L’excitation des débuts est pour les amateurs.

L’excitation des débuts est pour les amateurs.

Pendant longtemps, j’ai eu une maladie.

J’étais pris d’une fièvre qui me poussait à lancer plein de projets, sans jamais aller au bout. J’y mettais un terme en quelques semaines.

J’étais incapable de me fixer sur quoi que ce soit et de persévérer.

– “Et si je lançais un blog sur le foot ?”
– “Et si je lançais une marque de tee-shirts ?”
– “Et si je lançais un podcast ?”
– “Et si j’essayais de monter une startup ?”

J’étais sans cesse attiré par de nouvelles idées, plus brillantes que les précédentes.

Réfléchir à un projet est excitant.

J’adorais faire des plans sur la comète. J’imaginais à quel point le projet sera cool, j’imaginais les retours positifs de mon entourage.

Mon esprit se faisait piéger. Je ne construisais rien de concret.

J’avais peur.

Peur de rester coincé dans cet état toute ma vie et de ne jamais rien pouvoir créer sur le long terme. Peur d’être condamné à n’avoir que des rêves.

Un jour, j’ai compris que le début d’un projet et que l’idée initiale ne comptent pas. Ce sont des leurres pour notre cerveau.

Progressivement, j’ai appris à domestiquer ce sentiment d’excitation permanente pour chaque nouvelle idée. Je la notais dans un carnet, que je mettais ensuite de côté. Je me forçais à la faire mijoter quelques semaines. Si elle me trottait encore dans la tête, c’est que je tenais quelque chose de sérieux. Dans 95% des cas, je l’avais déjà oublié.

Notre idée nous emballe, c’est super. Mais ne perdons pas de temps à rêver à demain et à notre réussite.

L’excitation des débuts passés, on se retrouve seul face à nous-même et nos créations. C’est à partir de maintenant que tout se joue. C’est ici que se fait la différence entre ceux qui vont au bout, et ceux qui abandonnent.

Les débuts n’ont aucune importance et la fin est encore loin. Beaucoup trop loin pour commencer à y penser. Nous venons d’embarquer sur notre navire.

Quand on regarde en arrière, on ne voit plus déjà les côtes de notre mère-patrie. L’immensité de l’océan nous tend les bras.

Maîtrisons nos émotions. Approchons notre projet de manière froide.



Cet article fait partie du nouveau livre que je suis en train d’écrire en public. Laissez moi votre email pour ne rien manquer et découvrez les détails du projet sur cette page.

Prenons des positions tranchées.

Prenons des positions tranchées.

On nous a toujours appris à faire attention à ne contrarier personne. À rester dans le rang pour ne pas risquer notre place. À suivre le mouvement et à ne pas le questionner.

Dans la plupart des cas, ce conseil est très pertinent. Il a permis de rendre nos sociétés vivables et de créer de la cohésion.  

Mais en tant que créateur, nous devons développer un point de vue unique. Nous devons adopter une position différente pour rassembler.

Sur certains points, nous devons avoir des positions tranchées et “extrémistes”.

Cela ne veut pas dire qu’il faut se comporter comme un idiot irrespectueux.

Cela signifie que certains sujets doivent devenir nos combats. Que l’on doit se battre et affirmer nos valeurs. Poser des questions. Bousculer et remettre en cause les cadres établis. Se mettre en opposition à une certaine vision des choses et catégorie de personnes.

Cela ne plaira pas à tout le monde. C’est normal.

Qu’il s’agisse d’une grande idée, d’un concept philosophique, ou d’un mode de vie, le schéma se répète souvent. Les mouvements se construisent en opposition à un ennemi.

Lorsque l’on propose une alternative, on se met à dos les fervents supporters de l’existant. C’est parfaitement sain. C’est un signal que notre message met le doigt sur quelque chose.

Toutes les plus grandes avancées étaient d’abord immensément controversées.

Mieux vaut 100 fans qui adhèrent complètement à un discours tranché et quelques haters, que 1 000 personnes moyennement intéressées, qui se soucient guère de notre art.

La manière intelligente de faire est de ne pointer personne du doigt, mais de le faire subtilement. De nommer une catégorie de gens, sans nommer directement les personnes.

Dans ses premières publicités, Apple s’adressait aux rebelles, aux geeks et aux créatifs. Sans les mentionner directement, ils avaient comme ennemi ceux qui agissent en faveur du statut-quo ; les non-créatifs. Personne ne voulait être identifié à cette deuxième catégorie. Apple est devenu un étendard de la première et a gagné des ultras fans pour la vie.



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Ne tombons pas dans le piège de la comparaison avec les autres.

Ne tombons pas dans le piège de la comparaison avec les autres.

Les réseaux sociaux nous ont fait rentrer dans une course à la comparaison permanente.

Qui vit la meilleure vie ? Qui en montre le plus ? Qui va dans les meilleures destinations de vacances ? Qui mange dans les meilleurs restaurants ? Qui possède le meilleur physique ? Qui gagne le plus d’argent ?

On se jauge sans arrêt.

On se met à envier les autres. On devient jaloux.

“- Si seulement je pouvais avoir son niveau de succès, je serai heureux.”

Cela nous rend anxieux. On veut pouvoir pour suivre le rythme et avoir la même vie.

Mais cela n’apporte rien de bon.

Les dés de la comparaison sont pipés contre nous. Nous n’avons aucune chance de gagner à ce jeu.

On compare notre intérieur, à l’image extérieure que les autres renvoient.

Mais personne ne parle pas des doutes et des peurs. Ni des nuits blanches et des galères.

On ne se montre que les highlights et les meilleurs moments de nos journées. Les 15 secondes qui rendraient n’importe qui envieux.

Surtout, il existe une infinité de points de comparaison possibles entre deux personnes. On trouvera toujours le moyen d’être insatisfait et jaloux.

Résistons à cette tendance naturelle et ne rentrons pas dans ce jeu.

Nous avons tous des standards, des qualités et des aspirations propres. Certaines personnes souhaitent amasser des millions de followers et être célèbre. D’autres préfèrent rester dans l’ombre, avec un petit groupe de fans et ne pas se mettre dans la lumière.

C’est très bien comme cela.

Écoutons nos aspirations et ne nous occupons pas des autres.

Soyons tellement occupé par nos propres projets et notre expédition, au point de ne pas avoir le temps de nous soucier de ce que font les autres.

Concentrons-nous à faire le meilleur job possible. C’est tout ce qui compte.

“Comparison is the thief of joy.”

— Theodore Roosevelt



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Le doute est un bon signe. Cultivons-le.

Le doute est un bon signe. Cultivons-le.

Notre plus grand ennemi en tant que créateur ne se trouve pas dans la concurrence ou notre marché.

Il se trouve en nous-même, et se manifeste sous la forme du doute.

Ce sentiment sabote nos projets et nous fait constamment nous remettre en cause. Il nous pousse au perfectionnisme et à la prudence. Il nous pousse à repousser au lendemain et à temporiser en attendant je-ne-sais-quoi.

– “Mais pourquoi est-ce que je m’entête à faire ça ? Je ne suis pas bon et je n’intéresse personne.

– “Tout le monde va détester ce que je fais. Je ferai mieux de ne pas le monter et de ne pas me mettre en danger.”

Heureusement, le doute n’est pas uniquement une force destructrice.

Il fait partie intégrante du processus créatif. Il nous pousse à nous améliorer sans cesse et à nous dépasser.

L’arrogant est sûr de lui-même et de ses convictions. Il n’apprend plus, car il ne se remet pas en question. Il pense déjà tout savoir.

Celui qui doute sait qu’il lui reste énormément de chose à apprendre. C’est le moteur qui le pousse à ne jamais se reposer sur ses lauriers et toujours essayer de faire mieux que la veille.

Les créateurs à succès sont ceux qui persévèrent malgré le doute. Ils ne se laissent pas submerger par celui-ci.

Ils écoutent attentivement cette petite voix intérieure qu’est le doute et prennent des notes. Mais ils savent également la mettre en sourdine quand il s’agit d’avancer et de faire ce qu’il faut faire.

C’est un équilibre subtil à trouver. L’une des bonnes manières pour l’atteindre est d’écouter les meilleurs artistes et entrepreneurs de leur domaine. Même après les plus grands succès, ils doutent toujours de leur art et de leur capacité à reproduire cette réussite.

L’auteur Américain John Steinbeck, vainqueur du prix Pulitzer en 1940, écrit dans son journal en 1938 : “je ne suis pas un écrivain. J’ai été idiot envers moi-même et les autres. Je suis assailli par ma propre ignorance et mon absence de compétences … Parfois, j’ai l’impression d’écrire quelque chose de bien, mais quand je finis d’écrire, je me dis que c’est médiocre.”

Je pourrais remplir un livre entier d’exemples comme celui-ci.

Pourquoi devrait-il en être autrement pour nous ?

Nous ne sommes qu’au début de notre expédition créative. Notre travail a encore besoin de gagner en maturité. Acceptons le doute comme faisant partie de l’aventure et ne le laissons pas tuer nos créations.

 



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Construire son audience comme Winston Churchill

Construire son audience comme Winston Churchill

La plupart des gens connaissent Winston Churchill comme l’un des héros de la Seconde Guerre Mondiale. L’homme à la poigne de fer, qui a tenu tête à Hitler et qui a permis à la Grande Bretagne de résister aux assauts allemands.

Mais peu connaissent la vie de Churchill. Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate, il a déjà 65 ans et une tumultueuse carrière derrière lui.

Churchill se fait une place en politique entre les année 1895 et 1900, grâce aux nombreux articles qu’il écrit depuis le front des batailles que mène l’Empire Britannique, à Cuba, en Inde et en Afrique du Sud.

Rapidement, il occupe plusieurs postes de ministres au sein de l’administration Britannique, avant la Première Guerre Mondiale : Ministre du commerce, secrétaire de l’Intérieur ou encore Premier Lord de l’Amirauté.

Son bilan est mitigé, l’armée britannique subit une défaite importante lors de la bataille des Dardanelles ; Churchill n’est plus en odeur de sainteté au pays. Il est peu à peu mis de côté dans la vie politique.

En 1931, il est en complètement exilé et n’est même plus invité aux discussions importantes de son propre parti politique. Churchill est sur le déclin et est vu comme un homme politique dépassé.

Pour n’importe quel autre homme politique, cela aurait été la fin de sa carrière. L’homme était renié jusqu’à dans son propre camp.

Mais pendant toute sa vie politique, même ses longues années de traversée du désert, Churchill se construisait un avantage compétitif qui allait lui rester toute sa vie.

Churchill était un homme d’idées qui écrivait énormément. Il a publié des milliers de textes dans des livres, journaux et divers magazines. Il apparaissait régulièrement à la radio et donnait des conférences à travers le monde entier.

Malgré les tumultes de sa carrière politique, Churchill s’était construit une audience fidèle, qui le suivait et le trouvait pertinent. Même quand il était moins écouté dans son propre pays, il conservait des fidèles partout dans le reste du monde, notamment aux Etats-Unis.

Churchill fut l’un des premiers à alerter l’opinion sur le danger que représentait Hitler. Quand la menace s’est avérée, Churchill était celui qui avait vu venir le monstre.

Grâce à ses écrits et son audience fidèle de lecteurs, il n’a jamais réellement été écarté de la vie publique. Même s’il n’était plus dans le monde politique, il continuait à être influent. Il s’était construit la meilleure assurance tout risque, que l’on puisse imaginer.

Certes, l’exemple de Churchill est exceptionnel.

Mais on peut s’en inspirer à notre petite échelle.

Une audience de fidèles de notre travail est le meilleur avantage compétitif à long terme que l’on peut construire.

Elle nous soutiendra quoi qu’il arrive.

Elle peut nous sortir de moments difficiles.

Elle peut nous apporter des bénéfices insoupçonnés.

“En quelques années, je m’étais créé ce qui, à mon sentiment, représente pour un auteur la forme la plus précieuse du succès : une communauté, un groupe sûr de gens qui attendaient et achetaient chacun de mes nouveaux livres, qui me faisaient confiance. Ce cercle de fidèles lecteurs s’étendit peu à peu, de plus en plus. De tous les livres que je publiais, il se vendait le premier jour en Allemagne 20 000 exemplaires, avant même qu’une seule publicité eût paru dans les journaux. Parfois, je cherchais consciemment à esquiver le succès, mais il me suivait avec une obstination surprenante.”

Stefan Zweig

 



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L’importance d’orienter ses actions sur le long terme.

L’importance d’orienter ses actions sur le long terme.

Tout ce qui a de la valeur se construit sur le long terme.

Que ce soit une carrière artistique, une entreprise exceptionnelle ou une maîtrise profonde dans un domaine.

Mailchimp est l’un des outils d’emailing les plus populaires au monde.

Les fondateurs ont attendu 6 années avant de se lancer sur ce projet à plein temps. Entre 2001 et 2007, Mailchimp n’était rien d’autre qu’un side-projectSix années de persévérance avant d’en faire leur job à plein temps.

Ensuite, ils ont mis 10 ans pour en faire le succès que l’on connaît aujourd’hui.

Parfois, il faut savoir reculer pour mieux sauter. Accepter des rôles moins gratifiants (en argent, en exposition, en prestige, etc) pour apprendre, développer des compétences uniques ou construire un réseau.

Simple à dire, mais difficile à appliquer.

Sans vouloir faire de la sociologie de comptoir, notre culture a tendance à glorifier l’instantané et l’immédiateté. Tout est de plus en plus rapide et éphémère. On privilégie le court terme au détriment de la construction d’avantages durables. On parvient de moins en moins à bâtir des choses durables.

On se demande comment obtenir un retour sur investissement immédiat. Il faut que nos décisions paient le plus rapidement possible.

Cette recherche de gains à court terme est l’un des plus gros pièges dans lequel on peut tomber, en tant que créateur.

Acceptons de ne pas retirer de bénéfices immédiats de ce que l’on fait, afin de poser des bases saines et planter des graines de ce qui pourra fleurir plus tard.

Rappelons-nous de notre situation, il y a un an. Mesurons le chemin parcouru, les progrès réalisés et imaginons que l’on continue à ce rythme pendant 5 ans. 10 ans.

Résistons à la pression du court terme et changeons notre perspective au temps.

Plutôt que de raisonner en jours ou en semaines, raisonnons en années ou en décennies.

Un article par semaine pendant un mois est insignifiant. Un article par semaine pendant 10 est colossal.

 



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