Trouver un groupe de personnes aussi bizarres que nous.

Trouver un groupe de personnes aussi bizarres que nous.

L’excitation initiale d’un projet peut nous brouiller l’esprit. Elle peut nous rendre aveugle et nous guider dans des projets irréalistes.

Gardons la tête froide.

Nous n’allons pas changer le monde. Nous n’allons pas révolutionner une industrie. Nous n’allons pas créer un empire. Nous n’allons pas devenir des super-stars.

(Sauf si l’un d’entre nous gagne à la loterie.)

Ne croyons pas qu’il s’agisse d’un manque d’ambition. Pas du tout.

Simplement que les probabilités que l’on y arrive sont extrêmement faibles.

Surtout, si vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances que votre ambition se trouve dans la liberté et la construction d’une vie selon vos propres termes (et non dans l’argent ou la gloire).

Quand on crée, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Certains apprécieront notre style. D’autres le critiqueront dans notre dos. C’est le jeu.

Cette pensée est libératrice. Parce que nous ne faisons plus face à l’immensité. J’en parlais déjà quand j’évoquais les 1 000 vrais fans : ce n’est plus un océan de personnes que l’on doit convaincre.

Commençons par satisfaire les besoins d’une seule personne. Puis deux. Puis trois. Cela doit être notre seul objectif.

Trouvons des personnes aussi bizarres que nous pour nous accompagner dans notre expédition. En raisonnant comme cela, tout devient plus simple.

Trouvons notre groupe de fans de littérature slovène.

Trouvons notre groupe de collectionneurs de capsules de bières.

Trouvons notre groupe de passionnés d’archéologie bretonne.

Commençons par créer ce qu’un tout petit groupe de personnes aimerait voir. Créons le type de contenu ou de produits qu’ils aimeraient consommer.

Si c’est de bonne qualité, ils le partageront entre eux.

 



Cet article fait partie du nouveau livre que je suis en train d’écrire en public. Laissez moi votre email pour ne rien manquer et découvrez les détails du projet sur cette page.

Commençons par chercher une traction naturelle et organique.

Commençons par chercher une traction naturelle et organique.

On peut parler de Marketing, d’acquisition et de stratégies pour toucher plus de monde autant que l’on veut.

Mais n’oublions pas qu’il s’agit seulement de la seconde étape. Si notre produit n’est pas bon, c’est inutile. Si les premières personnes qui l’utilisent ne sont pas prêtes à le garder et à le recommander, c’est que notre produit n’est pas prêt.

Obtenons d’abord une première validation du marché. Avant d’investir dans quoi que ce soit, faisons en sorte que notre cible découvre naturellement ce que l’on fait. Mettons nos créations entre leurs mains et observons leurs réactions.

Les meilleurs projets sont ceux qui commencent à se développer de manière organique.

Les meilleures marques sont celles qui obtiennent naturellement un début de traction.

Le produit parle pour lui-même. Il s’adresse à un petit groupe de personnes. Il répond un besoin précis. Il les aide dans une problématique qu’ils rencontrent. Il est simple à comprendre et agréable à prendre en main.

Généralement, les personnes qui commencent à l’utiliser font déjà partie de petites communautés. Elles se parlent entre elles, s’entraident et se partagent les bonnes ressources.

Si notre produit est l’une de ces ressources, c’est que nous avons mis le doigt sur quelque chose. Nos utilisateurs font notre Marketing à notre place. Ils parlent fièrement de notre produit.

Cette situation arrive parce que nous nous sommes interrogés profondément sur les besoins de notre cible. Nous avons pris le temps de créer et de raffiner le meilleur produit possible pour eux.

Sans produit excellent, il n’y a pas de Marketing qui vaille.

Créons des choses de la meilleure qualité possible et obtenons un début de quelque chose : des commentaires, des vues, des écoutes, des ventes, des fans, etc.

Voici la première étape. Voici notre focus. On verra plus tard pour le reste.

 



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Construire sa carrière créative comme une somme d’intérêts cumulés

Construire sa carrière créative comme une somme d’intérêts cumulés

Effectuer un travail créatif, c’est être capable de raisonner sur deux niveaux différents de temporalité.

D’un côté, on doit mettre l’effort et l’énergie pour avancer à court terme. De l’autre, on doit suivre le cap que l’on s’est fixé sur le long terme.  

Les résultats mettent du temps à apparaître, alors que nos efforts sont immédiatement douloureux.

L’océan s’étend autour de nous, à perte de vue. On commence à avoir faim. Peur de ne jamais arriver à destination.

Une impression de se battre contre des moulins à vent peut s’installer et nous saper le moral. La tâche peut paraître insurmontable.

Le concept d’intérêts cumulés est très puissant et peut nous aider à mieux appréhender ce décalage.

Cette notion est issue du monde financier : à chaque fois que l’on obtient des intérêts sur un placement, on les réinvestit sur ce même placement, pour gagner des intérêts sur les intérêts. Notre placement va alors adopter le comportement d’une boule de neige qui devient de plus en plus grosse à mesure qu’on la roule dans la neige.

Ce concept peut également s’appliquer dans notre développement personnel et la construction de notre carrière créative. À chaque fois que l’on apprend quelque chose, cela vient s’empiler et se combiner sur ce que l’on sait déjà. À chaque nouvelle addition de connaissance, on progresse plus vite. À chaque nouvelle création, on s’améliore et on attire de nouvelles personnes.

Au début, il faut faire un effort important, pour démarrer la machine.

Mais à mesure que l’on avance, les résultats et les bénéfices sont de plus en plus visibles. À chaque nouveau pas, on se rapproche un peu plus de nos objectifs.

Gardons en tête que le succès n’arrive pas du jour au lendemain. Les grands changements ne sont jamais soudains. Ils mûrissent et se nourrissent pendant plusieurs années avant de devenir visibles. Une carrière créative met du temps à se construire.

On a souvent l’impression de voir des artistes éclore d’un seul coup et sortir de nul part.

En réalité, on a juste pas vu les dizaines d’années de pratique qui leur ont permis d’arriver à ce stade.

Chaque jour, ils se sont améliorés de 1%, jusqu’au point d’être suffisamment bon pour cartonner auprès du grand public.

La constitution d’une oeuvre ou d’une grande carrière est en grande partie liée à la lente accumulation de petits bouts d’efforts, au fil du temps.

Soyons prêts. 



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Posons-nous quelques questions importantes.

Posons-nous quelques questions importantes.

On a parfois tendance à aller trop vite et à avancer sans s’interroger sur nos motivations profondes.

On met le pied sur l’accélérateur, sans prendre de recul.

Avant de commencer à empiler les briques de notre projet, réfléchissons à sa structure, aux fonctions des éléments qui le composent et à la forme que l’on souhaite lui donner.

Prenons le temps de nous poser quelques questions fondatrices.

  • Pourquoi souhaitons-nous nous embarquer sur cette voie ?

Quelle est notre motivation profonde ? Il n’y a ni bonne, ni mauvaise raison. Cela peut être pour l’argent, la gloire, la liberté ou le plaisir de faire des choses.

Peu importe, soyons au clair avec cette motivation. Assumons-la et prenons nos décisions en conséquence.

  • À quoi ressemble notre mode de vie idéal ?

Cette question nous permet de déterminer nos objectifs ainsi que la direction à suivre. Je ne suis pas un adepte de la visualisation, mais cela peut être utile de s’imaginer notre vie rêvée.

Est-ce que l’on souhaite diriger une grosse entreprise, avec plusieurs milliers de salariés ?

Est-ce que l’on souhaite construire quelque chose de plus petit, pour nous permettre de bien vivre à notre échelle personnelle ?

Une bonne manière d’y répondre est de s’inspirer de personnes dont le mode de vie nous fait envie.

  • Quel est le meilleur moyen d’atteindre cette vie idéale ?

Après avoir défini nos objectifs, il est important de les transformer en plan d’action concret. Qu’on fait les gens qui ont atteint la vie idéale pour y arriver ?

Un objectif qui s’établit sur plusieurs mois ou années, doit se traduire par des actions quotidiennes pour l’atteindre.

Nous devons agir chaque jour pour nous rapprocher de la direction souhaitée.

Gardons en tête que nos réponses à ces questions peuvent évoluer.

Celles que je donne aujourd’hui sont très différentes de celles d’il y a 3 ans. Ce qui compte, c’est de ne pas se mentir à soi-même et d’y répondre honnêtement. C’est plus difficile qu’il n’y paraît.



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Comment trouver les bonnes inspirations ?

Comment trouver les bonnes inspirations ?

Développer un point de vue original, adopter un angle différent et avoir une patte reconnaissable est l’objectif ultime de tout créateur.

Picasso est un exemple. En quelques secondes, nous sommes tous capables de reconnaître son coup de pinceau et son style unique.

On retrouve une impression similaire dans le travail de chaque grand artiste.

Cela peut générer en nous le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Mais gardons une chose importante en tête : on observe la version finale de leurs oeuvres. La version raffinée. Celle qui a été façonnée après des milliers d’heures de travail.

Leur style propre, ils ne l’avaient pas dès le début. Ils l’ont développé au fur et à mesure. Ce sont les fruits d’un processus qui met du temps avant d’arriver à maturité.

On ne peut pas se lancer dans un nouveau domaine et immédiatement posséder un point de vue original sur celui-ci. On doit d’abord en connaître les règles du jeu et étudier le travail de ceux qui ont déjà emprunté cette voie avant nous.

Benjamin Franklin recopiait ses poèmes favoris à la main pour étudier leurs structures.

Kobe Bryant s’entraînait à imiter les gestes et les mouvements de Michael Jordan, dans l’espoir de le surpasser.

Pour l’auteur Austin Kleon, on doit apprendre à voler le travail des autres. Mais pas n’importe comment, comme des artistes : trouvons nos inspirations créatives. Allons chercher les inspirations de nos inspirations. Étudions l’intégralité de leurs travaux, pas uniquement les versions finales. Allons lire les premiers articles de blog de nos auteurs favoris (j’adore faire ça, c’est fascinant). Regardons leurs premières vidéos. Nourrissons-nous de tout cela pour commencer à créer.

C’est la première étape, dans la quête d’un style unique.

“If you steal from one author it’s plagiarism; if you steal from many it’s research.”

– Wilson Mizner



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Comment trouver les bonnes inspirations ?

L’excitation des débuts est pour les amateurs.

Pendant longtemps, j’ai eu une maladie.

J’étais pris d’une fièvre qui me poussait à lancer plein de projets, sans jamais aller au bout. J’y mettais un terme en quelques semaines.

J’étais incapable de me fixer sur quoi que ce soit et de persévérer.

– “Et si je lançais un blog sur le foot ?”
– “Et si je lançais une marque de tee-shirts ?”
– “Et si je lançais un podcast ?”
– “Et si j’essayais de monter une startup ?”

J’étais sans cesse attiré par de nouvelles idées, plus brillantes que les précédentes.

Réfléchir à un projet est excitant.

J’adorais faire des plans sur la comète. J’imaginais à quel point le projet sera cool, j’imaginais les retours positifs de mon entourage.

Mon esprit se faisait piéger. Je ne construisais rien de concret.

J’avais peur.

Peur de rester coincé dans cet état toute ma vie et de ne jamais rien pouvoir créer sur le long terme. Peur d’être condamné à n’avoir que des rêves.

Un jour, j’ai compris que le début d’un projet et que l’idée initiale ne comptent pas. Ce sont des leurres pour notre cerveau.

Progressivement, j’ai appris à domestiquer ce sentiment d’excitation permanente pour chaque nouvelle idée. Je la notais dans un carnet, que je mettais ensuite de côté. Je me forçais à la faire mijoter quelques semaines. Si elle me trottait encore dans la tête, c’est que je tenais quelque chose de sérieux. Dans 95% des cas, je l’avais déjà oublié.

Notre idée nous emballe, c’est super. Mais ne perdons pas de temps à rêver à demain et à notre réussite.

L’excitation des débuts passés, on se retrouve seul face à nous-même et nos créations. C’est à partir de maintenant que tout se joue. C’est ici que se fait la différence entre ceux qui vont au bout, et ceux qui abandonnent.

Les débuts n’ont aucune importance et la fin est encore loin. Beaucoup trop loin pour commencer à y penser. Nous venons d’embarquer sur notre navire.

Quand on regarde en arrière, on ne voit plus déjà les côtes de notre mère-patrie. L’immensité de l’océan nous tend les bras.

Maîtrisons nos émotions. Approchons notre projet de manière froide.



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