emballée.

Ce n’était pas la première fois que ce genre de choses m’arrivaient.

À vrai dire, il y a quelques années, c’était même assez fréquent.

Toutes les semaines, je me lançais dans d’innombrables discussions politiques ou économiques. Je pensais devoir avoir un avis sur tout. Tout commenter et tout analyser.

Je n’avais rien compris.

Que sais-je ?

Pendant une grande partie de ma vie, je pensais tout savoir.

Je pensais que ma vision du monde était la seule qui vaille. Je pensais que si les autres n’étaient pas d’accord ou qu’ils ne faisaient pas comme moi, c’est qu’ils n’avaient rien compris à la vie.

J’analysais leurs décisions en fonction de mes expériences et de ma vision personnelle du monde. Je n’essayais pas de me mettre à la place des autres.

Il y a 3 ans, j’ai pris une claque.

Je me suis mis à lire énormément, dont pas mal de biographies. Notamment celles de Socrate, De Vinci et Einstein.

Ces hommes brillants ont dédié leur vie à la connaissance et au savoir.

Une chose m’a frappée chez eux.

Tous soulignent à quel point la quête de la connaissance dans un domaine est infinie et que personne ne peut avoir la prétention de tout savoir.

Plus ces personnes en savaient, plus elles se rendaient compte qu’ils leur restaient énormément d’autres choses à apprendre.

Tous avaient pris la mesure de la complexité des choses.

Tous avaient compris qu’ils n’étaient que des grains de sable dans l’univers.

Si les plus grands Hommes de l’humanité étaient les plus humbles, comment pourrais-je ne pas l’être ?

Je tombais dans la facilité

En réalité, dès que je dressais un jugement rapide sur une situation, je laissais mon ego prendre le dessus.

C’était une grave erreur.

Mon ego m’empêchait d’apprendre. Il m’empêchait de visualiser mes lacunes et mes faiblesses. Il m’empêchait de reconnaître quand j’avais tort et donc, quand je devais revoir mon mode de pensée et me remettre en question.

L’ego est coriace.

Ce n’est pas de l’arrogance au sens mauvais du terme. C’est plutôt une facilité dans laquelle on peut tomber sans s’en rendre compte. 

Une facilité qui prend la forme de conclusions hâtives que l’on tire.

Quelque part, cette facilité est confortable. Elle nous donne une vision binaire du monde. 

Elle nous fait croire que le bien et le mal existent. Que les choses sont comme ça, et pas autrement.

C’est tout le contraire

Je pense, au contraire, que l’humilité est la plus grande des qualités à avoir (ou à développer).

Parce qu’il y a toujours quelque chose de plus à apprendre.

Un autre point de vue à découvrir.

Une opinion contraire à laquelle se confronter.

Parce que les choses sont toujours plus complexes qu’il n’y paraît. Qu’il y a toujours une histoire cachée que l’on ne connaît pas. Un contexte singulier qui rend la situation incompréhensible au premier coup d’oeil.

« Nous vivons sur une île entourée d’une mer d’ignorance. Au fur et à mesure que notre île de connaissance grandit, de même le rivage de notre ignorance. » –John Archibald Wheeler

 

Récemment, on m’a demandé ce que je pensais des dernières réformes politiques.

J’ai répondu que c’était trop complexe et que je n’étais pas compétent pour avoir un avis tranché sur le sujet.

Je préfère rester neutre et laisser la parole à ceux qui dédient leur vie à l’étude de ces questions. 

Les gens s’en foutaient de moi. Et c’était génial.

Les gens s’en foutaient de moi. Et c’était génial.

Je me sentais honteux et j’étais terrifié.

Terrifié à l’idée de ce qu’on allait penser de moi. 

Terrifié à l’idée que l’on me critique. Que l’on me dise que ce que je venais de publier ne valait rien.

J’ai fermé mon ordinateur, laissé mon téléphone sur mon bureau et je suis parti courir.

Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite et longtemps. Je sentais le feu en moi. Je courais pour échapper à un je-ne-sais-quoi qui me prenait aux tripes. 

C’était le 23 février 2016, un dimanche.

Je venais de publier mon premier article sur Medium. 

J’étais terrifié.

Trouver des réponses

J’étais à une période de ma vie où je cherchais des réponses.

Des réponses sur ce que je souhaitais faire. Sur qui j’étais. Sur mes aspirations et ambitions. 

C’est à ce moment que j’ai découvert Medium. Par hasard.

j’y ai trouvé des gens qui se posaient les mêmes questions que moi. Des gens humbles, qui cherchaient des conseils sur comment mener leur vie.

Cet article, je l’avais mûri pendant plusieurs semaines. Jusqu’à la dernière seconde, j’ai hésité avant de le publier.

Quand je le relis aujourd’hui, je le trouve mauvais.

Mais ce n’est pas important. Je n’avais pas l’objectif d’en faire un chef d’oeuvre. Ni aucune autre ambition.

C’était mon moyen de marquer le début d’une quête. Une quête qui allait me mener vers la découverte de moi-même. 

Une fois publié, j’ai partagé cet article sur mes comptes Facebook et Linkedin.

2 heures plus tard, j’avais 2 likes et 9 vues.

Une semaine plus tard, mon post avait récolté 11 likes et mon article 30 vues.

Tout ça pour ça….

Une libération

La réalité froide, c’était que mon article avait fait un flop.

Mais paradoxalement, ça m’a fait un bien fou. Parce que j’en ai tiré plusieurs leçons importantes.

D’abord, j’ai compris que les gens se foutent globalement des autres. Ce qui les intéresse, ce sont eux. Leurs problèmes et tracas personnels. 

Nous sommes tous pareils, moi le premier.

Alors quand on voit passer un article Facebook comme celui que je venais de poster, au mieux on s’arrête dessus pendant 2 secondes. Au pire, on continue à scroller. 

Ensuite, j’ai constaté que les gens sont assez bienveillants.

Les quelques personnes qui avaient prêté attention à mon article m’ont félicité d’avoir eu le courage de le poster. Plusieurs personnes m’ont avoué avoir également envie de se lancer dans des activités créatives, sans oser franchir le pas. 

J’ai compris que je pouvais assumer qui j’étais sans trop de risque.

Être fier de mes qualités et de mes faiblesses. Retirer ce masque lisse et propre que l’on affiche tous aux autres sur les réseaux sociaux (et dans la vie en général) sans danger.

Mieux, j’ai compris que c’était bénéfique.

Cette vulnérabilité m’a permis d’attirer à moi les personnes avec le même état d’esprit. 

Malgré l’indifférence générale, c’était super positif.

Depuis, j’ai continué à écrire

Depuis ce jour de février 2016, j’ai posté près d’une centaine d’articles sur Medium. J’ai même publié un livre.

Chaque nouvel article et chaque nouveau clic sur “Publier” m’ont rendu plus imperméable à cette peur. Chaque clic m’a rendu plus résistant.

J’ai pris conscience qu’à chaque article, je progressais. Que peu importe ce que l’on fait, les débuts sont toujours poussifs et très moyens.

La seule chose qui compte est la progression.

Au final, les meilleurs dans leur domaine sont ceux qui n’ont pas abandonné. Ceux qui ont continué à avancer coûte que coûte et à surmonter la peur de la critique. 

Lorsque j’ai publié mon livre, cette peur est revenue. En pire. J’avais l’impression de m’engager sur toute ma vie. Ce livre, je ne pourrais jamais totalement le supprimer. Il y aura toujours une personne qui l’aura dans sa bibliothèque.

Une semaine avant, je voulais tout arrêter. Supprimer ce fichier sur lequel je venais de passer mes 6 derniers mois.

Un matin, en me réveillant, j’ai eu un sursaut. J’ai publié ce livre dans la demi-heure.

Et c’est la meilleure décision que j’ai prise.