Écrire le livre que j’aurais aimé lire

Écrire le livre que j’aurais aimé lire

📍 Je viens de sortir une version rééditée de mon livre, “Devenir Remarquable à l’ère du Numérique“. Au programme, des parties mises à jour, certains passages revus, une préface signée Alexandre Dana et une nouvelle couverture. 📍


 

L’un des avantages de faire une école de commerce, c’est de se confronter au monde de l’entreprise.

Je venais d’une classe Prépa et je n’avais fait aucun stage dans ma vie. Ma seule expérience en entreprise se résumait à un job d’été d’un mois, en tant que guichetier d’une banque.

En école de commerce, il faut faire un stage tous les ans. Avec en plus, une année de césure qui offre la possibilité de travailler en entreprise pendant une année complète. C’est ce que j’ai fait.

Je me suis retrouvé à faire un stage de 10 mois, dans une grande banque nationale.

Sur le papier, c’était assez confortable. Je n’avais pas tellement de pression.

Au début, je faisais de mon mieux pour m’intégrer. Je faisais ce qu’on me demandait en temps et en heure et je me conformais à ce qu’on attendait de moi.

Ce n’était pas déplaisant. J’avais un cadre de travail plaisant et des collègues sympathiques.

Je ne connaissais pas grand à la comptabilité et à la finance d’entreprise. Ce stage m’a permis d’apprendre beaucoup de choses dans ce domaine, rapidement.

Mais à mesure que les mois passaient, je sentais de plus en plus que je n’étais pas à ma place. J’avais l’impression de perdre toute passion dans ce que je faisais et de me ramollir. J’avais l’impression désagréable d’avoir peu d’énergie dans mes journées.

Je voyais que tous ceux qui travaillaient autour de moi, qui étaient là depuis plusieurs années, avaient également perdu toute forme de passion et de rêve.

Plus j’avançais et plus je me rendais compte que les gens étaient là par défaut. 

J’avais des collègues qui traînaient leur spleen et répétaient tous les jour vouloir partir.

Cette expérience m’a marquée

Moi, j’avais 22 / 23 ans et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie. J’avais pris ce stage par hasard, attiré par le “prestige” d’une grande entreprise.

Cette expérience m’a marquée. Encore une fois, ce n’était pas désagréable et j’ai appris des choses.

Mais j’avais l’impression d’éteindre une flamme qui était en moi.

Alors je me suis promis de ne pas subir ça toute ma vie. De ne jamais me retrouver dans la même situation que mes collègues de l’époque. De faire le moins de choix par défaut possible. 

Plus jeunes, nombreux s’étaient dit “je fais ce job seulement quelques années, avant de trouver quelque chose qui me plaît réellement. Cela va me faire une bonne expérience et un joli nom sur mon CV“.

15 ans plus tard, ils étaient toujours là. Comme s’ils avaient été pris au piège de la vie et des crédits à rembourser.

Tout va très vite et on s’engage rapidement. Plus on avance et plus le changement est difficile.

C’était sûrement naïf de ma part, mais j’avais peur de me faire piéger dans un tourbillon similaire, qui nous fait traverser l’expérience comme des fantômes et mener des existences sans saveur.

Ce stage a été un déclic.

Je ne sais rien faire de mes mains.

Même si je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, ce stage a agi comme un réveil pour moi. C’était une mise en garde.

Fais attention aux choix que tu fais.

J’ai pris conscience que l’on passe la majorité de notre vie au travail et que c’est essentiel de s’y épanouir.

Cela peut paraître bateau et cliché, mais à l’époque ça ne l’était pas pour moi.

Cette réflexion a été le point de départ d’une transformation que j’ai menée sur moi-même et de nombreux questionnements.

Mais j’ai également pris conscience d’autre chose, d’encore plus important.

J’avais beau être ambitieux et vouloir me construire la vie que je voulais, je n’avais aucun “avantage compétitif” sur lequel construire. Je n’avais pas grand chose pour légitimer cette ambition.

Malgré mon cursus en école de commerce, je n’avais pas l’impression de posséder de compétences concrètes, qui allaient me servir.

C’est bien de vouloir faire plein de choses, mais encore faut-il en avoir la capacité. Ce n’était pas mon cas.

Je me suis alors demandé : “quelle est la première chose que je peux faire maintenant, pour me construire un avantage ?”

À partir de ce moment, j’ai commencé à lire énormément et à me former en ligne sur plein de sujets.

Je rentrais chez moi le soir sur-motivé à l’idée de progresser et de devenir meilleur. Mes soirées étaient trop courtes, je voulais rester éveillé toute la nuit.

C’est à ce moment que j’ai commencé à écrire. 

D’abord pour retenir ce que je lisais. Je m’étais fixé un défi de lire un livre par semainemais au bout de deux semaines, j’avais déjà tout oublié.

À l’aventure !

Je suis entré dans une démarche d’exploration. Je n’avais pas de but ni d’objectif particulier. Je voulais simplement me découvrir moi-même et d’apprendre à mieux me connaître.

“Quelles sont mes aspirations ? Mes forces ? Mes faiblesses ? Les choses que j’aime faire ?”

Je me suis posé toutes ces questions que l’on ne se pose jamais.

Grâce à la lecture et à mes premiers apprentissages, j’ai commencé à poser les pierres de ma “transformation”.

J’ai rapidement pris goût à tout cela. J’ai pris conscience, que l’on pouvait tout faire.

Je voyais de plus en plus de personnes qui s’inventaient des modes de vies nouveaux, qui correspondent à qui ils sont, et qui n’auraient jamais été possibles il y a 15 ans. Grâce à Internet.

J’ai compris que les seules limites sont celles que l’on se fixe soi-même.

La contre-partie, c’est que tout ceci demande énormément de travail.

J’ai rapidement l’intuition qu’il faut que je me démarque des autres. Il faut que je dispose d’une valeur supplémentaire à apporter. 

Cette intuition me sert de carburant. Elle renforcé ma soif d’apprentissage et d’amélioration de moi-même.

Je suis alors parti faire un stage à l’étranger, dans un startup.

Cette fois, rien à voir avec mon expérience à la banque. J’ai apprécié et confirmé que je souhaitais évoluer dans cet univers. J’y ai retrouvé une soif d’apprendre et de progresser similaire à celle qui m’animait. J’y ai trouvé un environnement très ouvert, dans lequel tout va très vite.

Cela collait bien avec ce que je recherchais.

En parallèle de tout cela, j’ai eu la chance d’être entouré de plusieurs personnes qui se posaient les mêmes questions, avaient les mêmes ambitions et traversaient une période similaire à la mienne. Ces personnes ont joué un rôle très important dans mon développement.

De plus en plus, je sentais que mon objectif s’affinait.

je comprenais de mieux en mieux qui j’étais et où je voulais aller dans la vie. Je conservais un petit carnet, dans lequel je notais mes pensées et les idées qui m’importaient.

mon carnet de notes

Je prenais conscience du chemin à parcourir. C’était la première fois que cela m’arrivait.

J’ai compris que la manière de traverser ce chemin était de devenir remarquable. 

Devenir remarquable, c’est faire ce qui est rare et difficile. Car c’est précisément ce qui a de la valeur.

Écrire un livre

C’est toute cette démarche que j’ai eue, et qui dure depuis 3 ans (c’est un processus sans fin), que je raconte dans mon livre, “Devenir Remarquable à l’ère du numérique“.

J’ai souhaité écrire une synthèse des grandes idées qui m’ont marqué et qui ont profondément impacté la manière avec laquelle je vois le monde aujourd’hui. Celles qui me servent de boussoles en direction de mes objectifs.

La raison pour laquelle j’ai voulu écrire ce livre en premier lieu, était d’abord personnelle. Je voulais prendre le temps de mettre tout cela sur papier.

Ensuite, c’était pour partager mon expérience à tous ceux qui traversent des périodes similaires. Je sais qu’ils sont très nombreux, à différents stades de leur vie.

Certains sont comme le moi de l’époque, sur le point d’entrer dans la grande jungle du monde du travail. Ils ne savent pas quoi faire. Comme tout jeune de 25 ans, ils se posent des questions existentielles :

  • Qui suis-je ?
  • Quelle est ma place dans ce monde ?
  • Comment naviguer dans ce monde flou et incertain ?

Certains sont à d’autres moments de leur vie ; des phases de transition ou de transformation.

C’est de tout cela que je parle dans mon livre.

J’aime dire que j’ai écrit le livre que j’aurais aimé lire, au début de ma démarche d’exploration.

j’ai également eu envie d’ajouter des interviews de personnes que je trouve remarquables. Je voulais donner davantage de crédibilité à mon texte. 

Qui suis-je pour donner des conseils ? Quand j’ai écrit ce livre, je ressentais un syndrome de l’imposteur (il est encore présent, mais se dissipe).

Avec ces interviews, mon intention était d’apporter encore plus de valeur, de rendre mes propos plus concrets et de rendre ma démarche plus humble.

J’ai voulu raconter le parcours de personnes remarquables, en essayant d’en tirer des enseignements concrets, à la lumière des pages précédentes.

J’ai réédité ce livre au début de l’année 2019.

J’y ai ajouté une préface écrite par Alexandre Dana, CEO de LiveMentor, corrigé quelques passages et refait une belle couverture.

Le livre est disponible en version papier et ebook sur Amazon.

Devenir Remarquable à l'ère du numérique Valentin Decker

 

Comment lire un livre par semaine ?

Comment lire un livre par semaine ?

Lire un livre par semaine est l’un des meilleurs investissements en temps que l’on puisse faire au cours de sa vie.

Il n’y a pas de débat sur les vertus de la lecture et nombreux sont ceux qui aimeraient adopter une habitude similaire.

Mais lire un livre par semaine a l’air d’un énorme investissement en temps.

Comment s’y prendre ? Surtout quand notre rythme habituel de lecture ressemble plutôt à un livre tous les 6 mois.

Avec les bonnes méthodes, je suis convaincu que tout le monde peut le faire.

Je n’ai jamais été un grand lecteur pendant ma jeunesse et mes études. Je m’y suis mis assez tard et j’ai progressivement adopté cette routine.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment vous y prendre.

Laissez-moi d’abord vous rappeler pourquoi la lecture est fondamentale.

Pourquoi lire un livre par semaine ?

On répète souvent qu’il est très important de se spécialiser pour devenir très bon dans un domaine. C’est vrai.

Mais c’est tout aussi important de disposer d’un socle de connaissances générales, sur lesquelles vous pourrez ensuite vous appuyer et construire sereinement.

La lecture est le meilleur moyen d’acquérir cette base de culture, sur des sujets très variés.

Si vous vous hyper-spécialisez très tôt, vous prenez le risque de ne savoir faire qu’une seule chose, ce qui peut devenir problématique si cette chose disparaît ou perd en importance.

Être capable de raisonner sur plusieurs niveaux est très précieux, surtout dans un monde qui se complexifie sans cesse.

La lecture est une énorme source d’inspiration. Quand on entreprend ou que l’on monte des projets, le chemin à suivre est loin d’être évident. Lire les parcours de personnes qui ont fait un voyage similaire est très éclairant. À ce titre, certaines biographies sont de véritables trésors : Tolkien, Benjamin Franklin, Warren Buffet, Phil Knight, Montaigne ou encore Winston Churchill. Elles rassurent. Elles nous montrent que les trajectoires suivies par ces personnes étaient loin d’être linéaires et sans encombres.

Lire, c’est s’exposer à de nouvelles idées et s’ouvrir l’esprit. À titre personnel, j’aime varier mes lectures et me diriger vers des livres qui n’ont rien à voir entre eux. C’est un excellent moyen pour devenir plus créatif et mixer des idées qui n’ont aucun rapport entre elles.

Creativity comes from unlikely juxtapositions” – Nicholas Negroponte

Pour bien écrire, il faut d’abord lire beaucoup. Les plus grands auteurs comme Stephen King ou Hemingway le répètent.

La mise en place d’une rigueur de lecture est certainement ce qui m’a le plus aidé à devenir copywriter. C’est ce qui me permet d’écrire des meilleurs articles de blog chaque semaine.

Enfin, et c’est non-négligeable, une fois qu’on l’a pleinement intégrée dans son quotidien, la lecture devient un vrai plaisir. Presque une addiction.

Venons-en à la question qui nous intéresse.

// Si vous ne savez pas quels livres lire, j’envoie également une newsletter dédiée avec uniquement des conseils de lectures et de biographies pour entrepreneurs. //

Comment lire un livre par semaine ?

1. Faire de la lecture une priorité

Quand on souhaite lire un livre par semaine, la première chose à faire est de construire un socle d’habitudes durable dans le temps. Ce sont les fondations de tout ce qui va suivre.

Pour cela, vous devez placer la lecture très haut dans le classement des priorités de votre journée.

Je suis convaincu qu’il n’y a pas de questions de temps. Uniquement des questions de priorités.

Je n’ai pas le temps de lire” n’est pas un argument valable. C’est juste une excuse.

Certains arrivent à accomplir davantage de choses que d’autres. Pourtant, nous possédons tous le même nombre d’heures dans une journée. Je remarque d’ailleurs que nous fonctionnons en spirale : plus une personne en fait, plus elle est capable d’en faire davantage. Et moins elle en fait, moins elle dégage du temps pour faire.

Si on décide que la lecture est prioritaire, on trouve du temps et on lui offre une place dans notre quotidien.

De manière mécanique, cela signifie que l’on va accorder moins d’importance et de temps à un autre élément. Il faut faire un sacrifice quelque part.

Cela est d’ailleurs valable peu importe ce que l’on souhaite faire. Nous n’avons aucun contrôle sur le nombre d’heures disponibles dans notre journée. Par contre, nous pouvons décider de la manière avec laquelle nous les utilisons. 

La question devient alors : Voulez-vous vraiment lire un livre par semaine ?

Si oui, on continue.

2. Découper la lecture et en faire une habitude quotidienne

Pour lire un livre par semaine, il y a deux grandes méthodes :

  • On peut le lire en un bloc de 4 ou 5 heures de suite, le week-end
  • On peut découper la lecture en petits morceaux, chaque jour

Je recommande la deuxième méthode. D’abord parce qu’elle est beaucoup plus simple à mettre en place (il m’est impossible de rester concentré 5 heures de suite sur quoi que ce soit), ensuite parce qu’elle permet de créer un socle de routine.

Pour lire un livre de 200 pages, il suffit de lire 30 pages par jour, pendant une semaine. 

En fonction de votre vitesse de lecture, cela correspond à environ 45 – 60 minutes de lecture.

Si on décompose encore, c’est facilement atteignable en 3 sessions de 20 minutes de lecture. Une le matin, une le midi, une le soir.

C’est le rythme que j’essaie de tenir chaque jour :

  • Je lis 20 minutes dans le métro, en allant au travail
  • Je lis 30 minutes avant de me coucher le soir
  • J’essaie de me lever 20 minutes plus tôt le matin, pour lire (je n’y arrive pas toujours)
  • Je lis parfois 15 à 20 minutes, pendant la pause de midi

À la fin de la semaine, j’ai lu mon livre. En sachant que si je manque certains jours, je peux compenser le week-end en lisant un peu plus.

C’est à la portée de tout le monde.

3. Utiliser les moments creux d’une journée

Nous avons tous des moments de creux dans nos journées : temps de transports, attente en tout genre, pause du midi, etc.

Plutôt que de sortir machinalement son téléphone pour faire défiler les feeds infinis d’Instagram ou Facebook, utilisons ces moments pour sortir un livre. Toute occasion est bonne pour avancer de 5 ou 10 pages.

À la fin de la semaine, les pages et les minutes de lectures s’accumulent. Votre objectif sera accompli.

4. Comportez-vous comme un professionnel

Vous voulez être sérieux avec la lecture ? Comportez-vous comme un professionnel.

Ne traitez pas la lecture comme un loisir ou un passe-temps. Considérez cette activité comme faisant partie intégrante de votre job et de votre journée.

Soyez présent tous les jours, ne soyez pas en retard et ne vous trouvez pas d’excuse. Un professionnel fait le job, quoi qu’il se passe.

Imposez la lecture à votre environnement direct et n’attendez pas d’être “d’humeur à lire”. Ne soyez pas dépendant de conditions extérieures et ne vous laissez pas piéger par l’impression de flemme.

Au début, ce sera difficile. La Résistance vous empêchera de vous y mettre sérieusement et essaiera de vous distraire par tous les moyens. Faites-vous violence. Plus vous pratiquerez, plus cela sera facile. C’est comme à la salle de sport, sauf que c’est votre cerveau qui travaille.

Devenez un professionnel de la lecture.

5. Trouvez un compagnon de lecture

C’est beaucoup plus simple d’adopter une habitude quotidienne quand on a quelqu’un avec qui la partager. Votre environnement direct a énormément d’importance.

Entourez-vous de personnes qui partagent vos ambitions et vos objectifs de lecture.

Sur ce sujet, j’ai la chance de côtoyer régulièrement Alexis, Alexandre et Killian.

Discutez, partagez vos lectures et échangez-vous des livres. Cela vous forcera à vous dépasser et vous motivera quand vous aurez un peu moins envie de lire.

Créez une émulation et installez une petite “compétition” saine entre vous. Vous vous tirerez mutuellement vers le haut.  

Conclusion

Cela peut paraître exagéré mais la lecture est devenue une obsession pour moi. Il n’y a pas un jour où je ne lis pas. Quand cela arrive, je me couche avec un goût d’inachevé et je compense le lendemain.

La lecture doit devenir un réflexe, une variable incompressible de votre journée. Au moindre moment de creux ou de trou, sortez un livre et lisez dix pages. Toutes ces pages et ces minutes vont s’additionner.

Les résultats ne seront pas immédiats. Ce n’est pas en allant à la salle de sport une ou deux fois que vous construirez des muscles.

Mais au bout de quelques mois et de plusieurs dizaines de livres, vos pensées vont se clarifier et vous commencerez à sentir les nombreux bienfaits de la lecture.

Une dernière chose.

Avant la lecture de cet article, vous vous attendiez peut-être à ce que je vous parle de techniques et de hacks de “speed reading”.

Mais, non.

Oui, il existe des méthodes et des “hacks” pour apprendre à lire davantage de mots par minutes.

Je vous les déconseille. J’ai déjà essayé d’utiliser ce genre de pratiques et je n’ai pas apprécié l’expérience. Cela rend la lecture très “mécanique” et supprime tout le plaisir que l’on peut y trouver.

Surtout, cela revient à expliquer à une personne qui prend ses premières heures de conduite que la voiture possède une 6ème vitesse. Cela n’a aucun intérêt à ce stade. Il faut d’abord assimiler les fondamentaux.  

J’espère que cet article vous sera utile.

Vous ne savez pas quoi lire ? Je donne une note à tous les livres que je lis et j’en écris parfois des résumés. Allez jeter un coup d’oeil !

Notes pour moi-même : mon année 2018

Notes pour moi-même : mon année 2018

Mon année 2018 a été intense.

J’ai définitivement terminé mes études fin 2017, j’ai emménagé à Paris début 2018 et effectué ma première année complète dans le monde du travail.

En parallèle, j’ai toujours été animé par une volonté de faire des choses créatives à côté, pour moi. Que ce soit pour l’écriture d’un deuxième livre, que j’ai commencé puis mis en pause, ou pour le développement de ce blog, sur lequel je me concentre depuis début septembre.

J’ai pris ces quelques jours qui précédent le Nouvel An pour faire un petit bilan de mon année, et poser quelques jalons pour 2019.

Le temps passe à une vitesse folle

La première chose qui me frappe quand je repense à 2018, c’est la vitesse à laquelle cette année est passée.

Je me revois il y a un an. Je sortais de mes études et venais tout juste d’arriver dans le monde de travail, sans trop savoir à quoi m’attendre. Un peu triste de refermer le chapitre “vie étudiante” de ma vie, mais excité d’en entamer un nouveau.

Un an plus tard, je suis satisfait de ma situation à tous les niveaux, aussi bien professionnelle que personnelle.

Pour autant, je mesure à quel point les jours, les semaines et les mois sont passés vite.

Je pars le matin à 9h, je rentre le soir vers 19h30 / 20h00. Je répète ce schéma 5 fois de suite.

La semaine est finie. Où est-elle passée ?

Ce rythme laisse peu de temps pour soi. Peu de temps pour faire des choses à côté. Alexis Minchella en parle souvent dans son podcast sur le freelancing.

Fin novembre, j’ai fêté mes 25 ans. Je suis passé dans le côté obscure, qui me fait glisser lentement vers les 30 ans.

J’ai l’impression que les 5 années dont je dispose devant moi, avant ce nouveau cap, sont déterminantes. Je suis libre et je n’ai pas encore de réelle attache. C’est le moment pour essayer des choses, prendre des risques et oser l’aventure.

La première leçon que je retiens de 2018 est donc de ne pas m’endormir dans ma situation actuelle. Celle-ci est très confortable, mais je ne dois pas oublier cette volonté de repousser ma zone de confort et d’explorer mes limites. En faisant attention à garder un équilibre avec ce que je souhaite construire sur le long terme.

Continuer à être rigoureux et focus

Avoir un side project (dans mon cas, ce blog) en plus d’un job salarié demande une grande rigueur.

Je dois faire très attention à la manière dont je gère mon temps et mon énergie. Si je ne suis pas rigoureux, les semaines peuvent très vite se terminer, sans que rien n’ait avancé.

En 2018, je m’en suis assez bien sorti sur ce point, particulièrement sur la dernière partie de l’année.

En semaine, je dédie 30 minutes à 1 heure de travail sur mes side projects par jour, et le week-end 2 à 3 heures. Quand je sais que je sors le soir, je mets les bouchées doubles la veille ou me lève plus tôt le jour même, pour avancer.

Ce mode de fonctionnement me convient bien. En faisant un peu chaque jour, j’arrive à atteindre mes objectifs et publier un article chaque semaine.

Certains préfèrent travailler pendant un gros bloc de temps de 4 à 5 heures le week-end, mais ce n’est pas comme ça que je fonctionne.

Je n’aime pas reposer la réussite de ma semaine sur une seule plage de travail ; le risque de l’imprévu est trop important. Je préfère étaler ce que j’ai à faire sur plusieurs jours, pour prendre de l’avance ou combler mon retard si besoin.

En 2019, j’aimerais maintenir cette hygiène de travail.

Cette année, j’ai également pris conscience de l’importance de mon environnement direct.

Tracer son propre chemin est loin d’être simple. On est facilement en proie aux doutes et la difficulté de la tâche peut être décourageante. On peut tomber dans la facilité sans s’en rendre compte.

C’est pour cela qu’il est essentiel de s’entourer de personnes qui comprennent ce que l’on fait. Mieux, de personnes qui partagent les mêmes ambitions, volontés de création et qui nous tirent vers le haut.  

J’aimerais aller encore plus loin sur ce sujet en 2019 (more on that soon…).

Être patient. Le jeu se joue à long terme !

Je parle beaucoup de l’importance de construire sur le long-terme. J’en ai pris encore davantage conscience en 2018.

J’ai parfois été tenté de lancer des projet pour rechercher les gains à court terme (exemple : une boutique en dropshipping).

Mais je me suis rapidement rendu compte que cela ne m’intéressait pas. Avec ce genre de projet, je ne construis rien sur le long terme : aucune marque, aucun produit ou service durable dans le temps, aucun avantage compétitif. Les compétences que demandent le dropshipping peuvent être développées en montant d’autres projets plus intéressants.

Je préfère poser des bases saines et me concentrer sur mes habitudes quotidiennes.

Prendre le temps de développer l’audience de ce blog, continuer à affiner mon esprit critique et développer mes connaissances en lisant tous les jours.

Début 2018, j’avais également l’ambition de publier un second livre pour la fin de l’année. J’ai travaillé dessus 4 mois et ensuite mis le projet en pause.

j’ai préféré lancer le site sur lequel vous lisez cet article et prendre le temps de rééditer mon premier livre, avant d’attaquer le suivant. Je voulais améliorer certains passages et revoir la couverture. Cette nouvelle version sort dans quelques jours / semaines et j’ai hâte de vous la présenter.

Pour 2019, je vais essayer de mieux structurer mes efforts en me fixant des objectifs à 90 jours (j’en ferai sûrement un article).

L’objectif numéro 1 est de continuer à publier rigoureusement un article par semaine, pour doubler le trafic de ce blog.

Rigueur, patience et ambition pour 2019.

C’est souvent plus simple qu’on ne le pense

C’est souvent plus simple qu’on ne le pense

Mon ambition pour les prochains mois : développer ce blog au maximum et voir où cela peut me mener.

Pour ce faire, je me pose de nombreuses des questions :

  • comment aller plus vite pour fédérer une communauté autour de mes articles ?
  • comment écrire de meilleurs articles et de meilleurs titres ?
  • comment mieux distribuer mes articles ?
  • comment faire en sorte que plus de gens tombent sur la page Amazon de mon livre et le lisent ?
  • comment mieux optimiser mes articles et mon site pour le SEO ?
  • comment récupérer davantage d’adresses email de personnes intéressés par ce que j’écris ?
  • etc

Je passe du temps à écumer des articles qui expliquent comment tel site a réussi à doubler son trafic, ou multiplier par 4 ses conversions, pour trouver des solutions à ces questions.

Dans mon article sur l’expression “fake if until you make it“, j’évoquais déjà ce sujet en filigrane. Je parlais de cette recherche de techniques et de hacks, qui nous rend impatients et nous pousse vers le toujours plus. 

Récemment, j’ai remarqué autre chose : en me posant autant de questions, je me distrais et je complexifie outre mesure ce que je dois faire.

Ces questions me détournent de ma tâche

Quand je prends le temps d’y réfléchir, je m’en rends compte qu’en réalité, c’est plus simple que cela.

Si je reprends mon objectif, développer ce blog, ma feuille de route est beaucoup moins complexe que cela.

Évidemment que je pourrais passer plus de temps sur la distribution, rejoindre des communautés pour me faire connaître ou faire mille autres choses.

Mais ce blog n’est pas mon activité à plein temps et je dois faire des choix. Je dois allouer mon temps en fonction de ce qui aura le plus d’impact, avec le minimum d’effort de ma part.

Une fois que l’on raisonne de cette manière, on se rend compte que ce n’est pas si complexe que cela.

Mon seul focus doit être d’écrire les meilleurs articles possibles, le plus régulièrement possible.

Le reste viendra naturellement et sera une conséquence de ce travail.

Je n’ai pas besoin de me prendre la tête pour optimiser X ou Y, surtout à ma petite échelle.

Je dois juste être rigoureux dans mon travail quotidien et patient sur le long terme.

Je pense que c’est également valable pour n’importe quel projet. Il faut se concentrer sur deux choses :

  • Créer le meilleur produit possible
  • Le distribuer aux bonnes personnes, si possible un petit groupe

Ça paraît bateau, je sais. Mais quand on se focalise uniquement là-dessus, beaucoup de questions disparaissent et l’horizon s’éclaircit.

Les interrogations sur comment mieux optimiser son temps et où concentrer ses efforts n’ont plus raison d’être. Notre to-do list se simplifie et on ne se pose plus 1 000 questions.

Dans mon cas, cela veut dire que je ne dois me poser qu’une seule question : comment écrire les meilleurs articles possibles ?

Capitaliser sur ce qui fonctionne déjà

Cela fait 2 ans que j’essaie de créer régulièrement du contenu sur Internet.

2 ans dans une vie, c’est peu. Mais quand je regarde en arrière, je me dis que les bienfaits ont été très nombreux : j’ai rencontré de super personnes, j’ai écrit un livre et j’ai même trouvé un job en Copywriting

Certains de mes articles ont bien marché et j’ai eu un début de “traction”.

Alors plutôt que de m’interroger sur les techniques à utiliser pour aller encore plus vite, je dois juste intensifier mes efforts sur ce qui a déjà marché et continué à faire ce qui a m’a amené juste ici.

Écrire les meilleurs articles possibles, créer de la confiance en ne manquant jamais un rendez-vous avec mes lectures et en publiant, toutes les semaines, sans faute.

Le plan est limpide, il ne reste plus qu’à l’exécuter.

Si je parviens à maintenir cette discipline pendant 3 ou 4 ans, cela peut vraiment créer quelque chose de chouette.

C’est le défi que je me lance.

Le problème d’une génération : “Fake it until you make it”

Le problème d’une génération : “Fake it until you make it”

“Théo, 24 ans, multimillionnaire et coach de vie.”
“Damien, conseiller en relations humaines et accélérateur de réussite.”
“Julien, entrepreneur à succès et expert en Marketing.”

Depuis peu, on assiste à une prolifération de ce genre de profils bullshit sur les réseaux sociaux.

Des soi-disant entrepreneurs à succès qui s’inventent une vie – un titre LinkedIn peut également suffire – pour nous donner envie d’échanger la formule miracle qu’ils ont mise au point, contre quelques centaines d’euros.

Comme si toute une nouvelle génération s’était mise à appliquer au pied de la lettre le fameux adage startup “Fake it until you make it. Avec l’espoir de la reconnaissance et de l’argent facile.

problème fake it until you make it

Avant d’aller plus loin dans cet article, j’aimerais souligner qu’il existe des situations pour lesquelles l’expression “Fake it until you make it” peut être positive.

Elle nous rappelle que :

  • l’on n’a pas besoin d’être à 100% certain de ce que l’on va faire avant de se lancer. C’est normal (et sain) de ne pas savoir précisément où l’on veut aller. Le meilleur moyen de trouver son chemin est justement de commencer à avancer, de mettre un pied devant l’autre et d’expérimenter les choses
  • l’on est tous en proie aux doutes, même les meilleurs dans leur domaine. Ce qui compte, c’est de parvenir à les surmonter pour avancer quoi qu’il arrive
  • le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité. Peu importe qui l’on est et d’où l’on vient, on possède tous nos chances

Le problème avec “fake it until you make it”

Le problème vient quand on ne pense qu’au “fake it” et que l’on oublie que c’est la dernière partie de l’expression qui compte.

On oublie que “Fake it” n’est qu’un moyen pour arriver à une fin, “make it”.

Ce n’est qu’un moyen pour atteindre ce que l’on veut faire ou devenir qui l’on veut être.

On oublie que les choses demandent du travail et du temps.

On oublie que rien ne vient sans effort. Il faut toujours garder en tête que derrière chaque succès, se cachent des heures de labeur et d’abnégation dans l’ombre.

On peut se rassurer au début en “fakant” les choses. Mais il n’y a pas d’autres solutions que de vraiment faire les choses. Heureusement (oui, heureusement), il n’existe aucun raccourci.

Lots of people want to be the noun without doing the verb. They want the job title without the work.” – Austin Kleon

J’adore cette citation ; elle résume parfaitement mon point.

  • On ne peut pas être forgeron sans forger
  • On ne peut pas être écrivain sans écrire
  • On ne peut pas être musclé sans aller à la salle de sport
  • etc

Je ne veux surtout pas me placer dans la position de celui qui a tout compris (je n’ai moi-même aucune idée d’où je souhaite aller).

Mais je trouve que l’on veut trop vite s’auto-proclamer expert de ceci ou de cela.

On veut gagner de l’argent facilement.

On veut devenir un “influenceur” rapidement.

On veut avoir la vie de nos rêves, tout en faisant le moins d’effort possible.

Ça ne fonctionne pas comme ça…

Ce n’est pas entièrement de notre faute

Comment nous en vouloir ?

Le temps s’accélère et notre environnement joue contre nous. Il nous pousse à tout vouloir plus vite, plus facilement, etc.

Les réseaux sociaux nous montrent la meilleure vie des autres. Ils nous donnent l’impression que tout est formidable autour de nous. Et on se compare irrémédiablement.

On est en permanence abreuvés de photos, vidéos et textes de personnes qui réussissent, ou prétendent réussir. Les fameuses photos des “digital nomades” qui travaillent depuis une plage à Bali.

Le pire, c’est que l’on est incapable de distinguer le vrai du faux. Qui sait réellement ce qui se cache derrière un tweet ou une photo Instagram ?

Problème fake it until you make it

Je suis en fait dans mon lit, je viens de manger des Chocapic et j’ai froid.

La conséquence, c’est que l’on cherche des hacks et des techniques de court terme pour gagner 150% d’efficacité ou gagner 8x plus en y passant 2x moins de temps.

fake it until you make it

Une bien triste question Quora

L’explosion du nombre de personnes qui se lancent dans l’aventure startup avec l’espoir de la revente 3 ans plus tard, de coachs pour entrepreneurs ou de gens qui se lancent dans le dropshipping en est une belle illustration.

D’ailleurs, qu’est-ce que le dropshipping, si ce n’est le rêve d’un revenu prétendument facile et rapide ? En réalité, c’est tout le contraire, mais c’est ce que l’on fait croire à ceux qui se lancent.

Le message que je veux transmettre avec cet article, c’est que les choses prennent du temps. Souvent beaucoup plus que ce que l’on peut penser.

There are no Get-rich-quick schemes. If you see a Get-rich-quick scheme, that’s somebody else, trying to get rich off of you”  – Naval Ravikant

Il faut faire, encore et encore, avant d’espérer devenir bon dans un domaine. Il faut être prêt à répéter les efforts pendant plusieurs années. Il faut être obsessionnel avec sa discipline et la traiter comme un artisanat.

C’est la leçon principale que je retiens de l’analyse que j’ai faite des mes blogueurs et auteurs favoris : Seth Godin, Ryan Holiday, Nicolas Cole et Tim Urban.

Tous se comportent comme des artisans. Tous cultivent et perfectionnent leur art quotidiennement. Lentement et délibérément, dans le but de devenir meilleurs que la veille.

Le succès n’est jamais soudain. Il est la conséquence de l’accumulation de petits avantages construits dans le temps.

 

 

Je viens de passer 10 jours à comparer ma vie avec celle des autres

Je viens de passer 10 jours à comparer ma vie avec celle des autres

Je rentre tout juste d’un voyage d’une dizaine de jours à New-York.

Je suis allé rendre visite à un ami qui vit sur place.

C’était ma première fois aux États-Unis et je dois avouer que New-York est une ville fascinante. Je l’ai tellement vu sous toutes ses formes (télé, cinéma, livres, etc), qu’elle me paraissait familière. La simple vue des gratte-ciels me donnait un boost de motivation dès le matin. C’est comme si elle exerce un pouvoir mystique sur ses visiteurs.

C’est également une ville plein de contraste. Elle fait ressortir tout ce que notre monde a de plus extrême et pousse sans cesse à une consommation déraisonnée. L’opulence côtoie la pauvreté de manière presque malsaine.

J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs autres Français, travaillant également à New-York.

Je les interrogeais sur ce qu’ils faisaient, quels étaient leur parcours et comment ils s’y étaient pris pour décrocher un job ici.

Je me suis retrouvé à me demander sans cesse :

“Est-ce que j’aimerais être à leur place ? Est-ce que j’aimerais vivre ici ?”

Un mimétisme s’installe

Dans 1 mois, j’ai 25 ans.

C’est encore jeune, je sais.

Mais j’ai l’impression de ne pas avoir de temps à perdre. Que je dois faire les bons choix et que ma vie se joue maintenant.

J’ai peur du temps qui passe. J’ai peur de passer à côté de choses dans ma vie. J’ai peur de ne pas saisir les opportunités qu’offre la jeunesse.

Le truc, c’est que je ne sais pas encore précisément quoi faire. J’ai des intuitions et la direction que je souhaite prendre semble se préciser, mais rien de définitif. 

La situation des Français que j’ai rencontrés à New-York était, sur le papier, très enviable :

  • Ils vivent dans l’une des (si ce n’est la) meilleures villes du monde
  • Ils gagnent bien leur vie
  • Ils ont des boulots assez intéressants
  • Ils ne font pas des horaires trop contraignants (9 to 5), ce qui leur laisse du temps pour faire d’autres activités à côté
  • Ils vivent une expérience incroyable à l’étranger

Forcément, je me comparais à eux.

Inconsciemment, un mimétisme s’est mis en place dans ma tête. Je commençais à envier leur situation.

Je commençais, moi aussi, à rêver de leur vie.

Je commençais à avoir les mêmes ambitions qu’eux. 

“Est-ce que je serais heureux à leur place ?”

À mesure que je traversais les rues de Manhattan et laissais mes yeux se poser sur les immenses buildings, cette question revenait sans cesse.

De retour de mon voyage, j’ai pris le temps d’y réfléchir à tête reposée.

J’ai réalisé que je glissais sur une pente dangereuse : celle de la comparaison. 

J’évaluais ma vie, avec les doutes et les faiblesses dont je suis conscient, avec la situation qu’ils renvoyaient extérieurement.

Le problème, c’est qu’ils ne me parlaient pas des points négatifs de leur vie à New-York. Ils en ont comme tout le monde. Sauf que je ne pouvais pas les voir. 

Bien qu’en apparence leur vie semblait idéale, la vision que j’en avais était forcément biaisée.

Personne n’expose publiquement ses peurs et ses failles.

”Comparison Is the Thief of Joy” – Theodore Roosevelt


L’autre truc, c’est que je calquais, sans le vouloir, mes désirs et ambitions sur les leurs. 

j’oubliais progressivement qui j’étais, pour penser comme eux.

C’est un piège redoutable, car cela nous détourne de qui nous sommes réellement.

On se met à faire les choses en fonction des codes, des normes et de ce qui est socialement bien vu. On finit par s’oublier et ne plus être en accord avec soi-même.


Enfin, j’ai réalisé que j’étais pleinement satisfait de ma situation actuelle.

Bien sûr que l’on peut toujours avoir plus, gagner plus, vivre dans une meilleure ville, avoir de meilleures relations et améliorer les choses.

Mais je pense que la première chose à faire pour être heureux, est de savoir accepter et reconnaître la valeur de ce que l’on possède déjà.