Le pouvoir de l’humilité

Le pouvoir de l’humilité

Je me sentais ridicule.

Je venais de gâcher 3 heures à débattre de politique avec un de mes amis sur Facebook.

Une énième soirée gâchée à m’énerver pour des futilités.

Je pensais avoir raison. Lui aussi.

On a tout les deux quitté ce “débat” frustrés. Incapables de convaincre l’autre que son point de vue était le bon. Incapables de faire preuve d’empathie pour comprendre ses arguments.

Tout a commencé par un article qu’il avait partagé sur son mur.

Je n’ai pas pu m’empêcher de commenter un pavé pour lui montrer mon désaccord. Il a commenté un pavé deux fois plus gros. La discussion s’est emballée.

Ce n’était pas la première fois que ce genre de choses m’arrivaient.

À vrai dire, il y a quelques années, c’était même assez fréquent.

Toutes les semaines, je me lançais dans d’innombrables discussions politiques ou économiques. Je pensais devoir avoir un avis sur tout. Tout commenter et tout analyser.

Je n’avais rien compris.

Que sais-je ?

Pendant une grande partie de ma vie, je pensais tout savoir.

Je pensais que ma vision du monde était la seule qui vaille. Je pensais que si les autres n’étaient pas d’accord ou qu’ils ne faisaient pas comme moi, c’est qu’ils n’avaient rien compris à la vie.

J’analysais leurs décisions en fonction de mes expériences et de ma vision personnelle du monde. Je n’essayais pas de me mettre à la place des autres.

Il y a 3 ans, j’ai pris une claque.

Je me suis mis à lire énormément, dont pas mal de biographies. Notamment celles de Socrate, De Vinci et Einstein.

Ces hommes brillants ont dédié leur vie à la connaissance et au savoir.

Une chose m’a frappée chez eux.

Tous soulignent à quel point la quête de la connaissance dans un domaine est infinie et que personne ne peut avoir la prétention de tout savoir.

Plus ces personnes en savaient, plus elles se rendaient compte qu’ils leur restaient énormément d’autres choses à apprendre.

Tous avaient pris la mesure de la complexité des choses.

Tous avaient compris qu’ils n’étaient que des grains de sable dans l’univers.

Si les plus grands Hommes de l’humanité étaient les plus humbles, comment pourrais-je ne pas l’être ?

Je tombais dans la facilité

En réalité, dès que je dressais un jugement rapide sur une situation, je laissais mon ego prendre le dessus.

C’était une grave erreur.

Mon ego m’empêchait d’apprendre. Il m’empêchait de visualiser mes lacunes et mes faiblesses. Il m’empêchait de reconnaître quand j’avais tort et donc, quand je devais revoir mon mode de pensée et me remettre en question.

L’ego est coriace.

Ce n’est pas de l’arrogance au sens mauvais du terme. C’est plutôt une facilité dans laquelle on peut tomber sans s’en rendre compte. 

Une facilité qui prend la forme de conclusions hâtives que l’on tire.

Quelque part, cette facilité est confortable. Elle nous donne une vision binaire du monde. 

Elle nous fait croire que le bien et le mal existent. Que les choses sont comme ça, et pas autrement.

C’est tout le contraire

Je pense, au contraire, que l’humilité est la plus grande des qualités à avoir (ou à développer).

Parce qu’il y a toujours quelque chose de plus à apprendre.

Un autre point de vue à découvrir.

Une opinion contraire à laquelle se confronter.

Parce que les choses sont toujours plus complexes qu’il n’y paraît. Qu’il y a toujours une histoire cachée que l’on ne connaît pas. Un contexte singulier qui rend la situation incompréhensible au premier coup d’oeil.

« Nous vivons sur une île entourée d’une mer d’ignorance. Au fur et à mesure que notre île de connaissance grandit, de même le rivage de notre ignorance. » –John Archibald Wheeler

Récemment, on m’a demandé ce que je pensais des dernières réformes politiques.

J’ai répondu que c’était trop complexe et que je n’étais pas compétent pour avoir un avis tranché sur le sujet.

Je préfère rester neutre et laisser la parole à ceux qui dédient leur vie à l’étude de ces questions. 

Les gens s’en foutaient de moi. Et c’était génial.

Les gens s’en foutaient de moi. Et c’était génial.

Je me sentais honteux et j’étais terrifié.

Terrifié à l’idée de ce qu’on allait penser de moi. 

Terrifié à l’idée que l’on me critique. Que l’on me dise que ce que je venais de publier ne valait rien.

J’ai fermé mon ordinateur, laissé mon téléphone sur mon bureau et je suis parti courir.

Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite et longtemps. Je sentais le feu en moi. Je courais pour échapper à un je-ne-sais-quoi qui me prenait aux tripes. 

C’était le 23 février 2016, un dimanche.

Je venais de publier mon premier article sur Medium. 

J’étais terrifié.

Trouver des réponses

J’étais à une période de ma vie où je cherchais des réponses.

Des réponses sur ce que je souhaitais faire. Sur qui j’étais. Sur mes aspirations et ambitions. 

C’est à ce moment que j’ai découvert Medium. Par hasard.

j’y ai trouvé des gens qui se posaient les mêmes questions que moi. Des gens humbles, qui cherchaient des conseils sur comment mener leur vie.

Cet article, je l’avais mûri pendant plusieurs semaines. Jusqu’à la dernière seconde, j’ai hésité avant de le publier.

Quand je le relis aujourd’hui, je le trouve mauvais.

Mais ce n’est pas important. Je n’avais pas l’objectif d’en faire un chef d’oeuvre. Ni aucune autre ambition.

C’était mon moyen de marquer le début d’une quête. Une quête qui allait me mener vers la découverte de moi-même. 

Une fois publié, j’ai partagé cet article sur mes comptes Facebook et Linkedin.

2 heures plus tard, j’avais 2 likes et 9 vues.

Une semaine plus tard, mon post avait récolté 11 likes et mon article 30 vues.

Tout ça pour ça….

Une libération

La réalité froide, c’était que mon article avait fait un flop.

Mais paradoxalement, ça m’a fait un bien fou. Parce que j’en ai tiré plusieurs leçons importantes.

D’abord, j’ai compris que les gens se foutent globalement des autres. Ce qui les intéresse, ce sont eux. Leurs problèmes et tracas personnels. 

Nous sommes tous pareils, moi le premier.

Alors quand on voit passer un article Facebook comme celui que je venais de poster, au mieux on s’arrête dessus pendant 2 secondes. Au pire, on continue à scroller. 

Ensuite, j’ai constaté que les gens sont assez bienveillants.

Les quelques personnes qui avaient prêté attention à mon article m’ont félicité d’avoir eu le courage de le poster. Plusieurs personnes m’ont avoué avoir également envie de se lancer dans des activités créatives, sans oser franchir le pas. 

J’ai compris que je pouvais assumer qui j’étais sans trop de risque.

Être fier de mes qualités et de mes faiblesses. Retirer ce masque lisse et propre que l’on affiche tous aux autres sur les réseaux sociaux (et dans la vie en général) sans danger.

Mieux, j’ai compris que c’était bénéfique.

Cette vulnérabilité m’a permis d’attirer à moi les personnes avec le même état d’esprit. 

Malgré l’indifférence générale, c’était super positif.

Depuis, j’ai continué à écrire

Depuis ce jour de février 2016, j’ai posté près d’une centaine d’articles sur Medium. J’ai même publié un livre.

Chaque nouvel article et chaque nouveau clic sur “Publier” m’ont rendu plus imperméable à cette peur. Chaque clic m’a rendu plus résistant.

J’ai pris conscience qu’à chaque article, je progressais. Que peu importe ce que l’on fait, les débuts sont toujours poussifs et très moyens.

La seule chose qui compte est la progression.

Au final, les meilleurs dans leur domaine sont ceux qui n’ont pas abandonné. Ceux qui ont continué à avancer coûte que coûte et à surmonter la peur de la critique. 

Lorsque j’ai publié mon livre, cette peur est revenue. En pire. J’avais l’impression de m’engager sur toute ma vie. Ce livre, je ne pourrais jamais totalement le supprimer. Il y aura toujours une personne qui l’aura dans sa bibliothèque.

Une semaine avant, je voulais tout arrêter. Supprimer ce fichier sur lequel je venais de passer mes 6 derniers mois.

Un matin, en me réveillant, j’ai eu un sursaut. J’ai publié ce livre dans la demi-heure.

Et c’est la meilleure décision que j’ai prise.

Pourquoi je n’aurais jamais pu publier mon livre il y a 15 ans (et je ne suis pas le seul)

Pourquoi je n’aurais jamais pu publier mon livre il y a 15 ans (et je ne suis pas le seul)

Il y a quelques mois, j’ai publié mon premier livre, “Devenir remarquable à l’ère du numérique”.

À l’heure où j’écris ces lignes, j’en ai vendu environ 250 exemplaires et il m’a rapporté un peu moins de 700€.

Ces chiffres sont faibles, mon livre ne laissera aucune trace dans l’histoire et je ne suis pas le nouveau Tim Ferriss.

Mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas ce que je recherchais.

Ce que je voulais, c’était écrire. Créer quelque chose de mes mains. Me faire plaisir, publier mon livre et trouver une petite audience de lecteurs. De ce point de vue, ce projet est une réussite.

Ce livre, je l’ai publié en décembre 2017. Mais, si j’avais voulu le faire quelques années plus tôt, il y a 15 ans par exemple, je n’aurais pas pu. Cela aurait été impossible.

Ce n’est pas lié au contenu du livre, mais à l’économie des hits.

Une économie de hits

Il y a une quinzaine d’années, le monde du livre, et de n’importe quelle industrie culturelle (films, musique, jeux vidéo, etc.), était un monde dans lequel les blockbusters et les hits régnaient sans partage.

Seuls les créateurs qui avaient un succès gigantesque, avec des milliers / millions de fans, pouvaient exister. Pour tous les autres, c’était impossible de se faire une place.

Seuls ceux qui parvenaient à toucher le marché de masse existaient. Pour ceux qui possédaient une petite audience, c’était comme s’ils n’avaient pas de fans.

Retournons 15 ans en arrière.

Imaginons que je parvienne à dépasser le premier obstacle qui s’oppose à tout écrivain débutant : trouver un éditeur.

Le deuxième obstacle, celui de la distribution, aurait été infranchissable.

Les librairies et les magasins qui vendent des livres faisaient face, et c’est encore le cas aujourd’hui, à une contrainte difficilement surmontable : la taille finie de leurs rayons et de leur point de vente.

Les gestionnaires de points de vente doivent faire une sélection des produits qu’ils mettront en rayon. Chaque place qu’occupe un livre doit être rentabilisée. La pire chose qui puisse arriver à ces gestionnaires, c’est de proposer des produits qui ne se vendent pas. C’est de gaspiller leur espace avec des flops commerciaux. Ceux-ci représentent un grand risque :

  • Ils ne génèrent aucun chiffre d’affaires
  • Ils occupent la place d’autres oeuvres qui se vendraient potentiellement beaucoup mieux
  • Ils engendrent des coûts de stockage et de conservation additionnels

À cette contrainte d’espace en boutique, s’en ajoute une supplémentaire, tout aussi difficile à surmonter : la contrainte géographique.

Un magasin physique ne peut attirer une clientèle que dans une certaine zone donnée, qui s’étend plus ou moins entre 20 et 30km autour de l’emplacement du point de vente.

Prenons par exemple, un cinéma de taille moyenne. Pour que la projection d’un film soit rentable et qu’elle couvre les coûts du cinéma, elle doit rassembler au minimum 1 500 spectateurs en 2 semaines.

Aujourd’hui, de très nombreux films ont la capacité de rassembler une audience de 1 500 spectateurs sur 2 semaines à travers le monde. Mais cela n’a aucune importance. Le film doit rassembler ce même nombre de personnes dans un rayon géographique donné, d’une 30aine de kilomètres. Et le challenge est beaucoup plus compliqué.

Avec les contraintes des emplacements physiques, ce qui compte, ce n’est pas l’audience globale d’un créateur ou d’une oeuvre, mais son audience locale.

Les 150 lecteurs de mon livre sont disséminés un peu partout en France : ils ne m’auraient été d’aucune utilité pour convaincre un libraire de mettre mon livre en rayon. Mon livre n’aurait pas rentabilisé l’espace qu’il occupe en rayon. Je n’aurait eu aucune chance.

Pour des raisons économiques basiques, on voit bien que les magasins ne peuvent pas se permettre de mettre en rayon des livres, films ou CDs qu’ils ne sont pas certains de vendre un minimum. Ils ont beau être des amoureux de lecture avec la volonté d’aider les petits créateurs, cela n’a aucune importance.

La seule chance pour un magasin spécialisé d’exister et de proposer des oeuvres de créateurs indépendants, c’est de se trouver dans une zone géographique suffisamment dense, pour rassembler assez de personnes prêtes à acheter des produits de niche.

Sinon, la seule option est d’être un magasin généraliste et de mettre en rayon des produits grands publics. Parce qu’on est sûr qu’ils vont se vendre.

Une économie qui écrase les petits créateurs

Dans l’économie des hits, il n’y avait que deux options :

  • Tu es un petit créateur indépendant et tu n’as aucune chance qu’une audience ne découvre et ne consomme tes produits
  • Tu as un niveau de succès incroyable, car tu parviens à produire des hits et tu es distribué partout

Seuls ceux qui parvenaient à produire des hits étaient récompensés ; et ils l’étaient de manière phénoménale. Les riches s’enrichissaient et accumulaient toujours plus de succès.

Il y a une quinzaine d’années, le nombre de CDs différents que l’on pouvait acheter dans les magasins Wal-mart étaient de 4 500. Parmi ceux-ci, le Top 20 des ventes générait à lui seul 90% des revenus.

Pour Wal-mart, le calcul était simple : ils avaient intérêt à maximiser la présence en rayon des Top 20 albums et à ne vendre que ce type de produits. Au détriment de tous les autres.

Pour un créateur, les règles du jeu étaient limpides : il parvenait à toucher le grand public, ou n’existait pas.

Le problème, c’est que produire des hits est difficile et n’est pas à la portée de tout le monde. En plus d’une grande part de chance, cela demande beaucoup de moyens :

  • De l’argent et du matériel pour faire des films
  • De l’argent et du matériel pour enregistrer des albums
  • Du temps (et donc de l’argent) pour écrire des livres
  • Des contacts pour faire distribuer son oeuvre
  • De l’argent pour pouvoir financer un stock en avance
  • etc

Les créateurs indépendants sont écrasés, abandonnent devant la difficulté de la tâche ou échouent face au goulot d’étranglement qu’est la distribution de ses produits.

Une économie qui standardise les goûts

De l’autre côté, le consommateur est encouragé à consommer ces hits. Les budgets Marketing sont colossaux et les magasins concentrent leurs efforts pour les mettre en avant.

Il est très difficile de trouver des produits de niche,. Impossible si l’on ne se trouve pas dans une très grande ville.

Le marché de masse et l’uniformisation forcée des goûts des consommateurs ont fait s’imposer une croyance que l’on peut remettre en question : si une oeuvre est populaire et se vend beaucoup, c’est parce qu’elle est de grande qualité. Si un produit est mainstream, c’est parce qu’il est excellent et que tout le monde l’apprécie.

Le succès commercial d’un produit s’explique t-il par sa très grande qualité ? Ou plutôt, par le fait qu’il ait été martelé à une très large audience, à coup de grands plans marketing ?

C’est un débat et une question difficile à trancher.

La réponse se situe sûrement entre les deux. 

Le système était fait de telle manière qu’il favorisait les hits et les gros succès commerciaux. Il leur créait un cercle vertueux. Et créait un cercle vicieux équivalent, pour les non-hits.

C’est pour cette raison que Michael Jackson est parvenu à vendre 82 Millions d’exemplaires de son album Billy Jean et à produire $1,7 milliards de valeur, le plus haut total de l’histoire.


Aujourd’hui, avec Internet, cette économie des hits meurent progressivement.

Et c’est tant mieux.

D’un marché de masse, on se dirige vers un marché composé d’une multitude de petites niches, qui donne la possibilité aux créateurs de tous horizons de trouver leur propre petite audience.

J’ai peur d’être prétentieux

J’ai peur d’être prétentieux

J’aime écrire, mais j’ai peur de passer pour un prétentieux.

C’est un jeu d’équilibriste de tous les instants.

Comment affirmer des idées, sans être celui qui donne des leçons ?

 

Comment aborder des sujets, sans tomber la caricature de celui-ci qui sait tout et se place au-dessus des autres ? 

Plus jeune, j’ai eu tendance à avoir ce genre d’arrogance. Quand j’y repense, j’ai un peu honte de moi. Je mettais un point d’honneur à avoir tout le temps raison.

Aujourd’hui encore, il m’arrive de tomber dans ce travers. Mais je lutte activement contre, et j’ai fait beaucoup de progrès avec ce côté de ma personnalité. Je suis convaincu que cultiver le doute est essentiel pour se remettre en question et progresser dans ce que l’on fait.

Je sais que je ne sais pas grand-chose.

Mais quand il s’agit d’écrire, c’est difficile.

J’essaie d’être le plus humble possible dans ce que je fais. Mais ce n’est pas toujours une attitude tenable. Parce qu’en affirmant les choses à demi-mot, elles perdent en impact. Je dilue mon discours avec des précautions inutiles.

Alors j’ai un peu décidé de m’en foutre de ce que les gens pensent de moi. Mais ça aussi, c’est dur.

Le jour où j’ai compris comment (bien) postuler à n’importe quel job

Le jour où j’ai compris comment (bien) postuler à n’importe quel job

Je passe mes deux premières années d’école de commerce sans savoir ce que je veux faire de ma vie.

J’avance, comme les autres qui étaient avec moi, dans le flou.

Comme je ne suis pas seul, ce n’était pas très grave. Je ne m’inquiète pas plus que ça.

À la fin de ma première année d’école, on doit faire un stage commercial. Pour découvrir la réalité du terrain.

Voyage dans l’inconnu

Il faut envoyer des CVs et des lettres de motivations : un truc que je n’ai jamais fait de ma vie.

Je sors de 2 ans de Prépa, je n’ai aucune idée de comment faire. La seule idée que je me fais du monde du travail est façonnée par les profs et l’environnement école de commerce. J’imagine l’entreprise comme un lieu chiant et froid, dans lequel tu dois arriver en costard le matin.

Ça ne me plaît pas spécialement, mais je suis là. Alors autant essayer de faire au mieux.

J’envoie quelques CV, mais rien. Je finis par trouver mon stage de vente totalement par hasard, suite à un gros coup de chance.

C’est un stage improbable, chez une enseigne de caviste : pendant 1 mois, je vais devoir m’occuper d’un magasin entier, seul. Je vais devoir ouvrir, faire les ventes, gérer le stock et fermer le magasin le soir.

Intéressant comme premier stage… Sauf que je ne connais absolument rien au vin.

J’apprends sur le tas, je raconte quelques conneries à des clients et le stage se passe plutôt bien.

Expérience plutôt cool, mais rien de plus. Je ne me sens pas l’âme d’un vendeur et je ne suis pas passionné par l’univers du vin.

Deuxième stage, en année de césure cette fois.

J’ai le choix : je peux faire 2 stages de 6 mois, ou un seul d’un an.

Je sors de mon semestre Erasmus à l’étranger et je ne sais toujours pas vraiment quoi faire de ma vie. J’aime bien le foot, mais je ne retrouve rien dans le sport.

J’essaie de m’organiser pour envoyer un maximum de candidature. Mais je dois surtout avouer que je ne sais pas comment postuler. Je me contente d’envoyer un CV et une lettre de motivation, comme les milliers d’autres étudiants qui cherchent un stage à la même période que moi.

Je n’ai rien pour me différencier.

Une nouvelle fois, je trouve un stage par hasard, grâce à un contact de mes parents : 12 mois au Crédit Agricole, à analyser des demandes de financements d’entreprises.

Je ne connais pas grand chose à la comptabilité, ni à la finance. Je ne sais d’ailleurs toujours pas comment j’ai pu réussir l’entretien, mais soit.

La finance me paraît être une voie sûre, où je pourrais bien gagner ma vie. Alors, je me lance.

Au début, j’apprends des nouvelles choses. Mais cela devient rapidement lassant et peu stimulant.

Je me retrouve avec des gens qui sont également ici par défaut. Je m’ennuie et me mets à chercher une autre voie, sur mon temps libre.

Je pars à la recherche d’autres choses et horizons. Progressivement, mon champ des possibles s’ouvre. Je me rends compte que rien ne me force à m’enfermer dans cette voie. Rien ne m’oblige à subir ma vie professionnelle. Je fais tomber, une à une, les barrières mentales qui me poussaient à prendre un chemin conventionnel.

J’explore d’autres possibilités et je dresse une image de plus en plus précise de ce que je veux réellement faire. Et surtout, de ce que je ne veux absolument pas faire de ma vie.

Comprendre les rouages

À ce moment, je prends conscience d’une chose essentielle.

Je réalise que dans toutes mes recherches de stages précédents, je n’avais jamais adopté une attitude active.

Mon discours de lettre de motivation se résumait toujours à :

  • « Je suis à la recherche un stage »
  • « J’ai envie d’apprendre »
  • « Mon école me demande de faire un stage de vente, donc je postule chez vous »
  • « J’aimerais que vous me donniez l’opportunité de faire ça »

Je voyais le travail comme quelque chose qu’on allait me donner. Presque comme si c’était un droit que j’avais, sous prétexte que j’avais fait une école de commerce.

Je réalise aujourd’hui que j’étais aveugle et que je ne comprenais rien à la mécanique d’une recherche d’emploi.

Quand je repense au forum des carrières de mon école, j’ai honte. Je faisais la queue dans l’espoir de parler à un recruteur et lui donner un énième CV : on avait tous la même école, les mêmes expériences (dont le nombre était proche de zéro), les mêmes lignes inutiles sur le CV, les mêmes lettres de motivation, etc.

Je n’avais pas compris que le recrutement fonctionne comme une relation amoureuse : il faut que chacun y trouve son compte.

On ne trouve pas un copain ou une copine en disant : « je cherche quelqu’un parce que j’aimerais ne plus être seul. Je t’avoue que je suis un peu désespéré et je compte sur toi pour m’aider. »

Il faut comprendre comment le recruteur va y trouver son compte et comment on va lui apporter de la valeur.

Pourquoi a t-il intérêt à m’embaucher ? Parce que, grâce à moi, il espère un retour sur investissement.

L’enjeu d’une candidature est de créer de la confiance et d’apparaître crédible. Le recruteur doit penser que je suis la bonne personne et que, d’une manière ou d’une autre, je vais lui rapporter de l’argent.

Si l’on revient quelques années en arrière, la confiance tenait essentiellement en une seule chose : le diplôme.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Tout le monde est éduqué et possède les bases. Tout le monde a un diplôme.

Je comprends que si je veux avoir le choix, je dois me démarquerÊtre remarquable et faire ce que les autres ne font pas.

Je comprends que si je compte uniquement sur mon diplôme et mes maigres stages, je n’ai aucune chance de faire ce que je veux.

Je dois me construire un avantage compétitif que les autres n’ont pas.

Je dois montrer ce que je sais faire. Concrètement.

Je dois apporter des preuves qui étayent ce que je dis.

Deux étapes :

1ère étape : acquérir des compétences

L’école de commerce ne m’a pas appris grand chose.

J’en ressors avec très peu de compétences réelles et utiles en entreprise.

Je n’ai donc pas le choix, je dois me les créer moi-même.

À ce moment, je suis attiré par l’univers startup. Je passe mon temps à lire et regarder des vidéos sur le sujet, pour comprendre les mécaniques et les enjeux. En parallèle, je me dis que l’écriture est une compétence plutôt rare et relativement recherchée dans le milieu des startups. En plus, j’aime écrire. Alors je décide d’écrire beaucoup pour devenir meilleur dans le domaine.

2ème étape : Show them your skills

Une fois les compétences acquises (ou du moins, en cours d’être développées), il ne suffit pas juste de les écrire sur un CV.

Il faut les montrer. J’insiste sur ce point car il est capital.

Lire et s’informer sur un sujet ne suffisent pas. Tout le monde peut le dire et le faire. Ce qui est important, c’est de mettre ce que l’on apprend en pratique.

J’ouvre donc un compte Medium et me mets à publier régulièrement des articles : une cinquantaine, en 2017. Je vais encore plus loin, en publiant mon premier livre en décembre 2017.

Cela m’apporte de la crédibilité. Je montre aux autres (notamment aux recruteurs), que je sais ce que je fais et que j’ai un minimum de compétences.

Ce que je dis est valable pour tous les domaines :

  • Tu veux faire de la vente ? Crée un faux produit, entraîne-toi à le vendre et raconte ton processus via un blog ou des vidéos
  • Tu veux faire du Community Management ? Entraîne-toi à amasser des milliers de followers sur Twitter et à être très présent en ligne
  • Tu veux faire du Marketing digital ? Ouvre un site, mets en place les bons outils et essaie de le faire décoller
  • Tu veux faire de la finance ? Concentre-toi sur un sujet et raconte ce que tu sais dans un blog
  • Tu veux bosser dans la mode ? Crée-toi un compte Instagram incroyable
  • etc, etc, etc.

Je suis convaincu que ça fait toute la différence avec les milliers d’autres candidats, qui se contentent d’envoyer un CV et une lettre de motivation.

D’ailleurs, ça a marché pour moi. J’ai trouvé mon premier emploi de sortie d’école assez rapidement, avec des missions et un environnement que j’adore.

Comment j’ai écrit et publié mon premier livre de non-fiction (+ mes chiffres)

Comment j’ai écrit et publié mon premier livre de non-fiction (+ mes chiffres)

J’ai toujours pensé que l’écriture d’un livre était le genre de projet réservé aux autres. A ceux qui étaient bon en littérature et en philo.

Jusqu’à ce jour de juillet 2017, à Barcelone, où je me demande : “Pourquoi je n’écrirais pas un livre ? Qu’est-ce qui me retient ?

Ce n’était pas un objectif qui sortait de nulle part. J’écrivais déjà des articles de blog de manière plus ou moins régulière, depuis 2 ans.

C’était juste un projet fou que je gardais dans un coin de ma tête pour plus tard. Mais qu’est ce qui m’empêchait d’en écrire un, maintenant ? Rien.

Mon but, ce n’était pas juste d’écrire un ebook que j’enverrais à mes amis et ma famille. Je voulais écrire un vrai livre papier, que j’allais essayer de vendre à un maximum de gens possible.

Cet article a pour objectif d’expliquer, étape par étape, comment je m’y suis pris pour publier mon premier livre : de la réflexion sur la problématique, à la diffusion, en passant par l’écriture. 📖

 

#1 — Juillet 2017 📆 : Problématique, plan & réflexion générale. 🤔

Lorsque l’on monte un projet, l’idée initiale importe finalement assez peu. Le plus important est de réussir à engager une dynamique et à se mettre en mouvement.

Je pense d’ailleurs que l’inspiration est un mythe : l’attendre vainement ne fera que repousser le moment où on se lancera. L’inspiration vient en faisant les choses. Pour un livre, l’inspiration vient en écrivant régulièrement (pour ne pas dire tous les jours).

C’est d’ailleurs ce que je fais depuis 2 ans : j’écris et je partage mes réflexions sur mon compte Medium. Sans ambition particulière, si ce n’est celle de prendre du plaisir et de pouvoir me perfectionner à l’écriture. Pendant ces 2 années, j’ai abordé de nombreux thèmes différents, sans aucun sens ni direction particulière. A mesure que j’avançais, je parvenais mieux à cerner les thèmes et problématiques qui m’intéressent (et cela évolue tout le temps !).

Jusqu’à ce jour de juillet 2017 : je ne sais pas précisément quel en sera le thème et la problématique, mais je décide d’écrire un livre.

Il faut forcément démarrer quelque part, avec un début d’idée. Alors je repense aux nombreuses lectures et écrits accumulés depuis 2 ans.

D’ailleurs, depuis le début de l’année 2017, je m’étais mis à utiliser le même système de prise de notes que Ryan Holiday (sans savoir que j’allais écrire un livre 7 mois plus tard). Il l’explique très bien dans cette vidéo :

Je continue à prendre des notes de cette manière encore aujourd’hui. C’est la grande base de ressources et d’idées dans laquelle je pioche lorsque j’ai besoin de plus de contenu pour mes articles.

Ma pile de notes

Progressivement, une ébauche de plan se dessine. Je me revois aller pratiquement tous les soirs sur les coups de 22 heures, dans un café barcelonais du quartier de Poblenou, pour réfléchir aux parties de mon plan.

Au bout de quelques jours, j’ai mon plan, et je garde à l’esprit qu’il sera amené à évoluer.Il s’agit de la matière première de mon livre, sur laquelle j’allais pouvoir commencer à travailler.

Je sais que pour vendre un livre, il ne suffit pas de l’écrire et de le mettre sur Amazon : « Build it and they will come ». C’est également ce que dit Ryan Holiday dans Perennial Seller : vendre un livre, c’est demander à des inconnus de payer une 15aine d’euros et de passer plusieurs heures de leur temps sur un produit dont ils n’ont aucun moyen de savoir à l’avance s’il vaudra le coup. Et, accessoirement, être en concurrence avec des milliers d’autres livres, films, vidéos Youtube, articles Medium, contenus Facebook, etc.

Le challenge est élevé.

Je dois donc réussir à me faire connaître, établir ma crédibilité et construire une base de lecteurs potentiels qui attendront la sortie de mon livre (qui ne sont ni mes amis, ni ma famille). Je dois créer un lien de confiance avec ces lecteurs potentiels. Un lien qui leur fera penser qu’ils en auront pour leur argent, avant même d’avoir le livre entre les mains.

Je pense que l’une des bonnes manières de faire, est de donner beaucoup de contenu gratuit. C’est pour cela que, dès le départ, je décide de publier un article (gratuitement et librement) chaque semaine sur Medium, correspondant à une partie du livre. Mis bout à bout, cela constituera l’intégralité du corps du livre.

Cette publication hebdomadaire présente plusieurs autres avantages :

  • Elle me permet de pouvoir mieux appréhender le processus d’écriture en lui-même : je vois que je réalise un progrès chaque semaine et que je fais un pas supplémentaire vers mon objectif.
  • Elle me permet également d’obtenir des feedbacks sur les articles que j’écris. Je peux ainsi faire des modifications et des ajustements pour la version finale du livre.

Mais se contenter de publier gratuitement des parties de mon livre sur Medium pour attirer des lecteurs et faire augmenter mon nombre de followers, ne suffit pas.

Je dois avoir une relation plus directe avec eux. Je dois leur parler directement.

Pour cela, l’email est l’outil idéal. Je me crée alors une newsletter sur Mailchimp et ajoute un formulaire vers celle-ci au bas de chacun de mes articles.

L’objectif est de constituer une base de lecteurs, à laquelle j’envoie chaque dimanche mon article de la semaine, avec un petit point sur l’avancée de mon livre de la manière la plus transparente possible.

Mes envois de Newsletter hebdomadaire

Le projet s’affine au fur et à mesure. Je sais à peu près où je veux aller.

J’ouvre Evernote et mets mon plan sur papier (ou plutôt sur écran).

De ce plan, je fais un calendrier, qui me donne la date de sortie du livre et que j’affiche sur le mur qui fait face à mon bureau. Au rythme d’un article par semaine et en me gardant du temps pour la relecture, cela m’amène à fin décembre.

 

#2 — De Août à Novembre 2017 📆 : Focus écriture ✍🏽

Tout est en place. C’est à ce moment que démarre le gros du travail. La partie à laquelle il est impossible d’échapper et sans laquelle le livre ne peut exister : l’écriture.

Chaque semaine, la même routine, pendant 4 mois :

  • Du vendredi au samedi : réflexion sur le plan de l’article de la semaine
  • Du dimanche au mercredi : écriture de l’article
  • Le jeudi : correction, dernières retouches et publication de l’article sur Medium
  • Le dimanche : envoi de la newsletter avec l’article de la semaine

La difficulté est de ne pas détourner son attention et de rester concentré sur le seul et unique objectif : avancer sur l’article de la semaine.

Je faisais également un peu de promotion : je publiais l’article sur mes réseaux sociaux et dans différents groupes Facebook rassemblant les lecteurs que je souhaitais cibler (startup / développement personnel).

Etant tout seul sur ce projet (et travaillant en même temps à temps plein en stage), je n’ai pas énormément de temps à y consacrer chaque jour.

J’aurais pu passer plus de temps sur la promotion, c’est certain. Mais la conséquence aurait été du temps en moins sur l’écriture de mes articles. Je dois faire des choix et j’applique la règle des 80/20.

Mon focus se fait donc a 95% sur l’écriture de mes articles avec un seul objectif : publier en temps et en heure celui de la semaine. 💪🏽

Certains articles marchent bien, d’autres moins. Mais grâce à cette régularité de publication, deux choses se produisent :

  • Mon nombre de followers sur Medium augmente. J’en avais 300 en juillet, je suis arrivé à 1 000 en décembre
  • Mon nombre d’abonnés à ma newsletter augmente également, parti de zéro, je finis avec 300 abonnés

Initialement, je redoutais cette phase exclusive d’écriture. Mais elle s’est plutôt bien déroulée. Mieux que je ne l’avais espéré ! J’étais passionné, j’y ai pris beaucoup de plaisir et ça m’a conforté dans mon choix de vie de continuer à beaucoup écrire.

J’ai désormais une vision beaucoup plus claire de mon livre, ainsi qu’au niveau de l’angle promotion et Marketing.

 

#3 — Novembre 2017 📆 : Interviews 🎙

Nous sommes mi-novembre, à un peu plus d’un moins de la date de publication. Le gros du livre est rédigé. Je dois encore relire l’ensemble, vérifier la cohérence du tout, rajouter des liens entre les parties ainsi que l’introduction et la conclusion.

En plus de cela, je continue à me poser des questions sur deux sujets :

  • Comment continuer à gagner en visibilité ? Mes articles Medium font déjà un bon travail, mais comment faire plus ?
  • Comment faire en sorte que mon livre (et moi au passage) gagne en crédibilité ?

Une petite idée me trottait dans la tête depuis le début : celle de faire des interviews.

Faire des interviews à un double intérêt :

  1. Me permettre d’enrichir mon ouvrage avec des cas concrets de personnes que je trouve remarquable et qui illustrent les principes dont je parle dans le livre.
  2. Me permettre de faire du Marketing pour mon livre en profitant de la crédibilité et de la visibilité des gens que j’invite.

Au final, j’interview 4 personnes passionnantes, aux horizons très différents :

Cela donne des interviews géniales, que je garde volontairement très longues et qui constituent la deuxième partie de mon livre.

J’en fait également des articles teasing sur Medium, dans lesquels je partage le début des interviews pour générer de l’attention et des abonnés à ma newsletter.

 

#4 — Décembre 2017 📆 : Les derniers détails 🎁

Décembre, plus que quelques jours avant la sortie de mon livre. La date est prévue au 17 décembre.

Le plus important est de le relire, de le faire re-lire plusieurs fois (merci Alexis et Julie) et de le mettre définitivement sous sa forme finale.

Grâce à ma newsletter, un graphiste me propose (merci à Pierre-François du Studio Kolza) de me faire la couverture du livre en échange d’un exemplaire dédicacé. 💕

Devenir remarquable à l'ère du numérique - Valentin Decker

Je demande également aux personnes qui me suivent leur avis sur mes différentes idées de titre. Je m’arrête sur « Devenir Remarquable à l’ère du numérique ».

Je fais le choix d’auto-éditer mon livre via le programme Amazon KDP.

Pour un auteur indépendant comme moi, le Amazon KDP est l’outil parfait :

  • C’est de l’impression à la commande. Je n’ai aucun stock à gérer ni aucun frais à avancer
  • Je peux fixer librement le prix de mon livre, tant que celui-ci se situe au dessus des coûts d’impression. Amazon prend, en plus, une petite commission (mais celle-ci est très faible comparé à un éditeur classique)
  • La publication du livre se fait en quelques minutes. Il suffit d’avoir son fichier Word / PDF prêt et d’attendre une dizaine d’heures pour la validation
  • On peut facilement publier au format papier et Kindle.

Aujourd’hui, j’ai fixé le prix du livre broché à 11,50€ (au départ, je l’avais mis à 17,50€, mais je me suis rendu compte que c’était beaucoup trop cher).
Le prix se décompose comme suit :

  • 3,07€ de frais d’impression
  • 0,60€ de TVA
  • 4,36€ de commission Amazon
  • 3,47€ de redevance auteur

Sur le format Kindle, dont le prix est à 4€, je touche un peu plus de 2€.

Les redevances sont très généreuses, comparé à celles d’une maison d’édition classique (mais celle-ci présentent d’autres avantages).

Vient, ensuite le temps de la promotion. J’aurais aimé mieux l’ordonner, en faire beaucoup plus et prendre plus de temps, mais j’ai un peu été pris de court. Malgré tout :

  • J’utilise évidemment mon levier principal : ma newsletter. J‘envoie un mail chaque dimanche, jusqu’au jour J (je continue d’ailleurs encore aujourd’hui. C’est par ici si tu veux t’inscrire). J’estime qu’elle m’a permis de vendre une 30aine de livres dès son lancement. C’est peu, mais relativement à mon petit nombre d’abonnés (300), ce n’est pas si mal. Cela fait environ 10%.
  • Je partage mon livre sur tous mes réseaux sociaux. Cela me permet de vendre environ une 20aine d’exemplaires.
  • J’envoie un pitch de vente de mon livre sur la newsletter de la publication Essentiel (merci Onur) qui compte environ un peu plus de 3 000 abonnés. Difficile de calculer les retombées en termes de vente. Peut-être une poignée de curieux ?
  • Je suis interviewé par une émission de podcast, le Manal Show (merci encore à eux pour leur accueil 😄). Idem, difficile d’estimer les retombées en termes de vente.
  • Je demande à un maximum de monde de me mettre une review Amazon pour essayer de remonter dans les classements.
  • J’écris plusieurs articles sur mon compte Medium pour parler de mon livre. Celui que vous êtes en train de lire en est un exemple.
  • Je teste timidement quelques Facebook Ads. J’ai l’impression qu’elles marchent plutôt pas mal, mais clairement à perfectionner.
  • Mon travail de promotion est encore en cours. Je prévois encore quelques articles invités sur quelques blog qui abordent des thèmes similaires au mien.

La promotion est clairement un axe d’amélioration et de travail majeur pour le prochain livre. En plus, bien sûr, d’améliorer la qualité du contenu du livre. J’ai déjà quelques idées, mais je suis preneur de toute suggestion : valentin.decker@gmail.com 🙂

Au moment où j’actualise cet article, à fin octobre 2018, près d’un an après la publication de mon livre, voici mes chiffres :

  • 320 ventes. Les 3/4 au format papier
  • Environ 1 000€ de redevances gagnées
  • Des ventes qui continuent de se faire pratiquement tous les jours

Ventes Amazon livre

redevances amazon kdp

Cela reste assez modeste. Mais j’ai des retours positifs de la part des premiers lecteurs et c’est encourageant pour la suite !

Bon, assez parlé, je pars travailler sur le suivant.